Samedi 2 janvier 2010 6 02 /01 /Jan /2010 15:12
2227737813 1 L’année 2009 s’en est allée, comme une amante surprise par le lever du soleil. Empressée et apeurée, elle a laissé sur le coussin, le matelas et dans la pièce la fragrance de son amour, et nous, emmitouflés dans les draps, la tête pleine de romance, nous sommes encore là à nous demander si nous ne sortons pas d’un rêve.
Voila l’allégorie que j’ai de 2009 : Une année qui aurait été pour moi, avec vous qui partagez mes humeurs sur internet, celle des engagements, et aussi parfois, de la prise de conscience. Engagements professionnels certes (créations de deux sociétés à Lomé), engagements littéraires (sortie de parcours de combattants, aux éditions l’harmattan) mais surtout prise de conscience de la puissance de la volonté (en quittant, même provisoirement l’armée en 2008, je ne pensais pas me maintenir aussi vite en affaires) et du pouvoir d’agrégation d’internet (+ 23 000 visiteurs sur mon blog, + 1000 amis sur facebook).
Aussi, quand une année a donné autant de satisfaction, tant sur le plan de la réalisation personnelle que celui de la relation humaine, que souhaiter à ses amis pour la nouvelle année qui se pointe ?
Pour 2010, je ne vous souhaite pas la santé mais la force morale qui vous permettra, même malade, de triompher de la douleur et du désespoir.
Pour 2010, je ne vous souhaite pas le succès, mais l’enthousiasme de la persévérance, car la réussite ne réside point dans le victoire, mais plutôt dans l’entreprise.
Pour 2010, je ne vous souhaite pas la paix, mais la capacité à la promouvoir dans votre entourage.
Pour 2010, je ne vous souhaite pas la joie dans votre foyer. Ce n’est guère une chose à souhaiter. Cette joie dépend de votre volonté, car le sens du pardon est inné à l’humanité.
Pour finir, et là je déroge à ma règle, je souhaite aux Togolais, mes frères, et aux autres citoyens du monde qui vont connaître des consultations électorales majeures cette année, la paix des cœurs pour que plus jamais, sur la terre de nos aïeux et partout ailleurs, des fils d’un même pays ne s’entretuent pour la conquête du pouvoir.
Soyez heureux car vous le méritez.
Bonne année
Par Gerry - Publié dans : Coups de coeurs - Communauté : BLOGS, en parler ...
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Mercredi 30 décembre 2009 3 30 /12 /Déc /2009 15:07
pauvret--.JPG Voici une photo (attention, it is a joke) de ce qu'aurait été nos opposants, s'ils avaient grandi dans la même concession. De très bons amis. Cinquante ans plus tard, plus rien ne marche. Il est impossible de les unir, non pour sauver le Togo, les présidentielles ne nous sauveront pas sans un travail en profondeur, mais au moins pour donner à notre démocratie des chances de mieux s'exprimer.
Ah! oui, je vois certains me dire qu'ils ne sont pas responsables du scrutin uninominal à un tour, qu'ils ne sont que les victimes et titi quanti. Ah oui? Mais de quoi diable ont-ils discuté en août 2009 à Ouaga? Et pourquoi le leader de l'UFC avait-il pavoisé à l'époque, disant, je cite:"Nous avons fait beaucoup de progrès ces derniers jours à Ouaga. Nous n'avons pas résolu tous les problèmes mais nous croyons que dans les mois à venir, nous allons nous revoir avec le facilitateur pour améliorer cette situation. Il y a des points qui restent en suspens, par exemple, est-ce un scrutin à un ou à deux tours ? Nous continuons la réflexion et avec un peu de chance, nous allons trouver une solution qui convienne à tout le monde. Nous nous sommes mis d'accord sur la composition de la CENI, le nombre des membres" La décision d'un ou de deux tour donc devrait faire l'objet d'un consensus, c'était une option, pas une condition. Et ceci se passait en aout, soit huit mois avant les élections. Alors que les les jours déja étaient comptés, on s'est gargarisé du lever d'écrou sur l'éligibilité, au détriment de l'essentiel. Mais bref, ça, on en a parlé, j'en ai aussi parlé sur ce blog.
Les dévéloppements de ces derniers jours sont hallucinants. Pendant que le pouvoir bat campagne (distribuant tous azimuts argent et cadeaux), l'opposition perd son temps à ouaga. Aucune mobilisation de militants, aucune présence sur le terrain, en dehord de Habia qui fait parler de lui, et comment?
Les discussions sur le mode de scrutin ont échoué, ce qui était prévisible. Mais pendant ce temps, c'est deux mois de précampagne perdu sur le terrain. Ensuite, là où la logique perd sa raison, c'est que si on accuse le RPT de frauder, rien ne l'empêche de le faire soit au premier tour (un petit 51%, hein?) ou au second tour. Ce n'est pas le mode de scrutin qui rendra l'élection crédible (même si on reconnait que les deux tours sont plus conformes avec l'idéal démocratique qui repose sur la majorité), mais les garanties et les procédures anti-fraude. Ce qui commence par l'envoi de techniciens informatiques expert en bases de données et/ou en statistiques à la CENI. Passons.
