Mardi 8 décembre 2009 2 08 /12 /Déc /2009 18:01
Ah, il me faudra un jour écrire un livre, sur les péripéties des millieux des affaires ici. Pas de grandes affaires, avec des dizaines de millions, non, des toutes petites, qui font vivre les petites gens comme nous.
La dame avait une certaine prestance, grande, avec tout le charme que pouvait avoir une africaine de cinquante ans.
Je la prenais pour une sorte de maman par procuration. Aussi, lorsqu'elle débarque dans mon bureau pour me raconter toutes les misères qu'elle a eu au togo depuis un certain nombre de jours, je la crois sur parole et je me mets à son service. Tout y passe, prestations en communication, mise à disposition de ma voiture, assistance financières, location de matériel, tout. Elle avait des références solides (amitié avec les grands de ce monde et même du Togo), et en bon chef d'entreprise aussi, je me disais qu'une femme de diplomate ne saurait faillir.
Sauf que depuis maintenant près de quatre mois, la bonne femme s'est volatilisée. Zéro réponse au téléphone, (tiens, je lui ai même filé un téléphone), zero par email. Nada.
Faut finalement croire que je ne suis pas taillé pour ce boulot. Ma formation d'officier (et le panache si cher à nous autres saint-cyriens) m'empêche de voir la ruse derrière toute personne qui débarque dans mon buerau.
Allez, madame, j'espère que quelqu'un lira ce post et vous demandera de mon contacter, car au-dela de tout, je vous ai à la bonne. Nous avons trimé ensemble dans les rues de Lomé, à la poursuite d'une jeunesse qui n'en avait cure de tes projets pour elle. Je t'ai vu tomber bas, et souvent te relever avec un courage que j'appréciais. Alors, où que tu sois, par la moustache de mon grand père Ignace l'irréductible, donne de tes nouvelles.
Quant à moi. Cesserais-je de voir du bon derrière tout homme? Euh, ça manque de panache, non?
Par Gerry - Publié dans : Inspirations - Communauté : blogueur africains
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Mardi 8 décembre 2009 2 08 /12 /Déc /2009 12:42
Lomé, quartier lambda dans cette ville lambda. Je roule, la tête ailleurs, mais l'oeil vif. Tiens, on dirait Y, qui démarche le zem. Ah oui, c'est sûr, c'est elle: Un amour de campus. Elle a pris du poids, mais je la reconnais bien.
Allez, demi-tour. Quand j'arrive, elle s'est décidée à "grimper" le Zem. Je me gare, elle me voit. Ah, ce même sourire. Voila que je retrouve mon petit monde.
Le zem a compris, et met les voiles, dans un panache de fumée. Y va au boulot. Je peux la déposer? Et comment? Allez, échange de bons procédés. tu es marié? oui, et toi?, oui, n enfants. Ah, souvenirs des temps passés, et qui jamais ne reviendront.
Je lui parle de moi, de mon départ de l'armée, de mes affaires, elle est intéressée. On échange les téléphones, c'est beau, c'est géant.
Nous sommes arrivés. Je suis content. Voila une journée du souvenir.
Avant de déscendre de la voiture. Elle me dit:
-Dji n'dé nam (trouve-moi quelque chose).
Le monde s'éffondre, là, à cet instant.
Je m'exécute. Je suis "noir" de rage.
Elle m'a fichu la journée. Voila que mes souvenirs s'enfuient en poussant des cris d'offraie.
Adieux, beaux jours si tôt finis.
Adieu, amour des amours retrouvés.
La réalité de la vie s'est installée, et l'amitié s'est enfui.
Comment en sommes-nous arrivés là?
Par Gerry - Publié dans : Coups de gueule - Communauté : BLOGS, en parler ...
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Dimanche 29 novembre 2009 7 29 /11 /Nov /2009 18:55
Il y quelques jours, je parlais de ma vision chevaleresque de faire la politique. Ce matin encore, je pensais à un incident provoqué dans notre pays par la sortie malheureuse du leader de l'UFC, sur RFI, sur la préfecture d'Assoli. J'avais mentionné cette erreur du politicien dans un post précédent.
