Dimanche 21 juin 2009 7 21 /06 /Juin /2009 18:46
Au Togo, il est une chose qui parait être confisquée par les politiques, c'est le débat politique. Normal, ils sont payés pour faire ce travail. Mais en marge du débat politique, qui à mon sens se réfère à la pratique du pouvoir, aux luttes entre les différents partis pour la conquête et la concervation du pouvoir, il est un autre débat qui dans notre pays est complètement occulté, c'est lelui de la chose publique.
Il sera sans doute difficile de dire avec exactitude quand et pourquoi ce tabou s'est installé dans notre société, mais aujourd'hui, il est impossible de soulever un débat public sans automatiquement attirer sur soi une horde de critiques de tous bords, vous accusant de faire de la politique ( au sens précédent).
Prenons le cas de l'état de nos routes. Elles sont dans un état lamentable. Même celles qui sont rénovées retombent assez rapidement dans la décrépitude, faute d'entretien, agravé par les mauvaises pratiques des riverains. L'état de nos routes peut, doit pouvoir soulever un débat public, où plusieurs intervenants (ingénieurs, industriels, urbanistes, sociologues...)participent pour éclairer, expliciter, proposer..des solutions. Mais non, hélas. Si vous parlez de l'état des routes en mal, vous êtes contre le RPT, en bien, vous êtes contre l'oposition.... Sauf que le trou dans la route, il ne roconnait ni moto de rptiste ni voiture d'ufcétiste.
Il y a une semaine, je disais à un de mes amis que ce que nous semblons ignorer au Togo, c'est que le débat politique n'a de relief qu'en période électorale, après, c'est le débat public, qui n'a qu'un et seul objectif: L'amlioration des conditions de vie des administrés dont les trois pouvoirs ont la charge. Et dans ce proccessus, il n'y a aucune place aux partis, aux factions. Seul l'intéret supérieur du pays, de la nation devrait primer.
Que Dieu bénisse le Togo.
Par Gerry - Publié dans : Info togolaises - Communauté : blogueur africains
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Dimanche 21 juin 2009 7 21 /06 /Juin /2009 18:02
Dimanche, 14 juin 2009, un ami nous invite au centre aéré de la BCAO, situé aux sorties Est de la ville, à environ 10km du centre ville. Nous quittons, Arlène et moi, la domiciile vers 11h. Boulevard Eyadema jusqu'au grand marché, puis nous tombons sur la nationale 2, celle reliant Aflao, fronière ghanéenne, à Hilakondji, frontière béninoise. 50km, peu de choses. Moi de toute façons, j'ai juste 10km à faire pour rallier mon centre de loisirs. 10km d'enfer.
La route est un enchevêtrement de cratères, de nids de poule, de "coupures humides". Il est presque impossible de trouver un espace de la chausée où les quatre pneus du véhicule soient à plat. Il y a toujours une crevace, une monticule de terre pour vous faire danser la gigue dans votre voiture.
Parfois, on tombe sur quelques jeunes qui, munis d'outils rudimentaires, tentent tant bien que mal à combler quelques trous, contre espèces sonnantes et trébuchantes des usagers de la route
C'est un paysage lunaire, cauchemardesque, une image de ville frappée par une catastrophe naturelle.
Subitement, sans comprendre pourquoi, j'ai eu des larmes aux yeux. C'est venu comme ça. J'en ai été surpris, et je les ai laissé couler, profitant que mon épouse était occupée à lire un livre.
Je me suis revu il y a quelques années en France, vantant mon pays, invitant qui le voulait à aller à la rencontre de ce peuple merveilleux, industrieux, chaleureux.
Qu'avons-nous fait de notre pays?
Par Gerry - Publié dans : Coups de gueule - Communauté : BLOGS, en parler ...
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Dimanche 31 mai 2009 7 31 /05 /Mai /2009 15:52
J'étais à Siou, mon village béni des dieux la semaine dernière, et j'ai été consterné de constater que les jeunes là bas n'avaient qu'une idées assez étriquée de l'élan démocratique que le pays a pris depuis quelques années, surtout sur la question des libertés individuelles. Certains pensent encore que critiquer par exemple la politique du gouvernement peut envoyer en prison.
Et voila ce que je me dis. Depuis plus d'un an, il est question de l'octroi par l'état togolais de 350 millions de FCFA au titres de subventions à la presse. Ainsi que le souligne la journal Sicka ici, ce geste du gouvernement a provoqué, et provoque encore, une terrible bataille d'intérets auprès des patrons de presse, tellement les journalistes tirent le diable par la queue, tellement les patrons sont avides, tellement d'autres profiteurs se pourlèchent les babines. Nous sommes à la mi- 2009, et le débat sur les critères de partage de cette manne ne sont toujours pas clarifiés, les journaliste eux même n'arrivant pas à se mettre d'accord sur des modalités consensuelles.
Et là, je me dis, si j'étais à la place du gouvernement, je consacrerai 70% de cette manne à la presse écrite, et les 30% restants, je les partagerai à parts égales entre les radios et les télévisions. Dans chacune de ces catégories, je ferai un partage égal. Ce ne sera pas juste, mais ça fera avancer. Les patrons qui ne voudront pas de ce arrangement pourront allez porter plainte partout où ils voudront.
La presse écrite, dont le support papier permet un difussion et une distribution résistant au temps et à l'espace, fera l'objet de toute mon attention. Je mettrai en place (par appel d'offre) une agence de ditribution de ces journaux sur toute l'étendue du territoire (par la création de kiosques à journaux dans les chefs lieux de préfectures, et de roulantes à journaux pour les villages les jours des marchés) de telle façon que le pays entier participe au renouveau démocratique, dans les mentalités.
Les journaux vendus par cette agence le seront à la moitié de leur prix de vente, et le gouvernement assurera aux journaux paraissant régulièrement l'achat à chaque parution de la moitié du tirage. Il faudra bien entendu, mener une enquête en amont pour connaitre le tirage ordinaire des journaux, pour éviter que ces derniers ne doublent leur tirage uniquement pour vendre.
Tout le monde dans ce deal est gagnant. Pas de pactole (ou peu, on pourra leur en donner un peu quand même) pour les journaux, mais assurance de vendre la moitié du tirages, par conséquent assurance de payer les frais d'impression, peu de ségrégation ( l'obligation d'avoir un siège demandée au journaux par exemple est logique mais peu pragmatique: le journaliste togolais est plus un passionné qu'autre chose, et certains ont leur journal sur leur clé usb). Et c'est sacrément bon pour la démocratie. Le Togo a l'un des meilleurs taux d'alphabétisation de la sous région. Les populations sont avides d'informations. Leur en donner surtout sur le la vie politique est le meilleur soutien à la démocratie.
Certes, on pourrait créer plus de radios de proximité, mais il faut d'abord une bonne culture démocratique, que les organisations de la société civile n'arrivent pas encore à inculquer à nos populations. La subvention de l'Etat à la presse les y aidera grandement.
Et puis, ça fera avancer le schmiliblick.
Par Gerry - Publié dans : Info togolaises - Communauté : blogueur africains
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Jeudi 28 mai 2009 4 28 /05 /Mai /2009 22:30
Lorsqu'il y a deux semaines, Kangni m'a invité à aller voir un de ses amis  propriétaire d'un gite rural quelque par sur la route de Kpalimé (Nord ouest de lomé) je ne me doutais pas une seule seconde faire la rencontre de cet extraordinaire lieux de quiétude et de méditation, à seulement 40 km de Lomé. D'abord nous avons assisté à la répétition des aritistes musiciens. Le maître des céans, Gougoui Kangni, est es maestro de la musique africaine, auteur du fameux SOL africa que certains doivent connaître. ce fut entretemps un générique de Africa N°1. C'était envoutant, car voici un monsieur qui s'ingénie à sortir de la musique moderne, pop africaine, en travaillant avec les jeunes tambouristes (c'est le mot que j'ai trouvé) du village d'à coté. Les gars ils tapent sur leurs instruments comme des malades, aidés en cela par le Sodabi (j'expliquerai dans un prochain post) et la musique vous prends par les trippes, vous vrille l'esprit, et vous sortez de la pièces vidé, comme ayant passé dans un battoir.
Ensuite, il ne reste plus qu'à s'énivrer du paysage idylique de l'endoit, un paradis pour dieux déchus.
Un parenthèse à ouvrir absolument si on vit à Lomé, et si on aspire...au repos des dieux, pardi!
Site internet:
http://www.nassogne.250x.com/
Par Gerry - Publié dans : Coups de coeurs - Communauté : blogueur africains
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Lundi 25 mai 2009 1 25 /05 /Mai /2009 16:49
Autant je me plains des Togolais quand ils sont vénaux, perfides et intéressés, autant je me montre enthousiaste quand je croise, pendant mes pérégrinations, des gens qui forcent le respect et l'admiration.
Ce sont là les sentiments qui m'ont animés après ma visite de la bibliothèque du centre social du village d'enfants Sos de Kara. Locaux propres et fonctionnels, personnel accueillant, disponible et sourtout, souriant, comme on le voit ici avec la dynamique bibliothécaire. Alors où que vous soyez, si vous avez des livres et que vous voulez faire une bonne action, envoyez juste un mail à malinjuno@yahoo.fr (ce n'est pas son mail mais celui d'un de ses collègue, je vais lui demander le sien dès que dès que) ou contactez-moi. Les étudiants de l'université de Kara et presque toute la population viennent se ressourcer en savoir en cet endroit qui ne contient en ce moment que quleques centaires d'ouvrages. Mais pardon, pas des livres de vides grenier comme j'en ai reçu une fois pour une action pareille, des livres actuels.

