Mercredi 3 septembre 2008 3 03 /09 /Sep /2008 14:29
J'ai déja posté un commentaire sur le développement de l'internet et ses opportunités pour l'Afrique.
Je n'aime pas parler de l'Afrique, aussi me limiterai-je au Togo, mon pays.
Le moins que l'on puisse dire est que nous ne profitons pas efficacement des opportunités d'internet dans notre pays. Alors que cela devrait être un outils de relance phénoménal - si tant est qu'on puisse se relancer - nous galvaudons nos chances.
Bien sûr, c'est vite fait de dire que les autorités ne font rien pour inciter la consommation d'internet. Je paie 53 000 FCFA, soit environ 80 euros mensuels, pour avoir du 128kb en illimités. Quand le Smic est à 17 000F, c'est clair que internet reste un luxe. Mais au même moment, ceux qui ont le privilège de bénéficier de cet outil ne le valorisent pas.
Aujourd'hui, la plus part des sites dont le sujet concerne le Togo qui marchent vraiment sont soit le fait des Togolais de la dispora, ou tenus par des expats chez nous.
Pourquoi ne pas multiplier les blogs, forums, sites pour amener les étrangers à mieux nous connaitre, et à envisager une collaboration renforcée par l'usage du multimédia en informatique.
Je vois des jeunes qui passent leur temps à chatter sur les sites de c..., ou à se rincer l'oeil. Les filles sont à la recherche de blancs ( même moches on s'en fout) pour relations sincères devant aboutir dans les plus brefs délais au mariage.
Et pourtant, il y a tant à faire.
Un des bloggueurs sur grioo.com, voir l'article ici, disait d'ailleurs qu'on avait même pas besoin d'un ordinateur pour coder, ainsi que le fait admirablement bien l'INDE. La programmation est un langage logique, compréhensible par un lycéen lamda. Pourquoi n'arrivons nous pas à imiter, à défaut de créer, ce qui marche chez les autres?
Internet aujourd'hui, conjugué à un effort urgent du gouvernement pour baisser les coûtsd'abonnement , peut être un formidable tremplin pour combler certains faussés,,, mais ça, c'est une autre paire de manche.
Faut que je revienne sur le sujet.

Par Taméra - Publié dans : Actualité africaine - Communauté : blogueur africains
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Mercredi 3 septembre 2008 3 03 /09 /Sep /2008 12:49
Ce matin, je ne sais pourquoi, j'ai fait une recherche sur le mot nawda dans google, juste pour savoir ce qu'il y avait sur la toile concerant mon ethnie.
Je suis tombé sur le blog d'une cousine (enfin, elle est de mon village et connaissant les filiations, il y a certainement une parentée en grimpant un peu le baobab généologique) toute française qui était fier d'être togolaise. Cela m'a secoué la fibre PATRIOTIQUE, et je me suis dit qu'il fallait quand même que je reprenne l'écriture de ce blog.
Il y a un grand devoir de témoignage pour notre pays. Témoignage de ce que nous vivons au quotidien, sans passion et sans préjugés.
Il faut que nous montrions à ceux qui vivent à l'étranger notre pays, nos cultures, les choses qui avancent, et celles qui réculent aussi.
Tout n'est pas aussi noir qu'on le pense.
Aller, je pense que mon APN va entrer en jeu.
J'oubliais, le blog de ma cousine: http://princesse.tiffany.over-blog.com
A visiter, et chapeau pour toi, Tiffany.
Par Taméra - Publié dans : Coups de coeurs - Communauté : BLOGS, en parler ...
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Jeudi 15 mai 2008 4 15 /05 /Mai /2008 22:51

Ce mardi, voyage expéditif au Benin, pour travailler sur un contrat de représentation. J'attends cet instant depuis longtemps. Les gens ont tellement loué le miracle béninois.

Nous arrivons à la frontière avec du retard. Presque midi. Les formalités se font sans problème. Dès que je suis de l'autre coté, il y a deux choses qui me sautent aux yeux. La première est qu'il y a très peu d'affluence autour du poste. La cohorte de colporteurs de tous bords est moins présente, il y a moins de camion qui obstruent la route. La seconde est que la route est excellente. Enfin, une vraie route quoi. Qu'à cela ne tienne. Tout le monde sait que nos routes sont dégueulasses.

