Samedi 3 juillet 2010 6 03 /07 /Juil /2010 22:57

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Je me penche particulièrement sur Redemare, une sorte de mutuelle justement parce que, eh bien, ça commence par me tenter quand même, leur chose là. 

De quoi s'agit-il? D'abord de ma distance avec les organismes de micro-finance. Non pas pas qu'elles soient mauvaises en soit, mais c'est que personnellement, j'en garde un mauvais souvenir. Un jour, parce que je voulais garder la possibilité de faire un micro crédit si le besoin se créait, je suis allé déposer des sous à IDH Agoè. ça fait maintenant presqu'une année qu'ils sont fermés. Aucune explication. A Lomé, IDH en tant que microfinance a fermé porte, mais continue à exercer à l'intérieur du pays. Je ne sais pas si je suis le seul à me faire avoir, mais mes sous ne m'ont jamais été remboursés, et aussi curieux que cela paraisse, le scandale n'est jamais sorti.

Bref, après une telle aventure, on garde bien entendu des ces institutions une mauvaise image. Ceci était le cas jusqu'à ce que l'un de mes employés ne vienne me parler de Redemare. Voila l'équation. Tu dépose 50 000 f en fonds perdu, ensuite, tu cotises la somme que tu veux, et tu as un revenu mensuel, qui en argent plafonne à 75 000F. Donc, je résume, pour avoir 75 000f/ advitaem eternam, tu fais une mise de 50 000f+ 420 000F. soit, un  bénéfice annuel de (j'espère que je ne raconte pas de bêtises) 1971% (900000F). Si tu veux faire une mise plus grande, tu l'as en biens ou services (crédit téléphonique, carburant, vivres, loyer). C'est vraiment trop beau pour être vrai. Et pourtant, tous ceux qui y sont me jurent que ça marche. Et comme je ne suis pas homme à passer à coté d'une affaire qui va sans doute se casser la gueule sous peu, je crois que je vais faire une mise. Au moins, je pourrai aussi dire, 

"- Moi aussi, le Madof togolais m'a eu.

Bon, pour finir, le sujet "redemare" a déja été bien développé sur l'excellent blog afrobusiness de mon ami wahab, et vous pourrez découvrir aussi sur ce lien, les inquiétudes de l'Association togolaise des consommateurs qui a demandé au gouvernement un éclairage sur le fonctionnement de cette institution.

Allez, j'y vais. Si vous connaissez un gars de IDH, dites-lui qu'il me tienne au courant de la prochaine ouverture de leur agence à Agoè.

Par Gerry - Publié dans : Actualité africaine - Communauté : blogueur africains
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Jeudi 24 juin 2010 4 24 /06 /Juin /2010 01:41

http://www.togocity.com/IMG/lome_2206.jpg

Ce que je crois, c'est que nous vivons désormais sur un baril de poudre, qui peut exploser à n'importe quel moment.

Je le dis d'autant plus que j'ai, par un coup de hasard, assisté à la naissance du mouvement de contestation mardi dernier, à Agoè.

J'allais en ville (j'habite plantation, "rive" droite) quand j'ai été ralenti un peu avant le commissariat, par une vingtaine de jeunes qui se massaient dans la rue. Quelques véhicules ont passé, et la circulation s'est ralentie, puis complètement stoppée. Bien entendu, j'ai, avec la 4x4, franchi le terre plein central et tenté de passer par la seconde voie. Ils ont intervenu, me demandant de m'arrêter et de faire comme les autres. Comme je ne voulais pas m'embrouiller dans des problèmes, j'ai fait marche arrière et je suis revenu chez moi. Deux heures plus tard, tout Lomé s'embrasait, avec pour foyer Agoè.

Bien entendu, la matinée, à moto, j'ai fait presque un travail de reporter, sans appareil photo, pour tater du terrain et en avoir une idée.

Mon idée est que le mouvement a été spontané, sans aucune orchestration. Ce qui est nouveau depuis une dizaine d'année. A force de vouloir affaiblir les syndicat, la base a pris le pouvoir, et agit sans ordre, car sans leader, et bonjour les effets de foule, comme les bus de la poste et de l'UL ont eu à le subir.