En vous remerciant.
Par Gerry - Publié dans : Coups de coeurs - Communauté : L'écriture dans tous ses états
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Vendredi 22 mai 2009 5 22 /05 /Mai /2009 19:38
Mardi 12 mai, 18h. Ne pas rater le bus, ne pas rater le bus. Pour avoir accepté d'assister à la conférence donnée par le ccf pour présenter les activités des mois de mai et juin, j'ai été obligé de réserver une place sur les bus à destination de Ouaga. 10 000F à raquer, mais rien à faire si je veux être à Kara le lendamain dans la matinée. Dans le bus, j'ai connu l'enfer. On y passait un drole de film ghanéen de troisième zone. La moitié du bus était accroché, l'autre l'en foutait. Moi, je détestais. eh bien, j'ai été le seul à ne pas avoir trouvé le sommeil durant les 7heures de voyage.
Arrivée à Kara vers 1h. Difficile de trouver un hotel convenable. Les profs d'université sont là. je deniche un bouge pour pas cher, même si les moustiques me font payer l'économie faite à ma bourse.
Mercredi matin. Fignoler le powerpoint pour la présentation, bavasser avec Noel, et ripailler avec Kangni et compagnie au marox kara. Dans l'après midi, atelier de formation sur les blogs. Je suis ravi d'avoir du monde. La salle est pleine. Les jeunes sont enthousiastes. Je sors de la séance lessivé. Mais j'espère que la blogosphère togolaise s'enrichira de quelques blogs dans la semaine.
Jeudi. grasse mat. internet une bonne partie de la journée. 18h00 café littéraire. Là aussi, il y a du monde. J'ai la suprise de voir M. Lawson-Body, l'auteur de la déméninge, dans le public.
Avec Kangni, c'est la complicité totale. Noel taquine, kangni titille, et tous les trois, nous prenons un plaisir simples à être rassemblés. Moments magiques, douloureusement évanescents.
Le public est emballé, et amenés par M Kpatcha, le chef de département lettres modernes de l'université de Kara, les jeunes nous ont abreuvé de questions. une m'a marqué particulièrement, c'est celle qui me demandé, si je ne suis pas entré dans l'armée uniquement pour pouvoir écrire ce livre.
Bref, que du bon moment.
Vendredi. Visite de ma grand mère au village. Hourna, c'est le nom de ma grand mère, est encore une femme robuste, et quand je lui ai dit que j'avais écrit un livre, elle m'a dit qu'elle me soutenait dans tout ce que je faisais. ça m'a ragaillardi, ça.
Kara, 15h, café littéraire du professeur Lawson-body. Kangni a été copté au dernier moment. J'ai filé pour aller organiser une autre réunion. Une  présentation d'opportunité d'affaires sur les produits Forever. J'en parlerai plus tard.
Samedi, 7h, départ, en compagnie des profs d'université, en direction de Lomé.
Que du bonheur, ce séjour.
Moments simples, plaisirs partagés.