De la frontière à Cotonou, rien de vraiment impressionnant. Certes, il y a ces moto-citernes (photo) qui ravitaillent les vendeurs d'essence frelaté, et le prix du carburant à la pompe, qui est de trente cinq francs inférieur au notre.

Cotonou a des allures de ville moyenne. J'ai l'impression qu'il y a plus d'ordre. Alors qu'il y a une dizaine d'années c'était la jungle surtout chez les zémidjans (moto-taxi), là, j'ai trouvé même ces messieurs organisés. Ils portent tous une chemise orange reconnaissable, ils ont leur station, et ils sont même sympathiques. Ils nous ont indiqué la voie à plusieurs reprises.

Les routes sont bien faites. Les routes importantes ont 6 voies, les feux fonctionnent et sont respectées. Nous sommes allés dans une galerie, une peu comme dans une vraie ville quoi. J'ai mangé d'excellentes pizzas, à 3000f l'unité.

Tout ça est bien charmant, et accessible. Cette organisation est à notre portée.

Encore faut-il en avoir la volonté.

Pauvre de nous.

Par Taméra - Publié dans : Actualité africaine - Communauté : blogueur africains
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Vendredi 2 mai 2008 5 02 /05 /Mai /2008 11:09

 

Le constat est là, fracassant : Je suis en train de délaisser mon blog.

Comment une telle chose est-t-elle possible ? Chaque jour, je sillonne la ville de Lomé, et ma tête s'emplit d'image, de pensées que je me promets de rapporter le soir…mais à l'heure venue, je suis dans l'incapacité de le faire. Soit parce que le courant a été sucré – Le Togo vit une période de délestage – ou alors l'électricité vient d'être ramenée et que j'ai plein de choses à faire sur internet.

La plus part du temps, je dois l'avouer, je suis plutôt occupé à travailler au référencement de l'agence Templiers. Les personnes avisées ont du se rendre compte que j'ai essayé de faire remonter le trafic de l'agence et créant moult liens externes sur ce blog. C'est piteux, mais en searchant sur google, on voit bien que ça marche.

Le sujet que je compte aborder, ou survoler, c'est le sit-in organisé par certains de mes compatriotes devant l'ambassade des USA au TOGO pour réclamer…et c'est là que le bas blesse, tout devient alors touffu. Les uns veulent des visas, rien que des visas, d'autres, le remboursement des frais engagés, et pour les derniers, un réexamen de leur dossier.

C'est tout simplement hallucinant. Ce gens ont pourtant souscrit à une loterie ou les conditions de sélection sont claires, où il est même stipulé que seule la moitié des personnes sélectionnées sont retenues, et que les frais engagés durant les démarches administratives ne sont pas remboursées. C'est à ces moments que j'ai honte des miens, enfin, de certains des miens, de ce manque de dignité qui occulte les efforts du reste de notre peuple pour accéder à l'humanité universelle. Certes, vous me direz que j'exagère un peu, mais des slogans tels : Nous avons faim, au secours sont d'une puérilité infamante.

Ma nouvelle vie n'est pas si facile. Je dois ferrailler dur, pour arriver à mes objectifs. C'est pénible, mais aussi exaltant.

Aller, il va falloir que j'y aille. Merci à toi, bloggeuse, pour votre rappel à l'ordre. Comme le disait un de mes amis, il faut que je me relance.

Par Taméra - Publié dans : Actualité africaine - Communauté : Les relations Europe Afrique.
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Lundi 14 avril 2008 1 14 /04 /Avr /2008 22:00
Je ne parles plus que de cette agence ces derniers temps. Vous avez raison, mais mon pari est grand. Montrer qu'en Afrique aussi, comme partout aileurs, l'idée est rentable. Tout est partie d'une idée.
Donc, un blog pour templiers, à cette adresse: http://agencetempliers.over-blog.com si ça marche pas, cliquez ici
je l'ai appelé le Mess des Templiers, mess pour dire cercle, et comme les templiers étaient quand même des chevaliers, ou par extension, des officiers, le tour est joué.
Je ne sais pas ce que tout ceci va donner. Aujourd'hui, j'ai lancé ma campagne google adword. Je suis impatient de voir les résultats.