Les deux dernières semaines, il y a eu révision de listes électorale. Je m'attendais à avoir les maisons envahies par des hordes de militants, incitant les gens à aller l'inscrire. Que néni? Mais où sont-ils donc, ces militants? Par contre, à la fin du processus, l'UFC (ce n'est pas une obsession, et je me retiens) demande tout simplement la reprise des opérations, au motif de, je cite:
« L’UFC craint que, l’organisation de l’élection présidentielle dans ce contexte de désordre délibéré ne constitue une sérieuse menace pour la paix, la sécurité et la réconciliation au regard du mécontentement déjà palpable observé chez la jeunesse et les omis des listes », souligne la lettre signé du premier vice-président Patrick Lawson
Donc, la menace de violences post-électorales est à peine voilée, sauf, sauf que: (hum, c'est dur), d'une part, les observateurs s'accordent à dire qu'il n'y avait pas foule dans les centres de révision des listes, des mauvaises langues sont mêmes allées dire que c'est parce qu'on distribuait le riz c'est mon Faure que les gens ne sont pas allés s'inscrire (où sont les militants?), d'autre part, M Homawoo, le représentant même de l'UFC à la CENI dans une interview, a reconnu que l'organisation technique de la révision était baclée. C'est la faute à la CENI, et non à un parti ou à un autre. Il ne faut pas non plus diaboliser le RPT à tout va, non?
Bref, l'UFC, tout en contunuant à conditionner sa participation aux élections a l'adoption du mode de scrutin uninominal à un tour (je retiens que rien que cette année, ce parti a, à trois reprises, posé des conditions siné quanon qui n'ont jamais abouti - égalité de la représentation de l'opposition à la CENI, élection d'un représentant de l'UFC à la tête de la CENI, election de mgr Barigah au même poste, ) sinon, c'est la rue, dénonce les ratés de l'organisation des révisions des liste uniquement dans la zone 1, région sud, au motif que c'est la zone de son électorat. Il faut donc comprendre deux choses, la première est que les autres régions ne rentrent pas dans les plan de conquête de pouvoir du leader politique (je m'interdis d'autres conclusions). Le seconde est que l'UFC suppose que la CENI fait exprès (même si on parle de groupes électrogènes en panne, d'imprimantes HS, d'imprimés livrés avec retard) pour désavantager son électorat. La conclusion à en tirer (et là, c'est grave, je me tiens la tête), c'est que quels que soient les résultats que la CENI donnera aux lendemains du 28 février, si l'UFC n'est pas gagnante, c'est qu'il y aura eu triche, donc contestation populaire. (même si c'est Yamgnane, Agbéyomé ou Hospice Coco qui est donné victorieux).
C'est la quatrature du cercle.
Quand je pense qu'il leur suffit de faire une assise, de se parler à coeur ouvert, et choisir un candidat. L'écrivain Kangni Alem me racontait une histoire, qu'il aurait découverte quand il préparait son roman "esclaves" (que je vous recommande chaudement d'ailleurs). Il m'a dit que les esclaves au Brésil s'étaient à plusieurs reprises rassemblés pour mener des revoltes, mais que celles-ci n'avaient jamais eu lieu parce que les esclaves n'arrivaient jamais s'entendre pour désigner les chefs. Les soulèvements mouraient ainsi dans l'oeuf. La seule revolte a avoir été organisée fut celle menée par Santana (revolte de Bahia)...un mulatre. Plusieurs siècles après, les choses n'ont pas vraiment changé sous nos cieux.
Je n'aurai pas dû intituler ce billet "on joue de la comedie", car c'est de nos vies qu'il est question, après tout. hein?. Comment donc éviter le drame?
Par Gerry - Publié dans : Info togolaises - Communauté : blogueur africains
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Jeudi 24 décembre 2009 4 24 /12 /Déc /2009 22:06
ok2 Le commerce électronique fait encore sursauter d'épouvante beaucoup de Togolais. Quand on parle de faire des achats par internet, les gens vous indexent toujours les Ibos (boucs émissaire?) qui seraient des pirates des cartes bancaires. J'ai beau expliquer que je fais du commerce électronique depuis plus de dix ans, sans avoir jamais eu à me plaindre, les croyances sont vivaces.
Mais la difficulté ne s'arrête pas là. A ce jour, à Lomé, pour avoir une carte de paiement internationale (Visa mastercard) il y a avait, à ma connaissance deux possibilités. En passant par la BTCI. conditions: ouvrir un compte avec 100 000f au moins, et payer la carte à 50 000f, puis attendre trois à quatre semaines pour l'avoir. L'avantage, elle est directement annexée à son compte. Risque, si vous vous la faites piquer, votre compte entier peut y passer.
La seconde possibilité était la mastercard de la banque atlantique. (je l'ai, celle-la). elle coute aussi 50 000F pour une année, elle n'est pas liée à un compte, elle permet de faire des transactions par internet. Deux réserves pour cette carte. La première est que le versement minimum est de 100 000F. donc si vous voulez acheter un ebook de 5euros, vous dépensez quand même 150 euros pour charger. Le second handicap est que les versements mettent généralement 3 à 5 jours pour être effectifs. Pas bon pour le commerce electronique qui exige rapidité. Si vous remportez une enchère sur ebay, vous ne pouvez pas attendre cinq jours pour payer.
Et il y'a eu facebook, où j'ai rencontré Roger Kpatoké, qui, il y a deux jours, m'a présenté la carte africards (Il est un des distributeurs au Togo). Celle carte réunit toutes les conditions pour que je l'adopte.
Elle coute moins cher (20 à 22000 et des poussières), elle est de chargement immédiat. Vous versez l'argent, et dans la demi-heure, vous compte est chargé. Et surtout, il ne faut pas de fortes sommes pour la charger. Minimum, 5000F. Que du plaisir. en retrait au GAB, une taxe de 3%, comme pour toutes les cartes internationales.