J'ai été surpris, une semaine plus tard, de lire un communiqué (lire ici) des chefs cantons de la préfecture d'Assoli, qui interdissait à M Olympio l'accès à leur prefecture. Comme le dit si bien le journaliste, cette position est contraire aux dispositions de l'article 22 de notre constitution qui jsipule que:
« Tout citoyen togolais a le droit de circuler librement et de s’établir  sur le territoire national en tout point son choix dans les conditions définies par la loi ou la coutume locale. »
Une telle sortie devrait donc normalement valoir un rappel à l'ordre du gouvernement, en l'occurence celui de l'administration territorial. Mais ce à quoi je m'attendais, c'est à une réaction globale des acteurs politiques. Dans un premier temps, des autres partis de l'opposition, dans un élan de solidarité, car la lettre des chefs traditionnels de l'Assoli s'attaque à ce que nous avons de précieux, les principes fondamentaux en démocratie, la liberté de circulation.
Malheureusement, aucun leader d'un autre parti de l'opposition ne s'est senti interpellé par cette attaque à nos libertés. Absence de flair? C'est à croire que ce qui fragilise un autre responsable politique est bon pour les autres, mêmes s'ils sont du même bord, même si la démocratie est visée.
De même, qu'est-ce que c'aurai été beau, que le RPT entre dans ce débat, pour condamner cette sortie des chefs traditionnels.
Au dela de la polémique, c'est le statut véritable des chefs traditionnels qui me pose des soucis. Gardiens des us et coutume dans un pays dépourvus d'élus locaux, quels sont leur attributions véritables, tant dans la mobilisation des ressources pour le développement local que pour la sauvegarde des valeurs démocratiques.
Les chefs traditionnels sont-il les représentants des populations de leur cantons, villages et quartiers?
Il me faut trouver la loi portant sur les statuts des chefs traditionnels au togo.
Par Gerry - Publié dans : Info togolaises - Communauté : blogueur africains
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Vendredi 27 novembre 2009 5 27 /11 /Nov /2009 15:29
Du 23 au 25 novembre 2009, j'ai été mélé, sans l'avoir forcément sollicité, aux activités de RFI à Lomé. Dans le cadre de la désignation du lauréat des découvertes RFI 2009, une équipe de la radio internationale française a séjourné dans notre pays.
Une équipe formidable. Moi, enfin, Jaguar sécurity sécurisait le site; une centaine de personnes à déployer sur le terrain, et un garde-corps pour Passy.
Ah!, les sympathiques messieurs, que ces gens là. du pur professionnalisme! Bela BOWE, la cinquantaine, qui ne le fait pas, et qui pête le feu. Sarah, toujours avec ses papiers, son ordi, et ses réponses à tout. Et cette façon de regarder directement dans les yeux, habitude toute française (enfin, occidentale), que j'ai perdue depuis un temps. Le duo formidable, qui veille au grain, et à qui rien n'échappe. Et Philippe burel, de l'hôtel Sarakawa, avec qui j'ai retrouvé mon amour de la Bretagne. Avec Christian (le second togolais), je crois que nous avons formé une équipe de choc, qui a tenu le choc.
Allez, d'autre part, j'ai donc eu à voir de très près certaines star de RFI (Claudy, Foka, gomez), un peu comme je les imaginais: des types qui ne se prennent pas la tête, et qui aiment ce qu'ils font. Tout le sens de la vie se trouve là.
J'ai cotoyé aussi certains de nos hommes politiques. Que dire? Une impression d'inachevé. D'abord, je trouve scandaleux que l'UFC aie décliné l'invitation de participer aux débat. J'ai rien contre ce parti, mais je n'imagine pas une démocratie sans possibilité de débat contradictoire. Une énigme, que ce parti.