Par Taméra - Publié dans : Actualité africaine - Communauté : BLOGS, en parler ...
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Dimanche 13 avril 2008 7 13 /04 /Avr /2008 23:55
oups. L'adresse du site est réellement www.agencetempliers.com si ça ne marche pas, cliquez ici
Un blogueur m'a interpellé tout à l'heure, concernant ce type de commerce. Pour dire vrai, les Africains ne sont pas friands de ce moyen de paiement. D'abord parce que pour trouver une carte bancaire, il faut se réveiller de bonne heure. A lomé par exemple, j'ai fait la demande pour une carte Visa que j'ai eu au bout de cinq mois, et elle ne marchait pas pour le commerce sur internet. Je me suis porté sur une carte prépayée mastercard. Ca marche, mais ceci n'est lié à aucun compte. Donc gestion par internet, enfin, relevé par internet. Donc, impossible par exemple de se faire vérifier par paypal.
En plus, pour avoir un compte sur paypal par exemple, faut résider dans un pays dit développé. Enfin, toute une galère. Mais je suis enfin au bout de la galère. En mettant du sien et de la volonté, j'offre finalement une plateforme de paiement en ligne et d'autres services facilement retrouvables sur mon site.
Par Taméra - Publié dans : Actualité africaine - Communauté : Les relations Europe Afrique.
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Dimanche 13 avril 2008 7 13 /04 /Avr /2008 16:52

Les voiles tombent. Allons-y donc de bon cœur.

L'agence templiers, que vous pouvez retrouver à l'adresse www.agencetempliers.com, est ma petite création. Il s'agit d'une agence spécialisée dans les services à la personne, services aux entreprises et e-services. Le commerce électronique en effet me tient très à cœur, mais c'est un parcours de combattants. En Afrique, très peu de personnes font confiance à ce moyen de paiement. C'est juste un test, si ça marche, les opportunités sont immenses. Allez, je vais parler de tout ça plus tard. Pour le moment, je n'ai pas la tête à ça.

Par Taméra - Publié dans : Coups de coeurs - Communauté : Les relations Europe Afrique.
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Mercredi 2 avril 2008 3 02 /04 /Avr /2008 23:59

Il y a très longtemps de cela. La porte s'est ouverte. J'ai fermé les yeux. Encore une hyène venue se vautrer dans mon malheur.

C'est fini. Vous êtes libre. Cela m'a paru irréel. Cet homme, aussi jeune que moi, m'annonçant la fin de ma captivité. Il y a si longtemps.

Je n'ai pas cillé, ni soufflé de bougie. J'ai juste pensé que j'avais franchi une étape, une de plus. Il y a si longtemps.

Aujourd'hui, oui, je laisse tomber les masques.

Durant deux ans, j'ai entretenu ce blog dans le plus grand anonymat. Aujourd'hui, je sors un peu de cette ombre, je tâte la lumière pour dire que mes posts que les lecteurs égarés ont pu lire durant tout ce temps, étaient ceux d'un militaire, un officier amoureux de son pays, des siens. Oui, un saint-cyrien d'une promotion assez récente.

Aujourd'hui, une autre page se tourne, une nouvelle vie s'ouvre, faite d'autres défis.

Je suis en non-activité, en disponibilité comme les civils le disent. Pour un temps. C'est le temps de se découvrir, de se mesurer à ses propres démons.

Une nouvelle vie et une nouvelle sève. J'en dirai plus tard.

Par Taméra - Publié dans : Délires
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Lundi 25 février 2008 1 25 /02 /Fév /2008 07:20

Demandez moi quel est le rapport entre le taulard que je suis, dans mon 9m² aux fins fonds de la savane africaine et les Polonais, et je vous répondrai : courage. Délire ? Non. Je parle de courage polonais. Je n'ai jamais su à quoi cela faisait référence, mais j'ai lu dans un livre, il y a très très longtemps, que lorsque quelqu'un consomme une grosse dose d'alcool en vue de poser un acte d'une grande hardiesse, on parle de courage polonais. Un Polonais pourrait expliquer. C'est ce que j'ai fait hier.