Par Gerry - Publié dans : Coups de coeurs - Communauté : blogueur africains
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Vendredi 8 mai 2009 5 08 /05 /Mai /2009 01:35
Je serai à Kara (Nord Togo) pour animer un café littéraire. J'en profiterai pour animer un atelier de formation sur les systèmes de gestion de contenus (CMS) et les blogs.
La formation sera gratuite, j'ai négocié une salle avec vidéoprojecteur et connection internet au village SOS Kara.
L'expérience que j'ai réalisée avec les mon blog, les rencontres, le partage, je me dois de la communiquer à mes jeunes concitoyens. Et puis, je crois que quelque part trotte au fond de moi, cette flamme de pédagogue que je ne pourrai éteindre définitivement.
Mon objectif est de réussir à amener deux ou trois jeunes à se lancer dans l'aventure, et à nous faire découvrir Kara par exemple.
Tiens, moi aussi, faudra que je me mette au blog découverte comme Cédric Kalondji. Faut surtout que j'ai le reflexe du photographe.
Je crois que je vais commencer par là.

Par Gerry - Publié dans : Info togolaises - Communauté : blogueur africains
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Lundi 4 mai 2009 1 04 /05 /Mai /2009 21:05
Je ne sais pas pourquoi, ça m'a titillé comme ça, de mettre cet extrait ici.

Voila. Je suis revenu d’une séance de sport au cours de laquelle je me suis volontairement épuisé, rien que pour voir les jeunes du régiment se pâmer d’admiration pour moi. C’est bien, d’être admiré. On se sent comme un sous neuf.

Affalé dans le fauteuil, je me surprends à regarder mon pied ; le pied droit, pour être exact. Et bien que je ne me trouve pas particulièrement bien fait, là, je n’ai discerné aucun défaut à cette partie de mon corps. Et c’est à ce moment précis, vas-y comprendre quelque chose, que je me suis dit que Dieu existe. Oui, tu vas certainement me dire que découvrir l’existence de Dieu pour une affaire de pied, c’est léger, mais à chacun sa route de Rome1. Donc, Dieu existe. C’est bien. Je suis un peu avancé. Mais alors, s’Il existe, pourquoi y a-t-il tant de misère sur la Terre ? C’est l’œuvre de Satan. Là, c’est tante Thérèse qui répond. Elle n’est pas là, ma tante, mais c’est la réponse qu’elle ferait, si elle avait été là. Je résume : Dieu existe car c’est Lui qui a forgé ce pied exceptionnel, et Il nous aurait fait don d’autres chefs d’œuvres sensationnels si Satan ne foutait pas sa merde. Mais pourquoi Dieu Il n’envoie pas Satan promener une fois de bon ? Parce que le diable est sur Terre pour nous éprouver. Dixit tante Thérèse.