Une carte que je recommande pour tous ceux qui font des achats sur internet, ou qui voyagent beauoup. Il n'y a pas mieux pour mettre son argent en sécurité, d'autant plus qu'on peut faire des retraits dans les dutributeurs des banques du monde entier.
un seul bemol, qui est tout petit, c'est les frais de 1600/mensuels pour l'entretien du compte. Il faudra revoir cela car à la longue, ça finit par faire beaucoup. Mais en réalité, compte tenu des difficulités pour avoir une carte internationale à Lomé, cette réserve compte pour portion congrue.
Mais je n'en parle pas davantage. Si vous êtes intéressés, envoyez un mail à Roger, à qui j'ai promis ce billet dans mon blog, par solidarité entre jeunes entrepreneurs.
Par Gerry - Publié dans : Actualité africaine - Communauté : blogueur africains
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Jeudi 24 décembre 2009 4 24 /12 /Déc /2009 20:53
IMAGE 00019Un vrai périple, que ce voyage. D'abord, une idée de moi que celle-le. Faire le trajet en véhicule. Avant de partir, je demande à mon chauffeur.
Es-tu certain que les papiers de la voiture sont en règle.
Oui patron, qu'il me dit.
Vers Anié, il se rend compte que la visite technique est périmée.
Pas grave, patron.
Frontière togolaise, quelques problèmes, mais ça passe. Frontière Burkinabè, ils me disent que la voiture n'est pas à mon nom. Je peux pas passer. toutes les pièces sont en règle, mais il faut que la voiture soit à mon nom, ou que j'ai le papier qui prouve le prêt. Je commence à expliquer. Finalement, je dis au type que moi aussi, je suis corps habillé, croyant faire jouer la fraternité d'armes.
Ah bon, vous avez votre titre de permission?
Non, je suis en disponibilité.
vous avez le papier.
Que non, je me balade pas avec.
Il nous faut ce papier, monsieur.
Allez, j'ai compris. Faut pas insister. Demi-tour, direction Lomé. Arrivé vers 5h. Réservation de billet d'avion à 11h. C'est bon.
J'y suis à 21h. Arlène (ma femme qui était à Ouaga en mission) est radieuse. C'est son anniversaire. Fatigué, petit tour dans la ville, qui est éclairée comme un sapin de noel. Je me steake un restaurant américain, cadeaux et retour à l'hotel.
Première remarque, ça fourmille de hotspots ici. Et certains sont gratuits, en haut débit. Un service offre même du haut débit pour toute la ville, pour 5000F/mois.
J'enrage. C'est Ouagadougou quand même, et la fibre optique, elle passe dans l'océan, donc devant mon nez. A Lomé, internet est encore un luxe...inaccessible. Je suis vraiment furieux.
Lendemain, et les autres jours. Visite de la ville. Séances de travail avec M Somé, le sympatique directeur d'harmattan Burkina. IMAGE 00022
Voila des gens que nous avons besoin pour nous pays, qui comptent sur leur propres énergie. Que du bonheur, instants magiques passés à s'entendre par demi-mots.
Ce qui est surprenant, c'est la propreté de la ville, et ses grandes rues. Ce n'est pas encore une petite ville américaine, mais une ville moyenne française. Les rues sont tracées au cordeaux. La propreté est sidérante.
L'aménagement de voies réservées aux deux-roues est bien pensé, et il faut croire que les hommes intègres, non contents d'être intégres, sont disciplinés. Ils se sont interdits les Zemidjan, m'a confié un taximan. Résultat, trafic plutôt fluide.
La mairie fait du vrai travail (ah, ces élus locaux), avec son bras armé, la police municipale, qui ne rigole pas.
Contrairement à notre presse écrite, leur journaux sont de plus petits format, avec plus de pages. Il faut souvent aller dans les pays pour se rendre compte de la contestation en direction du pouvoir en place. J'ai trouvé leur journaliste plus conséquents, en globalité, bien entendu. Cette démocratie là me plait. Mais ils ont eux aussi une échéance majeure, en 2010, avec la possible modification de l'article 67? (limitation de mandats); je sais plus.
Un jour, les villes africaines rivaliseront sur le critère de nombre ...d'échangeurs. C'est une question de fierté nationale. Au Benin, les gens magnifient le régime de Yayi Boni par le nombre d'échangeurs construits. C'est la même chose à Ouaga. Il y a deux en chantier, et un de déja achevé. Une leçon pour tous les leaders politiques. vous voulez être aimés, construisez des échangeurs.
Quelques anecdotes quand même. Un serveur indélicat au restaurant ivoirien a voulu se faire payer une partie de la bouffe hors facture. La gérance de l'hôtel Splendide, a fait passer le tarif de la chambre de single à double dès le jour où je suis arrivé. On ne l'a constaté que lorsque je suis déscendu pour payer la facture. Comme c'est ma femme qui était au départ, je leur ai demandé s'il montent les prix chaque fois qu'un mec fait monter une minette dans sa chambre. Je les ai embarrasé et j'étais bien content de moi. Les femmes sont ségrégués partout, et c'est pas normal. Un mec qui fait monter une minette dans sa chambre pour deux ou trois jours ne se fait jamais taxer. Bref.
Retour Samedi nuit sur Lomé. De l'avion, la ville ressemble à un atoll perdu au milieu de l'océan. Heureusement qu'il y a les puissants lampadaires du port pour donner le change.
Un motif de satisfaction tout de même. Notre aéroport est plus moderne et plus entretenu que les leur. C'est vrai, sauf qu'il est en refection, le leur, à grande vitesse.
Ma conclusion. Nous pouvons faire mieux. Ensemble, avec de la volonté.