Mon idée est que les taximens et zémidjans n'étaient pas les seuls dans les rues. L'espèce de raz le bol s'est emparé de toutes les couches sociales. J'ai trouvé des jeunes élèves dans la rue, et même des fonctionnaires.

Mon idée est qu'il faut en trembler, car des quartiers périphériques comme Agoè et Adidogomé, quartiers réputés favorables au parti au pouvoir, se sont embrasés très facilement. 

Mon idée est que la décision de repercuter la hausse des prix de carburant sur les tarifs de transport va peut être faire rentrer les taximens dans leur véhicule, mais le mal reste. La périphérie a goutté à l'odeur du lacrymogène.

Et ce gaz est un peu comme la nicotine. Une fois qu'on en a testé le goût, on s'en passe difficilement.

La poudrière est là.

Cependant, au delà des émeutes, c'est l'espèce de cynisme dont fait preuve nos dirigeants qui m'afflige. Déja, la semaine dernière, j'avais poussé un coup de gueule parce que sur le site officiel du togo, un article se félicitait du fait que les inondations créent des emplois, sous le prétexte que les pousse-pousses avaient plus de clients que d'habitude. Nous avions trois morts sous les bras, pour cause de ces inondations. J'enrageais.

De même, le fait qu'on augmente le prix du carburant (ils avaient fait exactement la même chose l'an dernier) juste au moment où des milliers de Loméens sont sans abris du fait des inondations me parait insuportable. C'est un peu comme tirer sur une caravane en flamme. Je ne sais vraiment pas si cette augmentation était inévitable (je sais par contre que ma vie va devenir plus difficile) par contre, ne pas temporiser pour le faire au moment où le sinistre est dernière nous est un manque d'humanisme dont aucun gouvernant ne devrait avoir à faire usage.

Allez, puisse Dieu nous aider à nous protèger les uns les autres. Nous aimer aussi, les uns les autres et un peu plus souvent. ça ne mange pas du pain mais du diable si le Togo n'en avancera pas plus..

Par Gerry - Publié dans : Coups de gueule
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Jeudi 24 juin 2010 4 24 /06 /Juin /2010 01:40

 

http://cache.virtualtourist.com/1135615-Busy_street_in_Guangzhou-Guangzhou.jpgQuelque part au dessus du Soudan. : L’avion ronronne paisiblement. Quatre heures de vol sur neuf. Le sommeil s’est enfuit comme un amant éconduit. J’ai beau fermer les yeux, ça ne prend pas. Cet avion est une merveille.

La Chine, d’où je reviens, m’a pris aux tripes, m’a renversé, puis, échevelé, couché sur le dos, j’ai regardé la splendeur de ce peuple millénaire comme un enfant découvrant la galaxie. Si la France, et tous les pays occidentaux que j’ai visité m’ont impressionné, surtout par la majesté des monuments et autres châteaux, la Chine m’a remis à ma place et conquis. Remis à ma place parce qu’en une semaine, j’ai rapidement pris conscience de ma nature lilliputienne.  Dieu, les Chinois sont nombreux, et quand on se retrouve parmi eux, à côtoyer des milliers de vies en de si petits espaces, on réalise assez bien combien on est petit, insignifiant, rien. En Chine, on ressent l’infiniment petit. La réalité est qu’un moment, je me suis retrouvé dans la peau d’une fourmi, perdu dans la fourmilière, insignifiant. La Chine m’a conquis par l’affabilité des Chinois.  Alors que dans mes pérégrinations, la couleur de la peau se reflette toujours comme un miroir dans les yeux d’autrui (occident, Maghreb) ici, le regard est chaleureux, humain. Un regard d’homme face à une homme. Attention, je ne dis pas que les Chinois ne sont pas racistes, je n’en sais rien, mais ils ne sont pas supérieurs. Ce peuple conserve encore la chaleur de relation humaine qui nous caractérise nous autres, pays pauvres, et c’est rafraichissant.  Ensuite, je me demande comment un jour quelqu’un a pensé à imposer la collectivisation à un peuple qui a autant d’aptitude au commerce. Si je devais m’écouter, j’allais dire qu’en Chine, il n’y a que deux activités, commerçant ou ouvrier des TP. Les Chinois vendent tout et construisent tous les jours. Quand je pense que notre hôtel du 2 février, avec 36 (en réalité il y en a moins) étages, on fait le fier. Rien qu’à Guangzhou, je ne sais pas combien de trois fois notre gratte ciel on peut compter. C’est la folie.