Ok. Je crois que j’ai suffisamment fait d’esprit pour un samedi. Faut seulement que j’aie le courage de soulever ma carcasse pour filer sous la douche.

Mais cette question existentialiste revient, tenace comme un palus. Si Dieu existait, pourquoi est-ce qu’Il ne trouverait pas un moyen pour nous marier Lui-même là haut, avant de nous parachuter en ce bas monde ? Pour Lui, ce n’est pas grand-chose : une petite ligne de code à insérer dans un programme génétique. Et ceci nous éviterait, tu conviens avec moi, bien de soucis dans notre vie terrestre. Si chacun naissait locké sur un partenaire précis, imagine un peu le bonheur que ce serait. Plus de chagrin d’amour, plus d’adultère, nous aurons été programmés pour n’aimer qu’une seule personne et vice versa.

Pourquoi est-ce que mon esprit exténué s’amuse-t-il à cet exercice ? Simplement parce que si ce binômage avait existé, moi Gray, je ne serai pas en train de fricoter avec une étudiante délurée, alors que ma fiancée que j’aime de tout mon cœur – je trouve cette expression débile, je n’ai jamais vu à quoi ressemblait mon cœur – est sur le point de quitter un boulot prometteur en France pour venir me rejoindre à Lomé.

S’il n’avait été question que d’un flirt, je m'absoudrai, je ferai pénitence, je me compostelerai la conscience sur le chemin des dix commandements - que celui qui n’a jamais pêché me jette la pierre -  mais là, c’est que je n’arrive plus à me passer de Sardine. Ne ris pas. Elle s’appelle en réalité Sabine, mais moi je l’appelle Sardine, parce qu’elle est comme ce poisson ; fine et tellement moelleuse… Bref, pour revenir à moi, je disais que je n’arrive plus à me passer de Sardine, tout en préparant avec Ursula, notre mariage prochain. Si je ne suis pas dans la m…, dis-moi quel nom donner à cette situation.
Je regarde distraitement la montre murale à ma gauche. Tiens, il est midi cinquante cinq. Dans quelques minutes, Sardine sera là. On sonne. C’est elle. J’envoie mon ordonnance. Je suis sale comme un cochon. Elle va encore gueuler.

- Tiens, Gray, je viens de vivre une scène incroyable.

Elle se dévoile devant moi. Elle porte une jupe, enfin, une jupette bleue qui peine à couvrir son fessier. Le haut est accroché par un chemisier beige, qui fait pitié à voir tant il est tendu par une poitrine arrogante, dont on devine la fermeté par la raideur des tissus. Elle a des espadrilles au pied. J’ai la gorge en feu, et l’histoire du binômage pré-naissance me revient à l’esprit comme un cauchemar. Comment rester honnête face à une offensive pareille ?

- Tu as rencontré King Mensah2.

Le King, c’est son idole. Elle en est amoureuse. Si je voulais l’épouser, j’aurai été peinard. Le temps qu’elle lui mette la main dessus, je lui aurai fourgué quantité de mômes dans le ventre, de quoi lui ôter toute chance d’être remarquée par son idole.

- Non, je viens du cyber. Je suis tombé sur un site magique.

- Qui distribue des billets de banques ?

- Ne dis pas des sottises, réplique-t-elle, boudeuse. J’ai trouvé un site qui permet de communiquer avec les morts.

- Avec une webcam ? Je suis mort de rire.

- Je te jure que c’est vrai. J’ai envoyé un message à ma mère, et elle a répondu.

Sardine a perdu sa mère il y a trois ans.

- Tiens, que je dis, je ne savais pas qu’elle jouait du clavier, ta mère. Ou alors elle a pris des cours par correspondance à l’au-delà. Remarque, ils ne doivent pas être trop occupés, ceux de l’autre coté.

- Penses-en ce que tu voudras, moi je sais que j’ai demandé une information à ma mère. Elle seule pouvait l’avoir et elle me l’a communiquée. Ça se passe grâce au médium en ligne. Il prend le texte, se met en relation avec le mort et te retourne la réponse. Tout ceci en moins de deux heures.

Tout d’un coup j’ai une idée. Voici sept mois que j’essaye de me prouver que je suis en mesure de faire autre chose que de tirer au fusil. Et je m’étais mis à l’écriture d’un roman dont le nombre de pages à ce jour n’a guère franchi le chiffre deux, y compris la page de garde. Je me dis donc que je vais jouer le jeu de Sardine, quitte à la confondre plus tard.

Je bondis de mon fauteuil et va allumer mon ordinateur.