Ah! ces élus locaux. Des gouverneurs de régions, des président de conseils généraux (pour les préfectures) et des maires, des maires et des conseillers municipaux. Rien qu'avec ça, nous tranformons ce pays dans cinq ans, en nous inspirant de leur exemple.
Dieu nous garde.
Par Gerry - Publié dans : Info togolaises - Communauté : blogueur africains
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Jeudi 24 décembre 2009 4 24 /12 /Déc /2009 20:33
accusations-fraude-electorale-afhanistan-L-1Les faits se sont déroulés à la faculté de droit. Ils ont fait l'objet d'un entrefilet dans quelques journaux. Beaucoup en parlent avec le sourire, tout comme s'il s'agissait d'une banalité. Et si seulement c'était le cas.
De quoi s'agit-il?
Il y a deux ou trois semaines, à l'élection du délégué général de la faculté de droit de l'université de Lomé, on a trouvé au dépouillement 150 bulletins dans l'urne, pour 100 votants.
Comme je le dis, ça a fait rire certaines personnes, alors qu'on devrait plutôt sonner le tocsin. Si la fraude électorale pénètre le milieu universitaire, c'est que la République est en péril. L'université, c'est l'inocence drappée d'idéaux de changement du monde. C'est le rêve fait Homme. C'est la candeur, le temps des possibilités. Si ce haut lieu du débat d'idées, de la contestation et de la culture tombe aussi sous les travers de la corruption et de la fraude, il est important de se demander quelles sont les valeurs que notre pays, nos leaders d'opinion véhiculent. Quels sont les schemes moraux notre culture (togolaise) communiquent à notre jeunesse? Quel est la capacité d'autonomie intéllectuelle de nos étudiants? Sont-ils en mesure, de part l'enseignement reçu, et leur processus de socialisation, d'auto-réguler les flux d'informations que leur envoient leur ainés? Sont-ils en mesure de s'appuyer sur des valeurs universselles (justice, liberté, égalité...) ou leur vision du monde est-elle altérée par les errements de nos leaders d'opinion, surtout politiques.
Autant de questions qui se bousculent dans ma tête, alors qu'au loin résonnent les explosions de pétards, c'est jour de Noel.
Et quand c'est la faculté de droit qui est concernée par une fraude si grossière (faculté de droit= étudiants en droits=futurs praticiens de la justice), et bien, on se dit que les étudiants en droit vont bien de travers.
Par Gerry - Publié dans : Inspirations - Communauté : blogueur africains
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Mercredi 23 décembre 2009 3 23 /12 /Déc /2009 12:22
Voici les conseils de sécurité de Jaguar security pour cette fin d'année. Je crois que ça vaut pour tous les pays, même s'ils sont initialement rédigés pour Lomé.

Les dix actes réflexes de sécurité
1. En tout temps, dites-vous que vous n’êtes jamais en sécurité, pour la simple raison que vous avez chez vous (ou avec vous) des biens que d’autres n’ont pas. Et que certaines personnes envisagent de s’approprier de ces biens illégalement. Vous ne pouvez pas garantir votre sécurité si vous ne prenez pas conscience de votre vulnérabilité.
2. Dites-vous que tout vol, tout cambriolage ou tout braquage fait toujours l’objet d’une longue reconnaissance. En exerçant vos capacités d’observation, vous pouvez déjouer 70% des actes de malveillance à votre égard. En effet, seuls 9 à 10% d’actes délictueux sont spontanés.
3. Pour votre sécurité personnelle, évitez autant que faire se peut, d’afficher des indices ostentatoires de richesse. Bijoux luxueux pour des endroits publics, gadgets de prix. Il suffit de peu pour devenir la cible d’un malfaiteur. Réservez ces attributs pour des soirées privées. Où vous avez l’assurance d’être en club fermé.
4. Où que vous soyez, conservez toujours par devers vous un moyen de liaison (il vaut mieux disposer de deux téléphones) bien entendu, avec du crédit. En cas de nécessité, il faut toujours avoir le moyen d’alerter les autres. De même, conserver dans votre messagerie des modèles de message simples, pour donner l’alerte.
5. A domicile, s’assurer que vous n’avez pas d’écran ou de moyens d’aide au franchissement le long de votre clôture. Eclairer a giorno le long de votre clôture donnant sur la rue, et assurer vous de mesures dissuasives de franchissement des murs mitoyens. De même, assurer-vous d’une distance de sécurité de 3m entre votre bâtiment principal et les murs de la clôture. Cette espace doit être éclairé à giorno.
6. A domicile, établissez un protocole d’accès à votre maison clair et précis. Comme il a été dit précédemment, le voleur fait plusieurs reconnaissances de votre maison avant d’opérer. Il profite la plus part du temps de la naïveté de vos domestiques.
7. A domicile, Prenez le soin de réaliser la localisation de votre maison par un agent des forces de l’ordre, opérant dans votre quartier. A Lomé, tous les quartiers sont sous la responsabilité d’un régiment militaire au moins. Il n’est pas interdit de leur demander de localiser votre maison. C’est utile lorsque vous demandez une intervention d’urgence.
8. En voiture, Observez toujours dans le rétroviseur en déplacement, et à chaque doute sur une filature, ne pas hésitez à faire une vérification (changez d’itinéraire à plusieurs reprises). Si la filature est avérée, se diriger directement vers un poste de police, ou une station service. Ne jamais, en voiture, écouter les avertissements d’une tierce personne vous indiquant une panne quelconque. Se rendre dans une station service ou à la police pour faire la vérification.