A Guangzhou, j’ai fait une rencontre curieuse. Au départ, mon contact à Lomé m’a vaguement parlé d’un jeune Malien que je trouverai sur place, et qui m’aiderait un peu. J’ai ainsi pensé aux jeunes qui partent à l’aventure, et qui font office de guide au commerçant un peu perdu. Le lendemain, quand le jeune homme s’est présenté, il roulait une bagnole tellement impressionnante que je n'en connais pas le nom. Un truc qu’on me donnerai je ne prendrai même pas, pour ne pas avoir à me les casser pour importer les pièces de rechanges. Mais ce n’est pas ce qui fait l’exceptionnalité de ce garçon. En effet, alors que sa tenue vestimentaire (hip hop, pantalon taille basse, T-shirt et gadgets derniers cris) aurait pu le prédisposer à une vie dissolue, faite de belles filles et d’alcool (car il gagne relativement bien sa vie) il fait plutôt preuve d’une sobriété exemplaire, et d’un réserve envers la gente féminine plutôt surprenante. Mais ce n’est toujours pas ce qui fait son exceptionnalité. Celle-ci tient de sa culture et de ses sujets de diversement. Durant quelques jours, nos discussions ont essentiellement tourné sur le développement, la gouvernance, le miracle chinois (tiens, j’oubliais, il parle le cantonais parfaitement, sans accent) et sur l’histoire. Sa connaissance de l’histoire est phénoménale. Chez lui, il y a plus de documentaires historiques que de films d’actions ou de clip hip hop dans son disque dur. Son aventure est extraordinaire. Un bon journaliste en tirerait un excellent livre, qui peut inspirer notre jeunesse. Ah ! si seulement il se rendait compte de son potentiel, ce gaçon, et se décidait à nouer des relations un peu plus intellectuelles et plus responsable avec d’autres Chinois, il ne sait pas la Chance qu’il a, et le role qu’il peut jouer dans les futures relations Sino-Africaines. Car il va sans dire que si éventuellement nous voulons nous inspirer d’un modèle, c’est bien du chinois qu’il faudrait prendre pour notre développement.

Voila. L’avion est au dessus du Darfour. J’ai des frères d’armes en bas. Pauvre région si éprouvée.

La Chine ? Je pense que j’y retournerai, pour le pays. Cette fois, j’y étais pour affaires. Pas une photo, zéro repas chinois, qui est pourtant exquise. Je n’ai mangé aucune bizarerie. Le seul langage employé, a été celui de la calculatrice. 

Ah oui, ça, c’est le conseil que je vous donne avant de fermer cet billet. Si un jour vous partez en chine pour affaires n’apprenez pas le mandarin, tenez une calculatrice. Le reste se fera tout seul. J’exagère un peu. L’anglais y est bien parlé, par presque tous les jeunes vendeurs de magasins.

Allez, que Dieu bénisse les Chinois, peuple industrieux, fier et digne.

 

Par Gerry - Publié dans : Actualité internationale - Communauté : BLOGS, en parler ...
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Dimanche 13 juin 2010 7 13 /06 /Juin /2010 18:43

http://i60.servimg.com/u/f60/11/40/28/12/justic11.jpgC'est quoi un inverseur? Dans le char, au poste de pilotage, c'est la vitesse qui permet de partir en marche arrivère, à fond les galtouzes, suffisament rapidement pour éviter de se prendre les 90mm du conard en face.

Et c'est là, l'impression que j'ai du pays ces derniers temps, version justice.