- Très bien, que je dis à Sardine qui me suit comme mon ombre, voila ce que nous allons faire. Je vais écrire une lettre que tu vas envoyer, par le truchement de ton médium, à des messieurs qui sont de l’autre coté depuis des siècles.

- Je suis d’accord, qu’elle dit en s’asseyant sur mes genoux.

Je me mets au clavier et voici la lettre que je rédige.

A messieurs Charles Baudelaire et Jean-Marie Arouet, alias Voltaire, écrivains résidants au quartier latin de Paris d’outre-cieux.

Chers messieurs,

J’ai honneur de venir respectueusement solliciter auprès de votre science immortelle, un conseil pour ma carrière d’écrivain qui peine à commencer. Je suis un jeune écrivain africain, africain de peau noire, je tiens à le préciser, car les choses ici ont bien changé depuis que vous avez quitté ce bas monde. Je ne sais pas si de votre nid haut perché vous avez pu vous-aussi vous fabriquer des télescopes qui vous permettent de voir ce qui se passe sur la Terre. Vous me verrez dans ce cas assis devant une drôle de machine qui reproduit des notes dans cette langue qui jadis a fait votre fierté. J’espère tout du moins que vous avez entendu parler d’un certain Senghor, avec qui vous devez probablement avoir beaucoup de choses à échanger, depuis que lui aussi a franchi le Rubicon de la vie terrestre.

Ma situation, ma foi, est un peu embarrassante pour quelqu’un qui aspire à embrasser la carrière d’écrivain. Mais enfin, à quoi bon tergiverser, voici mon problème : je n’ai pas d’inspiration.

Notre littérature, voyez-vous, est née dans des conditions bien particulières : Affirmation et valorisation de la culture noire, qu’on disait à l’époque. C’était, je ne sais pas si cette référence vous dit quelque chose, dans les années cinquante, quand les premiers des nôtres sont sortis diplômés de vos écoles. Le défi était important, l’enjeu stratégique. Après avoir, plusieurs siècles durant, été réduits au simple rôle de bête de somme, aux facultés intellectuelles douteuses, à l’âme insistante, nous pouvions, par l’écriture, exposer le témoignage de notre humanité, de notre universalité. Le Noir, ce soi-disant descendant de Cham, pouvait enfin accoucher sur du papier les circonvolutions de son esprit torturé. Les sujets abondaient, on les ramassait à la pelle. Nous avons trempé nos plumes dans le sang de nos frères suppliciés sur les bateaux négriers. Des cris des esclaves dans les chants des cotons, nous avons écris des hymnes à la souffrance. De l’arrogance du colon siphonnant les richesses de nos pays, nous avons écris des drames dignes d’Epicure.

Puis il y a eu les années soixante, avec les indépendances. Ô, indépendance ! Mot libérateur, mot enivrant, malin mot. Vous auriez dû voir ça. Le spectacle en valait le déplacement. Encore une fois, j’espère vraiment que vous avez la technologie des télescopes. Pour faire la fête, l’Africain n’a pas son pareil. Nous avons tellement ripaillé, tellement jubilé que le temps de nous rendre compte que la fête s’éternisait, il était trop tard : notre liberté nous avait échappé des doigts. Nos propres frères, ayant pris vos habitudes soit lors de leurs études chez vous ou simplement parce que vous ayant servi ici, chez nous, fondirent sur les places laissées vacantes par votre départ et renforcèrent l’oppression. Quelqu’un ici a appelé ce phénomène : peaux noires, masques blancs. Et les lendemains ont vite fait de déchanter. Et que pensez-vous que la littérature a fait ? Elle a repris du poil de la bête. De la pétarade des exécutions sommaires, de merveilleux alexandrins ont été clamés. Des romans dostoïevskien ayant pour toile de fond le sadisme de nos leaders (Oh oui, on parle ainsi de nos jours) ont fait le tour du monde, récoltant ici et là des prix, synonymes de notre percée dans l’intelligentsia planétaire. Du soleil des indépendances, nous avions basculé à l’éclipse de la liberté, et la littérature était là, témoin privilégié de cette page sombre. Les lettres pouvaient rendre compte, au quotidien, comme vous l’aviez fait à votre époque, des dérives de nos contemporains.

Puis, au bout d’un quart de siècle de saisons giboyeuses pour l’inspiration littéraire, les vôtres ont trouvé un pernicieux moyen pour nous mettre les bâtons dans les roues : ils nous ont imposé la démocratie. Enfin, ils ont imposé ça à nos dirigeants, - parce que nous, vous vous imaginez bien qu’on ne demande jamais rien à nous autres – donc, ils ont obligés nos dirigeants à accepter la démocratie. Démocratie : du grec demos qui veut dire peuple, et cratos : pouvoir. Le pouvoir au peuple donc. Enfin, je ne vais pas vous faire un dessin, vous savez sans aucun doute quoi il est question. Mais alors, si le peuple a le pouvoir, c’est un peu la merde, pardon – on prend de ces habitudes aujourd’hui– c’est très fâcheux pour notre littérature. Parce que notre peuple, il souffre toujours certes, mais à qui s’en prendre ? Les gouvernants, c’est nous qui les élisons, et s’ils ne font pas l’affaire, nous les virons par notre suffrage. Par conséquent, pour un art versé dans la victimisation de ses sujets, l’inspiration littéraire se retrouve en sérieuse difficulté.