Quant aux autres. J'ai trouvé Bodjona excellent, parce qu'il n'avait parsonne pour le contredire, et en règle général, l'homme est bon dans son domaine, puis qu'il maîtrise à perfection l'art de l'esquive. Agbéyomé m'a paru emprunté, et brouillon. Je ne comprends pas pourquoi certaines personnes se sentent obligés de faire de l'auto-promotion. Cela doit être bon en politique, faut croire.
Apévon, du CAR, m'a semblé léger sur son propos. je dis encore qu'à moins de trois mois des élections, chaque leader doit avoir une idée claire et ramassée de son programme. Je ne l'ai malheureusement pas senti dans son propos. Je me trompe peut être.
Yamgnane, qui apparemment à une certaine audience chez les jeunes, m'a semblé vindicatif sans raison. Je n'aime pas cette façon de faire la politique en attaquant systématiquement les autres. Enfin, il faut une certaine chevalerie dans les joutes politiques. Je rêve, peut être.
La seule personne qui aurait suscité mon intérêt, et mon admiration est sans aucun doute Dimas dzikoto, le directeur de forum de la semaine (quotidien togolais). Posé, perspicace et courtois, il a su disséquer l'embrogio dans lequel nous sommes plongés. Et j'ai été content d'entendre des jeunes l'acclamer dans la foule. Et c'est là ma consolation. Tout n'est pas complètement perdu.
Même si le lendemain, en écoutant le même type de débat sur la même chaîne, mais depuis cotonou, j'ai eu la désespérante impression, eu égard à la qualité des interventions, que nous étions vraiment en retard d'un siècle, version acuité intéllectuelle.
Allez, faut que je me relance.
Par Gerry - Publié dans : Info togolaises - Communauté : BLOGS, en parler ...
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Mardi 17 novembre 2009 2 17 /11 /Nov /2009 22:33
Ces derniers jours, curieuse farandole que nous offrent nos hommes politiques.
D'un coté, il y a la campagne qui déja bat son plein, avec la profusion d'associations à l'éffigie du président de la République. Une chose curieuse que ce choix, tout de même. Le RPT est pourtant une magnifique machine à faire campagne, avec une représentation à la base (et dans les campagne) que tout chef de parti adorerait posséder. Mais bon. Les associations à l'assaut des populations d'un coté. Et de l'autre...rien.
Enfin, si on exclue la campagne menée par le père Yamgnane pour les présidentielles togolaises en France (je suis mauvaise langue mais c'est juste pour faire le malin. Il faut faire voter la diapora, c'est un crime de leur en interdire). Bon, donc en dehors du père kofi, les autres partis, entendus de l'opposition, ne donnent pas l'impression d'être en veillée d'armes. Si, quand même, l'UFC a organisé un meeting à Adidogomé, mais rien à voir avec l'armada déployé par l'équipe présidentielle.
Puis, depuis cette semaine, patatra. Les deux tenors de l'oppositions annoncent des conditions pour leur participation aux élections. Scrutin à double tours ou rien. Il n'est pas de mon propos de remettre ce mode de scrutin en cause. Personnellement, je pense que c'est le plus raisonnaible dans un système politique non bipartite, et il faut que nous renouions un jour avec ce mode là, mais pourquoi maintenant?
La CENI, où ces partis sont partis (tiens, c'est amusant) a établi un chronogramme, avec un budget ficelé. Ce chronogramme, basé sur un scrutin à un tour, a été présenté aux partis politique, qui n'ont pas fait d'amandement de fonds. Là, la course est lancée, et nous retombons dans nos travers.
Mon analyse est la suivante. La relative victoire de la presse sur le vote de la loi organique de la HAAC a certainement, dans certains esprits, entrouvert une porte. L'on se dit que le pouvoir ne serait pas aussi buté que ça.
Sauf que là, je pense que ce n'est pas très raisonnable. Le scrutin à double tour, il fallait le négocier à Ouaga, à la place des critère d'éligibilité. si sur les critères d'éligibilité on a tordu le cou à notre loi fondamentale, rien n'aurait empêché que le mode de scrutin ne subisse pas le même sort.