La Chine est un miracle à lui tout seul. Depuis hier que j'y suis, je n'arrive pas à croire que tout ce que je vois soit la réalisation d'une simple poigne de fer. Il faut de l'amour de sa patrie. Bref, j'y reviendrai.

Donc, une sorte d'inverseur arrière que nous effectuons dans notre pays ces derniers temps. Déja, l'an dernier, le journal Golfe Info avait été suspendu pour non paiement d'une caution de 80 millions qu'exigeait l'ANR. Attention, je ne dis pas que la suspension était non justifiée, beaucoup de nos journalistes racontent n'importe quoi, sans sources véritables et fiables. mais un arsenal de sanction plus souple et plus adapté n'est-il pas plus envisageable que ces amandes qui, et c'est le cas de golfe info, finisennt par des négociations qui mettent de coté la décision de justice.

Tout récemment, trois affaires attirent particulièrment mon attention. La plainte posée par la police à l'encontre de trois journaux de la place,( liberté, forum de la semaine et le correcteur, ) pour avoir diffusé dans leur colonne des allégations mensongères sur la poursuite d'un zemidjan par des policiers, ayant conduit à un accident de circulation soldés par deux morts. Bien, si les policiers incriminés n'y sont pour rien, les journalistes n'ont pas bien fait leur travail, mais rien n'empêche qu'ils n'aient pas été induits en erreur, puis qu'en l'espèce, on donnait les deux victimes pour mortes.

Mais diable, pourquoi donc aller au tribunal, alors qu'un arsenal de dispositions permettent de règler rapidement, et sans faire du bruit une telle erreur. Ceci va bien entendu d'une exigence de publication des résultats d'une contre enquête (en l'occurence, la télévision nationale à montré une femme présumée victime de cet accident, il aurait donc suffit de fournir cette preuve irréfutable aux journaux concernés afin qu'ils diffusent un démenti), à la publication d'un droit de réponse dans les colonnes de ces mêmes journaux, à la médiation de l'OTM (observatoire togolais des médias) qui a déja par le passé, su rappelé certains confrères à l'odre. Bref, alors que la justice devrait constituer le dernier recours, il a été sollicité en premier, donnant, si les journaux étaient condamnés à des sanctions financières dont ils ne pourront de toutes les façons jamais s'acquiter, du pays l'image d'un prédateur des libertés. Ce qui la fout mal, c'est que c'est juste pour un fait divers (ou je sais, il est question de deux morts, mais fait divers tout de même)

La demande de levée d'immunité du député Patrick Lawson vient encore assombrir ce tableau, un peu comme si nous ne voudrions pas lancer aux investisseur, un avertissement très fort quant à l'indépendance de nos institutions. Le Procureur de la République, juge du parquet, même s'il se fend d'une certaine indépendance, reste sous les ordres du garde des sceaux, poste éminement politique. Donc quand il demande la levée d'immunité d'un député, pour propos tenus dans l'exécution de ses activités politiques, nous nous retrouvons de nouveau à une distance que n'avait jamais franchit Eyadema que pour la guerre fraticide Agbéyomé Agboyibor.

C'est une histoire surprenante tout de même. Patrick Lawson serait poursuivi par la gendarmerie pour diffamation. En effet, lors d'une déscente des forces du FOSEP dans les locaux de l'UFC, les gendarmes auraient emporté, selon l'UFC, du matériel bureautique, ainsi qu'un somme d'argent d'une valeur de 22 millions. L'ufc a parlé d'attouchement sexuels aussi. Et c'est là que je ne comprends pas une chose. Si les gendarmes ont réellement agit sans mandat, pourquoi n'avoir pas porté plainte. Pourtant, ce parti grouille d'avocats et de juristes de tous poils?

Néanmoins, faire lever une immunité parlementaire, pouvant conduire à une condamnation, c'est attirer les regards de la communauté internationale sur le pays pour pas un sous. D'abord parce que eu égard à la densité des événement de l'époque, l'affaire est oubliée, et aussi parce que si les hommes politiques devraient se mettre à mesurer au détails près leur propos, notre démocratie mourra dans les heures qui suivent.