C’est la raison pour laquelle je vous envoie ce billet bien audacieux. Vous, monsieur Baudelaire, vous n’avez pas votre pareil pour peindre sous un jour avenant la plus lamentable des misères, et j’ai confiance en votre verve pour éclairer mes muses. Quant à vous, monsieur Voltaire, votre réalisme m’a toujours émerveillé. En ces moments sombres pour notre littérature, je me remets à votre pragmatisme.

Dans l’espoir de vous lire tantôt, veuillez agréer, chers messieurs, l’expression des mes terrestres salutations.

Signé, votre humble serviteur Gray Tamera.

J’ai filé la clef usb à Sardine, et j’ai dû courir sous la douche, parce qu’autrement, je n’aurai droit à rien pour le reste de la journée.

 

Par Gerry - Publié dans : Inspirations - Communauté : L'écriture dans tous ses états
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Samedi 2 mai 2009 6 02 /05 /Mai /2009 21:10
Une expérience existentialiste que j'ai faite là. J'étais là au grand marché, à attendre je-ne-veux-pas-dire-de-quoi-il-s'agissait. J'avais vingt minutes à bruler devant un magasin. Mais n'ayant pas que le temps à bruler, un peu de graisse par ici, un bout de mélanine à cramoisir par là, j'ai fini par me livrer à l'observation de cette vie grouillante qui s'agitait autour de moi, au rythme des grelots, des klaxons, des chamailleries, et de l'appel du muezzin, quelque part en fond sonore.
Et là, subitement, parce que je n'observais rien de particulier, je l'ai vu; l'homme du marché.
Je l'ai vu dans le ventre de cette femme imposante, la main sur la hanche, qui difficilement quitte son étal pour filer au petit coin, en demandant à la voisine de garder un oeil au cas où.
Je l'ai vu, babillant sur le dos de la femme portefaix. Il a quelques mois, de la morve au nez, un morceau de plastique d'une lointaine sucette coicé entre ses lèvres. Sa tête est secouée sans cesse par le grands sac contenant des chausures d'occasion que maman a sur la tête, mais déja, il a dans les yeux cette résignation qui ne le quittera plus.
Je l'ai vu à neuf ans, avec des sacs en plastique dans la main, une dizaine. Il ne crie pas à la vollée. Il ne vend presque pas. Il se promène, attends de se faire interpeller. Il pique, quand c'est possible, un beignet sur l'étalage d'une gamine de son age. Deux sandales de couleurs différentes aux pieds, il avance, telle une gazelle dans sa savane natale: insouciant, repus de cette vie chamarrée.
Il est repassé devant moi, une dizaine de jeans sur l'épaule. Il a dix sept ans. Il est tout en muscles, pas musclés, mais du muscle comme des lianes sur du granit, le visage vérolé. On s'apperçoit qu'il s'y connait en femmes. Il a cette façon de les regarder quand elles passent, genre le type qui a passé que l'oral de l'examen. Il n'a pas eu l'occasion de traiter le sujet. Je l'imagine la nuit, rasant les murs de ces lieux où les femmes dans un feulement évanoui se donnent à des inconnus, moyennant quelques pièces de monnaie hativement glissées sous la natte. Maladroit, il se fait guider, jusqu'au méat qu'il laboure en poussant des cris rauques, sous les "chuts!" des autres compagnons de rut. La femme reste pour lui un mystère, un sujet de philosophie qu'il n'ose aborder, de peur d'abonder dans les sens des hommes qui bordent ce marché bondé.
L'homme du marché, je l'ai vu, la quarantaine passée, les tempes grisonnantes, savourant le thé à l'ombre de son étal de chemises made in china. Il a dans son regard, l'expression de déja vu. Sa vie, il a l'impression de la vivre à répétition. Dans son air faussement grave, se retrouve cette vieille enfance qu'il n'a jamais quittée. Son affaire est prospère. De son étal, il distribue des petits paquets de chemises aux jeunes qui repartent à la criée.
Je croyais le laisser là, l'homme du marché, mais en quittant mon magazin, je l'ai encore vu, avachi telle une algue marine au pied d'un mur. Couché à même le sol, sur des cartons de téléviseurs chinois. L'oeil torve, les narines pincées, il crachait ses boyaux sous une toux inextinguible. Quelques mouches, fidèles associées de son iliade géolocalisé, accompagnaient son cortège funèbrisant en dansant la gigue au-dessus de sa tête.
Nos regards se sont croisés, et il m'a fait un clin d'oeil, l'homme du marché. Je me suis senti honteux, mais lui s'en foutait. Aujour'hui, demain, dans quelque jours, il sera de nouveau dans le ventre gorgé de placenta d'une femme qu'il aurait ensemencé, lui, l'homme du marché: vie cyclique, sysiphique, où la notion d'existence est une hérésie. Hola! que voila le faux de l'inquisition.
Je me suis retrouvé, sans savoir pourquoi, à envier cette existence, faite de lendemains qui meurent faute d'avoir été conçus. Dieu, ce que ça fout les jetons de savoir qu'on à 34 piges, qu'il nous en reste peut être moins à vivre, et que le christianisme, si Jésus s'est trompé, ça va être la merde après, et que même s'il ne s'est pas gourré, vivre l'éternité assis pas trop loin de Dieu le père, tu parles d'un avénir
. Ce le fout mal, et qu'on le veuille ou non, on y pense parfois, on est angoissé par cette histoire qui fait que finalement, et bien, on passe à coté de la vie que vit l'homme du marché. L'angoisse, l'angoisse existentielle, qu'ils appellent ça.
Et l'autre con qui fait des clins d'oeils parce qu'il s'en fout de ma vie que je veux forcément voir à l'écran, au lieu d'être à sa place, sur scène, dans l'oeil de la camera. Si seulement j'avais réfusé d'écouter toutes ces conneries à la descartes, quel acteur aurai-je été alors!