J'ai eu la visite de quelques amis hier soir. Joyeux prétexte pour tâter de la bouteille. Et j'y suis allé de bon cœur. Et d'une, et de deux, et c'est parti. Au pas au pas, au trot au trot, au galop, au galop. Avant 19 heures, j'étais schlass. Bien parti quoi !

Sur le coup, qu'est ce qui nous arrive ? Coupure de courant. Qu'à cela ne tienne. Une douche rapide, du jazz plein les oreilles, et j'ai offert 92 kilo de viande et d'os à l'orgie des moustiques. C'était bath. J'étais là, allongé de tout mon corps. Je les sentais, ces petites pestes m'empiffrer goulument, et j'aimais ça. Leger, m'entendant ronfler par un quelconque tour de magie, j'avais la palpitante impression d'avoir ni, pardon, d'avoir roulé la terre entière. Je me moquais de leurs calculs, de leur sournoises intentions. Je me suis endormi dans la moiteur insoutenable, avec dans les tympans le ricanement de ma victoire.

Ce matin, pas de gueule de bois. Simplement le souvenir d'un rêve oublié. Les choses autour de moi sont devenues familières. Surtout ne pas donner l'impression que tout ceci est normal.

Lecture toute la matinée. Quelques coups de fils, reçus de part le monde, confirment mon humanité. Merci à vous, lecteurs de ce blog, qui se demandent quel délire je vous sers. Je sais, depuis le post « taulard comme tocard » je suis plutôt incohérent. Un de ces jours.

Journée calme. Peu d'animation dans le voisinage. Visite de quelques charognards. Mais le fauve a encore un bon coup de griffe. On est loin de la dernière estocade. Ils se sont retirés, dépités de me voir en si bonne forme.

Journée sans appétit. Je lui du Agatha Christie. Le Crime du Lorient-Express. J'ai déjà lu. Mais au point où j'en suis, tout est bon à prendre. Tout d'un coup, je me suis rappelé de l'expérience d'hier soir, et j'ai demandé qu'on m'envoie une bouteille de ma cave personnelle. Un excellent Château Bellevue du Pin du meilleur goût. S'il faut tâter de la bouteille, tant qu'à faire, faisons le de la plus belle manière.

Je n'arrive pas à écrire. Ayant un voisin d'infortune, je ne puis me résoudre à rester longtemps à écrire, au détriment de la causette que nous faisons par moment, histoire de tenir le coup. Je me maudis pour cette faiblesse. Il va falloir que je rentabilise ces instants malgré tout.

Devise de la journée. Cela tombe sur le sens. Que dieu bénisse la Pologne.

Par Taméra - Publié dans : Délires
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Samedi 23 février 2008 6 23 /02 /Fév /2008 23:53

Ce matin, réveil tardif. 9h30. Je me suis couché tard, hier ; vers deux heures. J'ai résisté à la lumière insidieuse, je me suis emmitouflé dans le drap et j'ai enfoncé mon faciès dans la mousse. Ca m'a réussi. Mais j'ai la gorge en flamme. Ce qui veut dire que j'ai certainement ronflé comme un porc. Pauvre voisin d'infortune.

Pour me brosser, il n'y avait pas d'eau au robinet. Un malin arrosait ses plantes en bas. J'ai dû me rabattre sur l'eau chaude du café. Remarque, ça a dû les curer à fond, mes dents, avec cette température.

Hier, j'étais à la douche, face à la porte de la cellule quand j'ai vu un gars, qui nous avait amené je ne sais plus quoi, sortir, fermer la porte, pousser la targette et mettre le cadenas (enfin, ça, je l'ai entendu). Ceci m'a fait drôle. Ainsi, j'étais vraiment reclus, comme dans le vrai. Une histoire de oufs ! comme le dirait un de mes camarades.