Les communiqués et autres conférence de pressent sont des outils, qui, dans une démocratie, permettent d'enrichir le débat, et surtout de donner au citoyen, toutes les données pour forger son opinion personnelle. Assez curieusement, et par un phénomène de retour de manivelle, ce n'est pas parce qu'une personne est condamnée, surtout dans ce cas d'espère, qu'elle est coupable aux yeux de l'opinion. cela en fait un martyr.

Pour finir, il y a l'affaire de suspension de l'OBUTS. J'ai remarqué un terme qui revient dans toutes les propos des journalistes internationaux lorsqu'il s'agit du Togo. On parle souvent de confusion. En effet, c'est la confusion totale, qui ne nous grandit pas. S'il est des moments où je peux avoir honte des miens, c'est quand nous manquons de grandeur de cette façon là. D'abord je trouve révoltant que des membres d'un parti politique, se réclamant de l'opposition, trahissent leur idéaux (si cela existent, je l'espère en tout cas) dès qu'il est question d'entrer dans le gouvernement. Bref, si le parti dans sa majorité se décide à le faire, qu'à cela ne tienne, il y a plusieurs façons de servir son pays, mais que le désir bestial d'être ministre occulte un engagement porté par une position politique, je trouve cela méprisable. Ainsi, je méprise M VIDADA et consoeurs, car lorqu'on est plus en accord avec un groupe, un parti qu'on a réjoint par idéal, on le quitte, tout simplement, sans faire de vague. Et c'est là que la décision de susprendre l'OBUTS me parait accablant. En le faisant, le juge fait le jeu du félon face au juste. Le traitre, sous aucuns cieux, ne devrait avoir raison. C'est une question de valeurs. Et VIDADA et consoeurs devraient être déboutés ne serait-ce que pour cela. Au démeurant, l'argumentaire déployé par la défense d'Agbéyomé tient la route. Lorqu'on est fondateur d'un parti polique, on ne devient pas actionnaire du dit parti. dès que le parti est accepté en tant que tel par le ministère de l'administration, ses conditions de créations deviennent obsolètes, du moment où il peut se prévaloir de membres issues de toutes les préfectures. Enfin, je veux dire que la règle du 2/3 n'a plus à avoir lieu. Et puis, en l'espèce, je crois qu'il aurait simplement fallu demander au parti, de transmettre le nom des nouveaux membres fondateurs, ceux en remplacement des membres exclu ou simplement démissionnaires.

Bref, voici trois affaires qui ne nous font pas avancer, et qui continuent à donner l'impression, de loin et de près, que notre justice est encore trop inféodée au pouvoir politique.

Sur le sujet, j'ai un tout autre avis. J'ai plutôt l'impression, vu certains cafouillages, que les juges, faute de directives, agissent plutôt du mieux qu'ils pensent qu'on attends d'eux, englués qu'ils sont dans le souvenir du parti unique, et que du coté du pouvoir, persuadé de laisser la justice faire son travail, on s'interdit d'intervenir.

C'est le drame épucurien, à mon sens.

Allez, je file. Guangzhou m'attend.

Par Gerry - Publié dans : Info togolaises - Communauté : blogueur africains
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Vendredi 11 juin 2010 5 11 /06 /Juin /2010 04:38

http://www.republicoftogo.com/var/ezflow_site/storage/images/toutes-les-rubriques/politique/education-et-sante-les-priorites-de-gilbert-houngbo/85281-2-fre-FR/Education-et-sante-les-priorites-de-Gilbert-Houngbo_article_top.jpg

Ce que j'en pense? Allez, je vais être mauvaise langue: Le Premier Ministre aurait pu faire comme les travailleurs togolais au 1er mai dernier. C'est à dire, ne pas lire de discours programme, et demander aux députés de se référer au programme de 2008. Allez, je sais, ce n'est pas très drôle, mais il est trois heures du matin et je peux user de l'humour, tout de même.