Aujourd'hui, si l'opposition maintien son langage, nous risquons de nous acheminer vers un ennième boycott des élections à venir.
Et ça, ça la fout mal. Vraiment.
Par Gerry - Publié dans : Info togolaises - Communauté : blogueur africains
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Mardi 17 novembre 2009 2 17 /11 /Nov /2009 21:59
J'ai reçu il y a une semaine environ, un mail comportant des photos choquantes du dépécage, et manifestament, de l'ingestion d'un homme par des asiates, arborant des chemises avec l'écriture thaîllandaise. horrifié, j'ai fowardé ces images à certains des mes amis, qui m'ont répondu qu'il s'agissait d'un montage. Mais comme je suis fouinneur, j'ai fait ma petite recherche et voici ce que j'ai trouvé. D'abord c'est que ces photos sont authentiques. Voici le lien, mais attention, âmes sensibles, VRAIMENT s'abstenir.
Ensuite, selon ce que certains analystes disent ( voir ici et ici), il s'agirait d'une opération rituelle boudistes, où les ambulanciers nétoient les os du corps, pour les brûler selon le rite. Or, et c'est ce que certaines personnes soulignent, l'incinération comme purification ne demande pas la séparation des chairs des os. on se demande même ce qu'on fait de ces chairs ensuite.
Allez, faites-vous une idée. Mais je le repête, si vous êtes une âme sensible, n'allez surtout pas sur ce site.
Pour finir, je remarque simplement que s'il s'était agit d'Africain, personne n'aurait évoqué l'éventualité d'un rituel réligieux.
Pov' de nous.
Par Gerry - Publié dans : Délires - Communauté : BLOGS, en parler ...
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Mardi 10 novembre 2009 2 10 /11 /Nov /2009 16:46
Lorsque je regarde la désinvolture avec laquelle certaines personnes créent des pages pour nos autorités, et s'en amusent, le buzz crée par le petite déclaration de Sarkozy sur son profil facebook devraient inciter certains à y refléchir par deux fois avant de se décider d'exister sur internet.
En effet, pour avoir écrit:

Souvenirs de la chute du Mur de Berlin, le 9 novembre 1989.
J’étais alors secrétaire général adjoint du RPR. Le 9 novembre au matin, nous nous intéressons aux informations qui arrivent de Berlin, et semblent annoncer du changement dans la capitale divisée de l’Allemagne. Nous décidons de quitter Paris avec Alain Juppé ...pour participer à l’événement qui se profile. Arrivés à Berlin ouest, nous filons vers la porte de Brandebourg où une foule enthousiaste s’est déjà amassée à l’annonce de l’ouverture probable du mur. Là, par le plus grand des hasards, nous croisons un jeune élu français que nous connaissions, à l’époque spécialiste des questions de défense : François Fillon. Nous filons ensuite vers Check Point Charlie pour passer du côté est de la ville, et enfin confronter ce mur dans lequel nous avons pu donner quelques coups de pioche. Autour de nous, des familles se rassemblaient pour abattre le béton. Certaines venaient nous parler pour nous expliquer leurs sentiments, leurs ambitions nouvelles, et partager leurs émotions après des décennies de séparation. La nuit s’est poursuivie dans l’enthousiasme général : les retrouvailles du peuple allemand sonnaient la fin de la guerre froide et le début d’une période de grande liberté en Europe.
C’est cette liberté que nous défendons toujours avec l’Europe, et que nous fêtons 20 ans après.


Le tollé sur la date exacte de la présence de Sarkozy à Berlin a fait le tour du monde.
Une bonne nouvelles alors, messieurs les hommes politiques, vos profils facebook sont lus. Mais attention, faut pas avoir des trous de mémoire!
Allez, j'ai sommeil, je vais au lit.
Par Gerry - Publié dans : Délires - Communauté : BLOGS, en parler ...