*Assigamé est le plus grand marché de Lomé, situé dans le quartier d'Adawlato. On le connait à lomé sous le nom de grand marché.
Par Gerry - Publié dans : Inspirations - Communauté : L'écriture dans tous ses états
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Mercredi 29 avril 2009 3 29 /04 /Avr /2009 18:00
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Un parti politique: Réponse C
Un équipementier sportif: Réponse D

Pour être sérieux, c'est aujourd'hui que j'ai dévouvert le logo de l'OBUTS, l'Organisation pour Batir dans l'Union un Togo Solidaire, le Parti politique d'Agbeyomé Kodjo.

L'imagination est ...grande. On va dire grande pour faire court.

Par Gerry - Publié dans : Délires - Communauté : BLOGS, en parler ...
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Mercredi 29 avril 2009 3 29 /04 /Avr /2009 15:42
Il est paru il ya seulement un an, son site internet seulement il y a quelque mois, et déja, ce mensuel se positionne comme l'une des références les plus crédibles en matière de diffusion de l'information au Togo. Qu'on aime sa ligne éditoriale ou qu'on la déteste, Focus infos intrigue. C'est un journal gratuit, sans puclicité. Il est imprimé sur du papier offset de qualité, en quadri sur une machine offset deux ou quatre couleurs, avec des graphismes somptueux.
Même si sa critique acerbe du régime en place laisse à penser qu'il a des accouintances avec l'opposition (l'élégie faite à sylvanus aloympio dans la dernière parution est un autre signe de ce penchant) - je trouve que douter de l'ethnocentrisme de sylvanus est du négationisme, de même que ne lui trouver que des défauts - c'est l'un des rares journaux de la place à faire preuve d'un réel professionalisme dans le traitement de l'actualité. L'expression des journalistes n'est pas pas balancée à la va comme je te pousse, il y a une véritable recherche de l'information contratictoire, et les dossiers sont d'une clarté qui me fait souvent soupirer d'aise. Voila notre togolité, cette excellence qui nous colle à la peau à l'étranger, qui s'exprime enfin, avec l'insolence d'une fleur tropicale.
Des journalistes surtout très documentés, qui disposent même dans les arcanes du pouvoir des relais importants: c'est bluffant.
Leur site internet, qui ne récoltait il y a quelques mois encore que quelques visites par jour, a réussi un vrai coup de charme ces derniers jours, surtout dans l'affaire d'atteinte à la sureté de l'Etat. Par leur capacité à publier presque en temps réel les étapes de cette affaire, ils ont réussi à détroner des sites comme icilomé.com ou togoforum.com en terme de "premiers clics", la diaspora commençant à aller sur focusinfos.com lire les dépêches, avant de les approfondir sur togoforum.com ou icilomé.com.
C'est une voie que d'autres journaux locaux gagneraient à suivre, en vue de diversifier leur lectorat, et séduire surtout les annonceurs togolais qui n'ont pas encore investi internet.
Cependant, il faut bien avouer que ce journal a des faiblesses. J'ai déja parlé de sa ligne éditoriale qui penche un peu trop souvent vers l'opposition, même si par moment, l'UFC en prend pour sa garde aussi. Les faiblesses que je lui trouve sont dans la charte graphique, sa distribution, et pour finir, le site internet.
La chartes graphique du journal est plaisant, plein de couleurs, tellement coloré que pour finir, et bien, ça fait bande déssinée. Hola! faut pas exagérer, mais il faut avouer que ça ne fait pas très sérieux, ces titres de rubriques colorés couvrant 1/8 de la page. Un aussi excellent journal d'analyse aurait dû, à mon sens, se faire la dispense d'une telle fantaisie.
La distribution à mon avis est un autre handicap. Je vais encore titiller mes concitoyens, mais le Togolais aime trop ce qui est gratuit. J'ai mis quatre mois avant de découvrir ce journal, et puis, depuis, au moins à trois reprises, chaque fois que je me suis pointé dans une lieu de distribution avec une journée de retard, y avait plus rien. Les gens prennent le journal parce que c'est gratuit. Même le vioque qui n'a jamais lu de sa vie, en prend parce que c'est gratuit. Et ceux qui le peuvent, viennent se servir deux fois, du moment où c'est gratuit. Résultat, dur de se procurer du papier. Et c'est bien dommage. Il faudra peut être en imprimer 15 000 exemplaires.
Autre réserve, mais qui concerne la philosophie du journal, c'est le refus de publicité. A mon avis, c'est un snobisme qu'on pourrait éviter. Nous avons besoin de pionniers dans notre pays, des gens qui montrent la voie. Il nous faut des exemples à suivre. Sachant qu'un journal tire ses ressources de la vente de ses journaux et surtout des annonces publicitaires, la pratique de focusinfos, qui dispose de sources de financement inconnues, n'incite pas l'imitation, et c'est bien dommage.
Pour finir, concernant le site, je dois dire que module de lecture de news de la première page, qui est paramétrée sur 5 secondes, aurait pu être montée à 7 ou voire 10 minutes, pour permettre à l'internaute de lire le chapeau des articles sans être obligé de cliquer sur le lien, et surtout à la lecture des articles à la une, qu'un module (le webmaster joomla me comprendra) puisse renvoyer sur les articles en relations, pour qu'on ne soit pas toujours obligé de revenir à la page de garde. Pour finir, fucusinfos se doit de faire une différence entre la version pdf de son RIP, qu'il envoie à l'imprimerie, et la version numérique du journal. Le journal en pdf tel qu'on peut le télécharger sur le site est pénible à lire, à moins de disposer d'une écran 21 pouces et supérieur. Je pense qu'il serait souhaitable que la version pdf du journal soit un véritable ebook, dans lequel on peut naviguer grace à des signets. Pour finir, pourquoi diable ne trouve-t-on pas les articles de la version papier sur le site internet?
Voila pour ce que je pense de cette remarquable initiative. Si je devrais élire un journal de l'année, je crois que sans conteste, ce sera focusinfos.com