9. De nuit, évitez les taxis (surtout quand ce n’est pas à une station) et les Zemidjans. Au besoin, louer le taxi. En cas d’accident avec votre propre voiture de nuit, si vous n’êtes pas blessés, et qu’il s’agit uniquement de dégâts matériels des deux cotés, restez enfermés dans votre voiture jusqu’à l’arrivée de tierces personnes. Gardez votre calme et appeler la police. Les braqueurs font parfois auto-tamponneurs avec des voitures…volées mais de gamme inférieure à la vôtre.
10. Si vous êtes attaqués (à la maison ou en voiture) gardez votre calme, faites ce que vous demandent les malfaiteurs. Ne tentez aucun geste brusque, ne regardez pas les braqueurs dans les yeux, ne donnez l’alerte que si vous avez la certitude de ne pas être surpris. Pour mémoire, Police secours, c’est le 117 (basculez sur le 171 pour le centre d’Opération Interarmes), les sapeurs pompiers, c’est le 118.

10 bis : Nous avons des solutions pour vous.
Bonne année 2010
Jaguar Security
www.jaguar-security.tk
jaguar-security.togo@gmail
.com
2513370 / 932 4727
Lomé Togo

 

 


Par Gerry - Publié dans : Accueil - Communauté : blogueur africains
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Samedi 19 décembre 2009 6 19 /12 /Déc /2009 13:04
090504-togo riz-m Il y'a une semaine, j'étais avac un de ces amis facebookiens (rencontré sur fb), fervent suporter du Président Faure, qui me disait, dès la première gorgée de Awoyoo bue:
- Gerry, je ne te comprends pas. En fait, tu es de l'opposition ou quoi?
- Pourquoi cela?
- J'ai remarqué que sur ton blog, tu t'attaques toujours au Président. Par exemple pour le riz, tu as été le premier à en parler sur facebook. Les autres ne savaient même pas.
Je suis parti dans un rire inextinguible. C'est la première fois qu'on me la faisait, en direct.
J'ai regardé mon vis-à-vis. Un jeune homme bien, avec qui j'échange souvent en privé.
- L'éventualité que je sois un opposant pose-t-elle un problème?
Il m'a regardé, ébahi, et a sorti:
- Toi aussi. Tu es un militaire, et puis tu es un frère.
(...)
Au bout de trente minutes de discussion, il est revenu sur cette histoire de riz.
- Moi, je pense que les gens sont seulement jaloux. Faure veut aider les gens à bien fêter. Si les autres le pouvaient, ils le feraient aussi.
- Pourquoi seulement cette année? j'ai dit.
- Grâce à la reprise de la coopération. Tu sais qu'avant ça, nous avions des problèmes. La reprise de la coopération nous a permis de dégager des restes, que le Président partage au peuple.
- Attends attends, tu veux dire que c'est le Président puise dans les caisses de l'Etat pour faire des dons en son nom?
- Non, non, s'écrie-t-il, se rendant compte de sa méprise. Notre président est généreux, il veut aider les gens à bien fêter.
-Il n'y a pas d'objectif électoraliste derrière?
Et c'est là qu'il justifie toute la lucidité que je lui reconnais.
- Bien sûr qu'il y a un objectif électoral. Mais ce n'est pas interdit.
- Si, notre code électoral l'interdit.
- Je ne connais pas notre code, mais si les autres étaient au pouvoir, et s'ils en avaient les moyens, ils feront la même chose.
- Oui, mais la loi, la loi
- Nous sommes au Togo, mon cher ami.
Ah, cette exceptionnalité togolaise
(...)
- .Mais je ne comprends toujours pas le raisonnement de certaines personnes autour de ton idole. Pourquoi ils n'ont pas acheté le riz sur place. Si c'est pour écrire dessus. Ce n'est pas bien difficile. Tu sais, le Togo produit environ plus de 70 000 tonnes de riz.
Deuxième surprise.
- Oui, sur ce point, tu as raison. Je ne savais pas qu'on produisait autant de riz, mais c'est vrai qu'il à le riz délice. On aurait peut acheter ça chez eux et écrire le nom de Faure. Par contre, je ne suis pas d'accord avec toi quand tu dis, sur facebook que ça désorganise le marché. Les commerçants se font beaucoup de bénéfices sur le dos des pauvres citoyens. Cette initiative va permettre au moins à ceux qui ne peuvent pas manger du riz de le faire.
- Lambert, qu'il s'appelle, Lambert, dis-je donc, tu l'as acheté, ce riz?
- J'ai envoyé un frère, il a attendu toute la matinée, il y'a trop de monde, les gens se bousculent.
- Tu penses que c'est respectueux de notre dignité de Togolais de faire montrer ainsi, aux yeux du monde, notre misère?
- C'est ce que je te reproche. C'est toi qui en parle.
- Ne pas en parler n'occulte pas les faits. Notre dignité en prend un coup, quand même.
- la dignité ne remplit pas le ventre, Gerry.
- Très bien, toi, tu manges le riz chez toi uniquement à Noel?
- (rire), bien sûr que non.
- L'année dernière, si tant est que tu aies eu envie de manger le riz à Noel, tu as eu du mal à en trouver?
- Non, pour la fête et les enfants surtout, chacun se prépare.
- Si tu étais un indécis, ou un membre d'un parti de l'opposition, tu voteras Faure pour avoir mangé le riz c'est mon Faure?
- (Rire, et rire)
- Réponds moi franchement.
- Non, dit-il en me regardant dans les yeux, franchement, je crois bien que non.