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Dimanche 8 novembre 2009 7 08 /11 /Nov /2009 15:02
Lorsqu'hier, vers 10h, ma secretaire m'a annoncé qu'une madame Jonhson voudrait me voir pour une raison urgente, mon instinct d'entrepreneur a aussitôt pensé à la proximité d'une affaire a conclure.
La dame en question, une belle femme dans d'autres conditions, en entrée dans mon bureau avec hésitation, a commencé à se présenter dans un français hésitant, avant de me demander de but à blanc si je comprenais anglais. Je me suis surpris à accepter.
Et j'en ai eu pour toute l'histoire. Guerre civile de Sierra Leone, fuite vers le Nigéria avec trois enfants, près de quinze ans d'exil. Retour vers pays natal par étape. Togo, puis Ghana et enfin, Sierra leone. Bref, la totale.
Je regarde cette femmes, ces deux grands yeux qui évitent de croiser les miens. Elle a la cinquantaine, enfin, je le lui donnerai volontier. Est-ce une arnaque, je ne sais pas?
L'idée de la virer le m'effleure même pas. Je lui promets de l'aider, mais à la seule conditions de voir les siens. Elle accepte. Elle m'attend. Trente minutes plus tard, nous voila en voiture, vers Kégué.
Elle dit qu'elle est allée à la messe le matin, elle voulait demander l'aide de l'église, mais on lui a dit que le comité caritas, ne se réunit que les jeudi. Elle ouvre la main, et me montre 25f qu'il lui reste, pour sa famille.
Elle se met à pleurer. Je suis mal dans ma peau.
Nous arrivons au domicile. Le genre de coin qu'on imagine pas qu'il existe à Lomé. Un bouge, indescriptible. Je lui remet tout ce que j'ai, vingt mille francs. Je lui souhaite bon courage. Elle se prosterne. Je la relève. dans la maison, elle dit à un monsieur (le mari de la bonne femme qui les héberge), de me remercier.
De plus en plus gêné, j'abrège les salamalecs et fui comme un malpoli. Honteux de manger à ma faim, moi.
Par Gerry - Publié dans : Coups de coeurs - Communauté : BLOGS, en parler ...
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Lundi 2 novembre 2009 1 02 /11 /Nov /2009 22:02
Depuis deux semaines, j'observe (avec joie), le retour du droit dans les joutes politiques togolaises. Ce qui nous change de la pagaille habituelle. J'ai toujours pensé que depuis les élections de 2007 et l'entrée de l'opposition au parlement, le prétoire devrait être plus souvent sollicité pour régler nos problèmes. Même si notre constitution à deux reprises a fait l'objet d'une écriture partisane, tout bon avocat sait tirer des textes juridiques les ferments de son action.
Donc, le 28 octobre dernier, les députés de l'UFC ont saisi la cour constitutionnelle sur l'arrestation du demi-frère du chef de l'Etat, en vertu de l'article 104 de la constitution togolaise. Le site officiel togolais, republiqueoftogo, a réagi immédiatement en suggérant que les députés avaient fait une mauvaise lecture de cet article, car ce dernier stipule que:
La Cour Constitutionnelle est la juridiction chargée de veiller au respect des dispositions de la Constitution.
Elle est juge de la constitutionnalité des lois.
Les lois peuvent, avant leur promulgation, lui être déférées par le Président de la République, le Premier Ministre, 4e Président de l’Assemblée Nationale ou un cinquième des membres de l’Assemblée Nationale.