Par Gerry - Publié dans : Info togolaises - Communauté : blogueur africains
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Mercredi 29 avril 2009 3 29 /04 /Avr /2009 00:38
J'ai retrouvé ce griot, au style plus babacool. J'ai aimé. Par contre, pour greffer du jazz ou du hip hop dessus, faut le faire.
Avis aux amateurs.

Par Gerry - Publié dans : Délires - Communauté : blogueur africains
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Dimanche 26 avril 2009 7 26 /04 /Avr /2009 23:29
J'ai retrouvé cette vidéo avec une certaine délectation, juste parce qu'elle représente cette dialectique propre à ce phénomène très à la mode en ce moment, qu'on appelle ethnique.
Normalement, je devrais m'extasier, comme j'ai vu plusieurs personnes le faire sur youtube, devant les prouesse musicales de l'artiste, qui arrive à produire ce son rien qu'avec cet intrument. Si je le fais, je suis soit hypocrite, parce que comparée à d'autres instruments, la guitare, le violon, la cora ou même le balafon, c'est plutôt pouet pouet comme dirait l'autre, soit je suis un fier défenseur de notre culture. Dans ce cas, je serai même disposé à trouver dans le pêt lâché par un bouseux après avoir ingurgité la veille quantité de véyi*, de belles notes musicales, le vent laché par le type étant africain, bien entendu.
Donc, extasions-nous, inclinons-nous devant ces prouesses musicales, ou pourfendons-les, en moquant ces Africains qui, non content de n'avoir pas inventé la roue, malgré qui soient tombés dans le berceau de l'humanité (comme Obélix dans la marmite) ne sont pas fichus de trouver des instruments de musique dignes de leur émotion.
Après toutes ces élucubrations, je ne serai pas plus avancé.
S'il est une raison pour laquelle je suis d'accord avec le phénomène éthique, c'est bien la culture de la diversité, et dans une certaine mesure, la préservation du patrimoine.
Et c'est là que se joue le drame dans notre pays. Ce patrimoine fiche le camp, par la porte de derrière que nous avons oublié de fermer. Ce gars est mort depuis quelques années, et personne (enfin, à ma connaissance) n'a repris le flambeau. Et c'est bien dommage.
En attendant, merci à youtube et au numérique de nous aider à gouter encore ces rythmes qui ont bercé notre enfance.

Par Gerry - Publié dans : Coups de coeurs - Communauté : blogueur africains
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Parcours de combattants, roman


Extraits et synopsis.
synopsis
La mort du Pr Bitimuku
Madame Heanandez
Univers carcéral
allez sur le site de l'éditeur en cliquant ici.

ISBN : 978-2-296-06935-0 • avril 2009
 

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