- Maintenant, imagine que tu sois un paysan de Kouvé, une responsable de vente de l'ETD (qui commercialise riz délice) un commerçant d'Assigamé ou du marché de Kanté, fervent supporter du RPT, qui a fait provision de riz pour le vendre à la fin de l'année et gagner un peu de bénéfice, tu ne penses pas qu'une telle mesure ( qui confine à la faillite pour certaines personnes) peut amener à virer de bord politique, si tant est qu'il y en ait? par ce que le chef de l'Etat promeut l'activité économiqe du pays, non?
La, il écarquille les yeux et me dit:
- Merde Gerry, tu as raison. Je n'avais pas vu le problème sous cet angle.
Il reste pensif un moment, et finit par sortir.
- Tout ça, c'est la faute aux zelés qui entourent le président. Le riz là même, ce n'est pas son initiative. C'est une dame qui fait ça pour se mettre en valeur.
Je commande une deuxième bière, et lui demande s'il a vu le dernier but d'Eto'o.
Par Gerry - Publié dans : Info togolaises - Communauté : BLOGS, en parler ...
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Dimanche 13 décembre 2009 7 13 /12 /Déc /2009 19:13
IMAGE 00015[1]-copie-2IMAGE 00016[1]IMAGE 00017[1]M Toï, qui est mon voisin immédiat, a inauguré voici deux semaines (je crois) un centre de loisirs à quelques encablures de chez moi. Un aubaine. Pourquoi? la piscine. Une merveilleuse piscine ovale où je me suis fait plasir cet après midi.
Vue l'affluence qu'il y dans le centre, (beaucoup de parent y ont amené leur petits) l'idée est excellente. D'ailleurs, il faut dire que Lomé doit être l'une des rares villes où il n'y a pas de centre de loisirs. Argh! Ces élections locales. C'est le travail des élus locaux ça.  Bref, donc du plaisir.
Certes, du peu que j'ai vu, il faut encore du travail (les vestiaires ne sont pas marqués (en fait, il manque du balisage dans le centre) : hommes, femmes), il est normalement prévu des casiers fermés, mais plusieurs clefs manquent à l'appel, certaines armatures dans la piscines sortent déja de leur écrous. Mais pas grand chose. Enfin, sauf, sauf que j'ai l'impression qu'il y a un peu trop de personnel.
Ca grouille de T-shirts jaune. J'espère qu'il va en faire un modèle économique raisonnable et viable. En mettant surtout un gérant rigoureux à la tête de l'établissement. Surtout ne pas y mettre le nez, sauf pour le compte mensuel.
Autrement, cela va se transformer rapidement en une fonction publique bis, avec les facheuses conséquences qu'on sait.
Au démeurant, un excellent projet, qui transforme Agoe en un pole de loisirs. Et si des initiatives de ce genre se multipliaient, de la part de tous les togolais qui en ont les moyens, ça ferait avancer le schmiliblick, non?

Par Gerry - Publié dans : Info togolaises - Communauté : blogueur africains
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Mercredi 9 décembre 2009 3 09 /12 /Déc /2009 16:25
bosc 2Curieuse affaire que celle là.
En combat de cavalerie (chars de combats), on dirait "branle-bas de combat". J'ai carrément l'impression, avec l'explulsion de ce diplomate français, que les hostilités ont vraiment commencé.
Que Dire? S'il fallait distribuer des points, je serai tenté d'en donner en premier lieu à notre gouvernement. J'ai même envie de comparer, tout patriotisme bu, cette expulsion à la nationalisation des phosphates togolais pas Eyadema en 1974, non pour les effets escomptés, encore moins par les mobiles, mais pour le symbolisme. En effet, cette affaire célèbre la souveraineté de l'Etat togolais, non? En décidant de se debarrasser d'un diplomate génant, le gouvernement togolais montre qu'il traite d'égal à égal avec la France. Pour faire court donc, un point pour notre pays...contre la France.
La France de Sarkozy qui joue le jeu, et c'est ce qui est inquiétant.
Certes, "La France a pris une mesure réciproque et a demandé le départ d'un diplomate de l'ambassade du Togo", a annoncé mardi Bernard Valero, le porte-parole du ministère des affaires étrangères. Selon lui, Eric Bosc "n'a pas outrepassé sa mission" et fait preuve d'un "grand professionnalisme dans ses contacts avec tous les partis légaux"
.
Mais il n'y a pas eu plus de vagues. Koutchner n'a même pas jugé utile de faire une déclaration. Le quai d'orsay s'est juste contenté de demander le départ d'un diplomate togolais. Je n'aime pas du tout ça. Ceci peut d'une part être interprété comme une minimisation du cas Togo. Une affaire qui ne serait pas plus importante qu'un misérable pet de lapin. Dieu, comme j'aimerais que ce soit le cas, car si d'autre part ce calme masque une vindicte contenue, il m'est avis que le retour de la manivelle risque d'être rapide et fulgurant, car on ne malmène pas ainsi un envoyé de dame mariane ...impunément.
Je serai donc tenté de retirer un point à la France, tout en sachant que nous risquons de morfler assez rapidement, et assez sechement, sans vaseline.
Mais le vrai gagnant de cette lutte diplomatique, reste le candidat Koffi Yamgnane. Voila un homme qui n'avait pratiquement aucun poids politique il y a à peine une année, et qui est en train de devenir une véritable phénomène politique. Il faut croire que ça lui colle à la peau, celui-là. Même en France, il avait trouvé le moyen de capter les projecteurs, en étant le premier maire noire (imigré) de l'histoire de France. si on considère qu'il y a à peu pres autant de noirs en France qu'au togo, on peut par humour dire que le père Kofi un moment a été le président des noirs en France. C'est l'idée d'un ami, partisan de sursaut Togo.