Aux mêmes fins, les lois organiques, avant leur promulgation, les règlements intérieurs de l’Assemblée Nationale, ceux de la Haute Autorité de l’audiovisuel et de la Communication et du Conseil Économique et Social avant leur application, doivent lui être soumis:"

Même si j'ai une maîtrise en droit, (international humanitaire), je n'ai pas fait suffisamment de droit constitutionnel pour porter un jugement avisé sur ce recours. Le constat à faire est que le texte de cette saisine relève tous les vices de procédure liés à cette affaire, mais...à mon sens, si on s'en tient à l'article 104 ayant servi de support au recours, les députés se sont plantés, tout en ayant raison pour le reste de l'argumentaire. Le 1/5 des membres de l'assemblée nationale ne peuvent saisir la cour constitutionnelle que dans le cas l'adoption d'une loi (organique ou ordinaire)"

Cependant, depuis vendredi (je crois), l'assemblée nationale a voté une autre loi (organique) qui donne des pouvoirs étendus à la HAAC, et vide, il faut le reconnître, la dépénalisation du délit de presse de son contenu. (Allez-y comprendre pourquoi ils ont fait ça) La HAAC peut désormais suspendre un journal, ce qui à mon sens va à l'encontre de l'article 26 de notre loi fondamentale qui dit:

La liberté de presse est reconnue et garantie par l’État. Elle est protégée par la loi.
Toute personne a la liberté d’exprimer et de diffuser par parole, écrit ou tous autres moyens, ses opinions ou les informations qu’elle détient, dans le respect des limites définies par la loi.
La presse ne peut être assujettie à l’autorisation préalable, au cautionnement, à la censure ou à d’autres entraves. L’interdiction de diffusion de toute publication ne peut être prononcée qu’en vertu d’une décision de la justice".

Voila donc une occasion exceptionnelle d'invoquer l'article 104 de la constitution, et donc faire une saisine légitime de la cour constitutionnelle, avant promulgation de cette loi par le président de la République.
Mais comme le Togo est le Togo (faut pas rire, c'est mon pays quand même), je parie de dans la semaine qui va suivre, je vais voir des gens manifester dans les rues, alors que le droit est en leur faveur.
Ce qui est drole, c'est qu'ils auraient dû manifester (les députés) contre l'incarceration de leur collègue, pour vice de procédure, car pour ce dossier, la loi n'était plus de leur coté.
Allez, je fais du mauvais esprit. La saisine va se produire demain. La démocratie est du coté du droit. Et sans les avocats, magistrats et autres juristes épris de liberté, d'égalité et d'amour pour leur patrie, aucune démocratie véritable ne saurait s'installer dans notre pays.

Par Gerry - Publié dans : Info togolaises - Communauté : blogueur africains
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Samedi 24 octobre 2009 6 24 /10 /Oct /2009 17:46
Normalement, Kangni Alem devait en parler sur son blog, mais non. Ah, comme j'aimais ses carnets de voyage.
Bon bref, donc, mardi dernier, retour au Benin. voila une année environ que je n'y étais plus allé. Route cahoteuse coté Togo (je suis mauvaise langue, c'est en construction) et bonne route (aux deux sens) coté béninois, même si nous avons coupé la corde servant de barrière pour entrer au Benin.
Accueil chaleureux de Couao zotti, avec cet effacement propre aux béninois. Rencontre avec Adélaïde, poétesse au charme magestueux - déscendante d'Adandozan?- et à l'humour contagieuse, et d'un autre phénomène, un être tiré d'un roman de steinbeck, la peintre-avocat dont je ne me souviens jamais du nom, mais qui a impreigné ma rétine d'un sceau indélibile. Mon Souvenir de Cotonou reste dorénavent associé à cet être, au nom trop facile pour être retenu, et qui va encore me traiter de machiste machin chose.
Je ne sais pas, mais j'ai trouvé les Béninois distants, froid, empesés.
Qui sait, je me trompe.
Et puis, il faut le dire, les filles, elles sont plus jolies chez nous, hein?
Pour se rincer l'oeil, faut chercher de l'eau, sous ces cieux. Bref.
Le café littéraire a été correct, pas plus. Je m'attendais à un débat enflammé, mais les interventions ont été plutôt élogieuse. Très peu d'aménité. A ma grande déception, il faut avouer. J'adore la castagne, moi.
Bien, donc, que du plaisir ... du palais. Parce pour dire vrai, voila un séjour où j'aurai fait bombance comme rarement.