C'est étonnant, mais je n'arrive point à avoir de l'envie pour ceux qui sont autour de notre bâtiment. Qui circulent, se chahutent, étalent de façon goguenarde leur liberté. Je les vois par les fenêtres. J'aimerais ne pas regarder, mais je n'ai guère le choix. Les lames sont brisées sur certaines fenêtres, et il faut bien aérer. Il fait une telle chaleur ici. Serait-ce une résignation. Je ne le pense pas. C'est l'application pure et simple de mon éternel pragmatisme. Ma femme en a marre quelque fois, de cette attitude. Mais pourquoi envierai-je une chose que je ne puis avoir tout de suite ? Enfin, que déjà j'ai décidé de ne pas avoir tout de suite.

De là, je me suis penché sur les passions. Quelles sont mes passions ?

J'aime ma femme. C'est normal, autrement, pourquoi l'aurai-je épousée ? Mais s'agit-il d'une passion ? Définissant passion comme un élan irraisonné et irrationnel en direction d'un objet, d'un sujet ou d'une personne (je sais, c'est certes limité, mais c'est ce qui m'est venu à la tête), je ne dirai pas que je suis passionné de ma femme. Je l'aime et je sais pourquoi je l'aime. Si un jour, ces raisons disparaissaient, je pense que je ne l'aimerai plus, ou plus autant.

J'adore l'informatique, ce monde irréel qui permet de donner libre court à mon imagination. Mais là aussi, sans aucune passion. Quand je me retrouve sans ordinateur, je fais sans.

Et la haine alors ? Pourquoi ne suis-je pas en mesure de haïr ? Depuis quelques années, je me fais trahir par des gens que je considérais comme des amis. Et pourtant, je n'arrive pas à les haïr. Je ne parviens pas à leur souhaiter malheur. Je ne sais pas le faire. Est-ce dû à mon éducation ? La culture nawda est très tolérante. Quel est le poids de la sociologisation dans cette attitude ? S'agit-il plutôt de mon histoire personnelle ? Pourquoi n'éprouverai-je pas moi aussi ces sentiments forts et irraisonnés, capables de me transformer en une bête avide de sang ? Je raconte n'importe quoi.

Être et durer, devise de la journée. Je sais, c'est mytho.

Par Taméra - Publié dans : Délires - Communauté : BLOGS, en parler ...
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Samedi 23 février 2008 6 23 /02 /Fév /2008 01:13

En ces temps là, se dévoilent les amitiés enfouies, les liens de cœurs.

En ces temps là, les sourires se font rares, pris au piège de l'hypocrisie

Les visites sont appréciées, mais qui sont ces gens qui glapissent ?

Et se gargarisent des relents de ma douleur présumée

En ces temps là, voici venue l'heure des indépendances

Sur les cimes des étoiles, crions notre vigueur retrouvée

En ces temps, les loups attendent la complainte de l'agneau

Mais mon bouclier est d'airain, et l'ivresse ne m'abandonne point

Par Taméra - Publié dans : Délires - Communauté : BLOGS, en parler ...
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Samedi 23 février 2008 6 23 /02 /Fév /2008 01:13

Ce matin, allez savoir pourquoi j'ai pensé à ça. Reclus dans ce 9m², je sublime mes envies par des rêves d'espace. Crapahuter, c'est marcher longuement, ahaner, un sac lourd au dos, au point de perdre la notion du temps et de l'espace. Je me souviens de ces instants fantastiques, dans la lande bretonne. Au départ, ça parle, ça chahute. Au bout de trente kilomètres, on fait moins le malin, mais on a encore le temps d'observer le paysage, de regarder les grosses vaches dans la prairie luxuriante. Après 60 km, c'est chacun pour soi. Les pas s'allongent tous seuls. A 100km, l'esprit se vide, le geste devient mécanique, et une sorte de voile nimbe le regard. On marche, la sueur perle sur le front, s'insinue dans la bouche. C'est salé, ça sent la bête, on n'aime ça. Ca, c'est le crapahut. Parfois, on se risque à demander à l'élève chargé de topographie combien de bornes il reste, mais c'est une chose qu'on ne fait pas deux fois. C'est souvent décourageant.