Donc, le cas Yamgnane risque de ressembler à s'y méprendre à celui de Yayi boni au Benin. Maltraitez-le et le peuple va l'adorer.
Tout à l'heure, j'ai lu sur icilomé qu'il avait été assigné à résidence. Si on prend les diverses pressions subies par son équipe pour faire un meeting à Kara, la non-délivrance de visas à des journalistes français qui voulaient le suivre au Togo, et cette dernière mesure, l'on est en train de transformer le père Kofi en agneau sacrificiel. Si un matin, les opposants, pour faire un pied de nez au pouvoir en place décident de porter leur choix sur Yamgnane, (heureusement pour le pouvoir qu'ils sont tous extrémistes les uns les autres) ça va faire un sacré bordel, tout simplement parce qu'on en a fait un vrai héros.
Allez, il faut que j'aille au lit, avec cette incompréhension que j'ai de nos politiques.
Mais tu as sans doute raison, toi qui me disais de ne pas m'en occuper. Qu'ils fassent donc leur boulot, les politiques, puis qu'ils sont payés pour ça. Sauf qu'en donnant mon suffrage bientôt, je la fais aussi, à mon échelle, cette foutu politique. Les politiciens, parfois, au lieu de nous garantir la paix donc, feraient mieux de nous la foutre. (dixit Coluche, mon idole)

Par Gerry - Publié dans : Info togolaises - Communauté : blogueur africains
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Mardi 8 décembre 2009 2 08 /12 /Déc /2009 18:01
Ah, il me faudra un jour écrire un livre, sur les péripéties des millieux des affaires ici. Pas de grandes affaires, avec des dizaines de millions, non, des toutes petites, qui font vivre les petites gens comme nous.
La dame avait une certaine prestance, grande, avec tout le charme que pouvait avoir une africaine de cinquante ans.
Je la prenais pour une sorte de maman par procuration. Aussi, lorsqu'elle débarque dans mon bureau pour me raconter toutes les misères qu'elle a eu au togo depuis un certain nombre de jours, je la crois sur parole et je me mets à son service. Tout y passe, prestations en communication, mise à disposition de ma voiture, assistance financières, location de matériel, tout. Elle avait des références solides (amitié avec les grands de ce monde et même du Togo), et en bon chef d'entreprise aussi, je me disais qu'une femme de diplomate ne saurait faillir.
Sauf que depuis maintenant près de quatre mois, la bonne femme s'est volatilisée. Zéro réponse au téléphone, (tiens, je lui ai même filé un téléphone), zero par email. Nada.
Faut finalement croire que je ne suis pas taillé pour ce boulot. Ma formation d'officier (et le panache si cher à nous autres saint-cyriens) m'empêche de voir la ruse derrière toute personne qui débarque dans mon buerau.
Allez, madame, j'espère que quelqu'un lira ce post et vous demandera de mon contacter, car au-dela de tout, je vous ai à la bonne. Nous avons trimé ensemble dans les rues de Lomé, à la poursuite d'une jeunesse qui n'en avait cure de tes projets pour elle. Je t'ai vu tomber bas, et souvent te relever avec un courage que j'appréciais. Alors, où que tu sois, par la moustache de mon grand père Ignace l'irréductible, donne de tes nouvelles.
Quant à moi. Cesserais-je de voir du bon derrière tout homme? Euh, ça manque de panache, non?
Par Gerry - Publié dans : Inspirations - Communauté : blogueur africains
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Mardi 8 décembre 2009 2 08 /12 /Déc /2009 12:42
Lomé, quartier lambda dans cette ville lambda. Je roule, la tête ailleurs, mais l'oeil vif. Tiens, on dirait Y, qui démarche le zem. Ah oui, c'est sûr, c'est elle: Un amour de campus. Elle a pris du poids, mais je la reconnais bien.
Allez, demi-tour. Quand j'arrive, elle s'est décidée à "grimper" le Zem. Je me gare, elle me voit. Ah, ce même sourire. Voila que je retrouve mon petit monde.
Le zem a compris, et met les voiles, dans un panache de fumée. Y va au boulot. Je peux la déposer? Et comment? Allez, échange de bons procédés. tu es marié? oui, et toi?, oui, n enfants. Ah, souvenirs des temps passés, et qui jamais ne reviendront.
Je lui parle de moi, de mon départ de l'armée, de mes affaires, elle est intéressée. On échange les téléphones, c'est beau, c'est géant.
Nous sommes arrivés. Je suis content. Voila une journée du souvenir.
Avant de déscendre de la voiture. Elle me dit:
-Dji n'dé nam (trouve-moi quelque chose).
Le monde s'éffondre, là, à cet instant.
Je m'exécute. Je suis "noir" de rage.
Elle m'a fichu la journée. Voila que mes souvenirs s'enfuient en poussant des cris d'offraie.
Adieux, beaux jours si tôt finis.
Adieu, amour des amours retrouvés.
La réalité de la vie s'est installée, et l'amitié s'est enfui.
Comment en sommes-nous arrivés là?
Par Gerry - Publié dans : Coups de gueule - Communauté : BLOGS, en parler ...
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Dimanche 29 novembre 2009 7 29 /11 /Nov /2009 18:55
Il y quelques jours, je parlais de ma vision chevaleresque de faire la politique. Ce matin encore, je pensais à un incident provoqué dans notre pays par la sortie malheureuse du leader de l'UFC, sur RFI, sur la préfecture d'Assoli. J'avais mentionné cette erreur du politicien dans un post précédent.