Par Gerry - Publié dans : Actualité africaine
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Samedi 24 octobre 2009 6 24 /10 /Oct /2009 17:16
Il y a deux jours, je lisais dans un journal un article traitant d'un don de ponceaux (10) par le chef de l'Etat, à certains habitants de la préfecture de Vo. Dans une post traitant du site internet de la présidence togolaise, je soulevais déja ce risque d'hyperprésidentialisation que nous avons connu du temps d'Eyadema. C'était peut être à la mode à cette époque là, mais un peu suranné au 21éme siècle,non?
Je reste persuadé que ce glissement est l'oeuvre des courtisans de tous bords, désireux de montrer patte blanche, tout en espérant grappiller quelque reconnaissance qui ne sera peut être pas oublié aux lendemains des élections. Dans mon billet concernant les fraudes électorales, je pointais déja du doigts ces opportunistes qui n'hésitent pas à faire vivre une chimère rien que pour se mettre en valeur.
Cependant, c'est le silence, ou parfois l'onction donnée à ces innombrables opérations de séduction qui est inquiétante. Car s'il faut reconnaitre que les dons de livres, médicaments, ordinateurs, vivres et autres ponceaux contribuent à alléger les souffrances des populations,il ne faut pas oublier non plus qu'un gouvernement, dans l'Etat providence qui est le notre, a justement pour vocation de soulager la misère des populations. Dans un etat providence, il est naturel que le budget de chaque ministère programme une serie d'actions, suivant un cahier de charge établi suivant les priorités, destinés à être projetés au profit des populations. Ces opérations ne sont efficaces que si elles sont coordonnées avec les collectivités locales, et surtout, surtout, si elles se répercutent dans la durée. Les opérations coup de poing des dons ne s'inscrivent malheureusement pas dans une politique de developpement durable.
Ce qui me turlupine dans tout ça, c'est l'image que nous renvoyons. Il n'y a pas si longtemps, j'ai entendu le ministre Bawara dire que les engagements de nos partenaires tardaient à se traduire par des décaissements de fonds. Et que notre administration manquait de maîtrise des système de gestions des finances internationale. En langage clair, nous avons un problème de gouvernance.
En multipliant ces dons qui dépassent de loin ce que le gouvernement arrive à faire dans les même domaine, est-ce qu'il ne se pose pas un petit problème lié aux allocations des ressources de l'Etat? Parce qu'il existe une confusion trouble dans la désignation des faits. Les articles parlent souvent de dons de la présidence. Si c'est la présidence, c'est qu'elle a un budget surévalué alors, puisqu'elle prend ses ressources propres pour aller piétiner sur les platebandes des autres ministères. Si c'est le Président, avec ses propres fonds qui fait ces offres, c'est que nous en avons un de très riche (et c'est tant mieux), mais dans ce cas, il est plus loisible que ces fonds soient mis à la disposition d'une organisation de la société civile pour ses actions ciblées sur le terrain (ONG, Association). Lorsque par exemple le ministre de la santé remet des médicaments à une population en disant que c'est un don du chef de l'Etat, nous sommes alors dans la première situation, et il faut conclure à un sur-approvisionnement du budget de la présidence.
Enfin, si on retourne sur le terrain. Le danger de cette générosité reste le développement de l'attentisme et de l'assistanat. Il n'est pas rare d'entendre aujourd'hui de braves paysans se plaindre de ne pas avoir profité des largesse du président. Pour demain, ça le fout mal.
Par contre, sur le plan exclusivement politique, il faut croire que la manœuvre vaut la chandelle. La population est reconnaissante, et peut avoir tendance à le manifester plus tard. Tel est malheureusement le dilemme de l'homme politique au Togo. Faut-il mener des actions à l'opposé de la bonne gouvernance (dixit Bawara) pour s'assurer le soutien du peuple, (tout en perdant une partie du financement international, ou appliquer autant que faire se peut toutes les recettes de (cette foutue) bonne gouvernance, au risque de, si en face l'adversaire ne joue pas le jeu, perdre le fauteuil de l'exécutif. C'est caucasse, de là à dire que la bonne gouvernance conduit à l'échec électoral, il y a un pas.