Mon crapahut à moi, c'est rester allongé sur le lit, un livre rivé à 20cm de mon visage. Dans cette position, on ne se rend pas compte, mais on bouge tout le temps : pour soulager une partie du dos, pour capter un rayon de lumière, pour changer de bras. Puis à la fin de la journée, eh bien ! on a l'impression d'avoir crapahuté pour de vrai.

Le refus d'espoir, c'est la devise de la journée.

Hier un ami est passé, pour me dire que j'allais sortir bientôt. J'ai cerné le piège. Je lisais justement un livre où un barjot indiquait que la meilleur moyen de brise le moral d'un otage, était de lui donner l'impression qu'il allait être libéré. On lui fait préparer ses effets, dire au revoir aux autres otages, on lui met un bandeau au visage, puis on lui fait faire un tour qui le ramène à son point de départ. Il n'y a pas plus déstabilisant.

Donc refus d'espoir. Mais petits instants de la vie. Hier j'ai eu la visite de quelques amis. Nous avons fait passer la bière, et nous nous sommes beurrés tranquillement. Nous avons fait comme tout le monde : maudis tous les vioques qui nous empêchaient de tourner en rond, et…nous nous sommes encore beurrés. C'était bien. Instants volés, que je les appelle.

Ce matin, je suis encore tout sale parce que l'eau, ici, est une chose rare. Nous sommes en hauteur, et il suffit qu'un malin oublie de fermer un robinet en bas, que nous en avons pour notre garde.

Tout à l'heure, je suis allé, comme qui dirait au petit coin, et j'ai eu la mauvaise surprise de constater qu'il n'y avait pas d'eau dans le schmilblick. J'ai dû monter la garde devant la porte pour éviter d'aller expliquer à mon camarade d'infortune qu'il avait intérêt à serrer les muscles du postérieur. Instants volés.

Il faut que je me mette à l'écriture d'une nouvelle. J'ai tout en tête, mais le hic est que je n'ai pas une bonne position. J'ai juste une chaise pour mon ordinateur. Et dans cette position, mon cou est vite mis au supplice.

Aller, il faut que je m'y mette vraiment.

Ce que l'on fait de sa vie, résonne dans l'éternité.

Par Taméra - Publié dans : Délires - Communauté : BLOGS, en parler ...
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Jeudi 21 février 2008 4 21 /02 /Fév /2008 10:13

Réveil douloureux. Je voudrais dormir, dormir encore, pousser le temps dans ses derniers retranchements. Le jour a envahi mon univers onirique, l'a submergé comme les flots d'un tsunami maléfique. J'ai ouvert un œil, puis un autre. J'ai frémi du nez, tout en me demandant comment j'ai pu réaliser une telle prouesse. Le drap avait glissé. J'ai tiré. Mais il était coincé sous mon dos, et j'avais carrément la flemme de mon bouger. Alors j'ai laissé faire. Couché sur le dos, pantelant, je suis resté là à regarder cette lumière blafarde m'envouter sournoisement.

Dehors, la vie grouille. Les hommes vont et viennent. Gouailleurs, leur vitalité heurte comme un coup de poing mon instinct de liberté. Mais je reste de marbre. Rien qui puisse m'ébranler.

Je finis par m'ébranler vers les toilettes. Le couvercle du pot est cassé à deux endroits. Ca vous transperce le charnu du postérieur, vous passe l'envie de vous soulager, et vous soulage quand vous vous levez. La couleur du mur, d'un gris foncé, tirant presque sur du noir, et idoine pour l'endroit.

Vite, se brosser les dents, écouter le jazz, lire un bon livre. Puis entamer finalement l'écriture de ma troisième nouvelle.

Gouter à mon humanité, telle est la devise de ce matin.

Par Taméra - Publié dans : Délires - Communauté : BLOGS, en parler ...
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Parcours de combattants, roman


Extraits et synopsis.
synopsis
La mort du Pr Bitimuku
Madame Heanandez
Univers carcéral
allez sur le site de l'éditeur en cliquant ici.

ISBN : 978-2-296-06935-0 • avril 2009
 

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