J'ai été surpris, une semaine plus tard, de lire un communiqué (lire ici) des chefs cantons de la préfecture d'Assoli, qui interdissait à M Olympio l'accès à leur prefecture. Comme le dit si bien le journaliste, cette position est contraire aux dispositions de l'article 22 de notre constitution qui jsipule que:
« Tout citoyen togolais a le droit de circuler librement et de s’établir  sur le territoire national en tout point son choix dans les conditions définies par la loi ou la coutume locale. »
Une telle sortie devrait donc normalement valoir un rappel à l'ordre du gouvernement, en l'occurence celui de l'administration territorial. Mais ce à quoi je m'attendais, c'est à une réaction globale des acteurs politiques. Dans un premier temps, des autres partis de l'opposition, dans un élan de solidarité, car la lettre des chefs traditionnels de l'Assoli s'attaque à ce que nous avons de précieux, les principes fondamentaux en démocratie, la liberté de circulation.
Malheureusement, aucun leader d'un autre parti de l'opposition ne s'est senti interpellé par cette attaque à nos libertés. Absence de flair? C'est à croire que ce qui fragilise un autre responsable politique est bon pour les autres, mêmes s'ils sont du même bord, même si la démocratie est visée.
De même, qu'est-ce que c'aurai été beau, que le RPT entre dans ce débat, pour condamner cette sortie des chefs traditionnels.
Au dela de la polémique, c'est le statut véritable des chefs traditionnels qui me pose des soucis. Gardiens des us et coutume dans un pays dépourvus d'élus locaux, quels sont leur attributions véritables, tant dans la mobilisation des ressources pour le développement local que pour la sauvegarde des valeurs démocratiques.
Les chefs traditionnels sont-il les représentants des populations de leur cantons, villages et quartiers?
Il me faut trouver la loi portant sur les statuts des chefs traditionnels au togo.
Par Gerry - Publié dans : Info togolaises - Communauté : blogueur africains
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Vendredi 27 novembre 2009 5 27 /11 /Nov /2009 15:29
Du 23 au 25 novembre 2009, j'ai été mélé, sans l'avoir forcément sollicité, aux activités de RFI à Lomé. Dans le cadre de la désignation du lauréat des découvertes RFI 2009, une équipe de la radio internationale française a séjourné dans notre pays.
Une équipe formidable. Moi, enfin, Jaguar sécurity sécurisait le site; une centaine de personnes à déployer sur le terrain, et un garde-corps pour Passy.
Ah!, les sympathiques messieurs, que ces gens là. du pur professionnalisme! Bela BOWE, la cinquantaine, qui ne le fait pas, et qui pête le feu. Sarah, toujours avec ses papiers, son ordi, et ses réponses à tout. Et cette façon de regarder directement dans les yeux, habitude toute française (enfin, occidentale), que j'ai perdue depuis un temps. Le duo formidable, qui veille au grain, et à qui rien n'échappe. Et Philippe burel, de l'hôtel Sarakawa, avec qui j'ai retrouvé mon amour de la Bretagne. Avec Christian (le second togolais), je crois que nous avons formé une équipe de choc, qui a tenu le choc.
Allez, d'autre part, j'ai donc eu à voir de très près certaines star de RFI (Claudy, Foka, gomez), un peu comme je les imaginais: des types qui ne se prennent pas la tête, et qui aiment ce qu'ils font. Tout le sens de la vie se trouve là.
J'ai cotoyé aussi certains de nos hommes politiques. Que dire? Une impression d'inachevé. D'abord, je trouve scandaleux que l'UFC aie décliné l'invitation de participer aux débat. J'ai rien contre ce parti, mais je n'imagine pas une démocratie sans possibilité de débat contradictoire. Une énigme, que ce parti.
Quant aux autres. J'ai trouvé Bodjona excellent, parce qu'il n'avait parsonne pour le contredire, et en règle général, l'homme est bon dans son domaine, puis qu'il maîtrise à perfection l'art de l'esquive. Agbéyomé m'a paru emprunté, et brouillon. Je ne comprends pas pourquoi certaines personnes se sentent obligés de faire de l'auto-promotion. Cela doit être bon en politique, faut croire.
Apévon, du CAR, m'a semblé léger sur son propos. je dis encore qu'à moins de trois mois des élections, chaque leader doit avoir une idée claire et ramassée de son programme. Je ne l'ai malheureusement pas senti dans son propos. Je me trompe peut être.
Yamgnane, qui apparemment à une certaine audience chez les jeunes, m'a semblé vindicatif sans raison. Je n'aime pas cette façon de faire la politique en attaquant systématiquement les autres. Enfin, il faut une certaine chevalerie dans les joutes politiques. Je rêve, peut être.
La seule personne qui aurait suscité mon intérêt, et mon admiration est sans aucun doute Dimas dzikoto, le directeur de forum de la semaine (quotidien togolais). Posé, perspicace et courtois, il a su disséquer l'embrogio dans lequel nous sommes plongés. Et j'ai été content d'entendre des jeunes l'acclamer dans la foule. Et c'est là ma consolation. Tout n'est pas complètement perdu.
Même si le lendemain, en écoutant le même type de débat sur la même chaîne, mais depuis cotonou, j'ai eu la désespérante impression, eu égard à la qualité des interventions, que nous étions vraiment en retard d'un siècle, version acuité intéllectuelle.
Allez, faut que je me relance.
Par Gerry - Publié dans : Info togolaises - Communauté : BLOGS, en parler ...
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Parcours de combattants, roman


Extraits et synopsis.
synopsis
La mort du Pr Bitimuku
Madame Heanandez
Univers carcéral
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ISBN : 978-2-296-06935-0 • avril 2009
 

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