Une fois encore, c'est au peuple que revient la décision finale. Car un peuple épris de démocartie, dans l'acception contemporaine du terme, ne saurait être sensible à ces démonstrations. Mais connaissons-nous réellement notre peuple?
Par Gerry - Publié dans : Info togolaises - Communauté : blogueur africains
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Vendredi 23 octobre 2009 5 23 /10 /Oct /2009 12:49
La société Jaguar Security est une société privée de surveillance et de gardiennage togolaise, fondée par des professionnels de la sécurité.
Jaguar Security met ses compétences au service des sociétés et des particuliers, afin de les aider à résoudre leurs problèmes de protection de biens et de personnes, de sécurité, de gardiennage, d'accueil et de réception, de maintenance et de surveillance.
 
La formation est notre atout premier. Disposant d'une salle de cours équipé de vidéo-projecteur, d'une aire d'entraînement extérieur, les agents reçoivent une instruction sur la ménace terroriste, l'observation opérationnelle, la fouille, le secourisme, l'alerte incendie, et une information sur la correspondance. Des cours intensifs sur le maniement du tonfa (matraque), et l'usage de la bouteille de gaz lacrymogène viennent completer cette formation.
 
Plus d'infos sur
 
http://jaguar-security.tk
 
Par Gerry - Publié dans : site du jour - Communauté : blogueur africains
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Lundi 19 octobre 2009 1 19 /10 /Oct /2009 11:23
Tiens, écrire ça avant de sortir. autrement, j'y penserai plus.
Il y a des malins qui, lorsqu'on souligne la main mise grandissante de la Chine sur l'Afrique, trouvent que c'est de la paranoïa, ou mieux, c'est de l'envie (surtout quand c'est des occidentaux qui sonnent l'alerte).
Les récents réaménagements des ponts sur les routes togolaises procèdent de la même problématique. Pourquoi est-ce que les Chinois nous font ça? Car, cette fois-ci, il ne s'agit guère d'un prêt, ou d'une mise à disposition de technologies. Le gouvernement chinois nous a offertgratuitement ces ponts, grâce au contribuable chinois. Les travaux ont été réalisés par une entreprise nationale chinoise.
Ce qui est amusant, c'est que j'ai entendu des gens dire:
-Nous espérons que les Chinois continueront à nous aider.
Avec l'argent du contribuable chinois? oui, certes, mais quel est le prix à payer?
D'ailleurs, ces derniers temps, fleurit cette tendance à l'assistanat tout azimut. Le directeur de la BOAD, futur candidat aux élections présidentielles béninoises, n'a-til pas engagé une serie d'actions pour embellir la ville de....Lomé? La BOAD contribuera ainsi:
  • à la réalisation d'un terrain multisports et d'un parc sur la place ANANI SANTOS,
  • à la pose de poubelles le long des avenues de la LIBERATION et MAMAN DANIDA
  • à l'aménagement de la plage de Lomé sur 6 km.
  • à renforcer la capacité de la ville de Lomé en matière de gestion des infrastructures urbaines et des ordures ménagères.
Tout ça est beau, sauf que coté souveraineté nationale, c'est peu réluisant.
Pour revenir à la Chine. Natchigal en 1884 n'aurait-il  pas signé avec les Allemands un simple traité de protectorat, pour nous aider? Une année plus tard,( conférence de Berlin, 1885) on l'avait dans le cul, pardon, on était colonisé.
Allez, j'y vais, vraiment.
Par Gerry - Publié dans : Inspirations - Communauté : BLOGS, en parler ...
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Parcours de combattants, roman


Extraits et synopsis.
synopsis
La mort du Pr Bitimuku
Madame Heanandez
Univers carcéral
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ISBN : 978-2-296-06935-0 • avril 2009
 

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