Alors, ce que j'en pense? C'est ensuite que je n'aime pas ce parlement qui se niche au palais des congrès, où députés, artistes et séminaristes se cotoient à longueur de journée. L'assemblée nationale est une institution de la République, pourquoi diable ne disposerait-elle pas de locaux convenants, dignes et magestueux. Les images de l'intérieur des locaux ne sont pas encore à la hauteur de l'idée que je me fais de ce pays. Enfin, ça ne concerne que moi. Heureusement.

Alors, ce que j'en pense finalement? Et bien que nous risquons de nouveau de passer à coté de la plaque, si la question de décentralisation n'est pas traitée avec tout le sérieux qu'il faut. Il est vaguement question d'élections locales et législatives, de découpage électoral, mais quid de la réorganisation administrative qui va doter le pays de communes (surtout celles rurales). Si on applique l'organisation administrative telle qu'elle est aujourd'hui, c'est que les locales dans une préfecture comme Doufelgou vont concerner la mairie de Niamtougou, alors que Siou, mon village, est à 14km à l'est et compte près de 10 000 hbt. Il faudrait en faire une commune, et légiférer définitivement sur le statut des chefs cantons.

Il faut ériger les préfectures, au dessus des communes, en collectivités locales, à l'instar des départements en France, puis les régions économiques aussi, avec des gouverneurs aux pouvoir élargis. L'avénir de notre pays se fera en décentralisant, vite.

Le PM a reconnu implicitement que la cour des compte n'est pas encore effective. Beaucoup d'éfforts à faire dans ce domaine, secondés par une lutte contre la corruption atroce et cruelle et une réforme sérieuse de la justice. Autrement, les investisseurs ne viendront pas. C'est obligé.

Je constate aussi que malgré que la diaspora a envoyé cette année environs 122 milliards de FCFa en direction du Togo, soit 10% environs de notre PIB et 30% de notre budget national, un secrétariat n'est même pas ouvert pour être en attache avec les Togolais de l'étranger. Bien entendu, leur droit de vote est relégué aux calendes grecques.

Concernant certains chiffres, j'ai du mal à suivre. Le PM a parlé d'une croissance économique de 3%. Tous les sites que j'ai consultés le situent plutôt autour de 2.3%. De toutes les façons, avec une croissance démographique de 2.7, si nous ne faisons pas 7% au minimum, nous sommes dans la mouise totale. 

Exprès, je n'ai pas suivi l'ordre de priorités de ce discours, mais je remarque que la question de cohésion nationale revient encore sur le tapis. Je ne sais pas si j'ai jamais donné mon avis sur la commission vérité justice et reconciliation. Je ne l'ai pas donné? Et bien, moi je pense qu'on devrait laisser l'évèque d'Atakpamé s'occuper de ses ouailles et laisser la justice, le temps et la logique faire leur travail. Parce que Diantre, cette commission doit faire la lumière sur les crimes commis au Togo depuis 1958. Si ces messieurs veulent vraiment faire leur boulot, il leur faudra vingt ans au moins, des milliers de corps exhumés et passés au légiste, et un rapport qui tiendra dans une bibliothèque à lui tout seul. Pour un résultat mitigé. Honnêtement, ce que les Togolais morts depuis 1958 à nos jours (2005?) demandent, c'est la reconnaissance de leur sacrifices. Erigeons des monuments, célébrons leur mémoire. Puis laissons la justice faire son travail. Toutes les victimes, rassemblées par les association de défense des droits de l'homme, porteront plainte (il y en a déja plus de 70) puis on finira par une loi d'amnistie générale.

Puis le temps (jouant sur la mémoire sélective) se chargera du nous redonner ce plaisir du vivre ensemble. D'ailleurs, logiquement, nous n'avons pas le choix. Nous sommes déja ensemble.

Le tourisme a d'ailleurs retenu mon attention. Ah, le tourisme, avec notre passé colonial allemand, si nous restaurons tous les sites de passages des Allemands au Togo, nous pourrions peut être gagner 5% de PIB par le tourisme d'origine de l'Allemagne. Donc, il est dit que pour le tourisme, l'an 2009 a enrégistré 183000 touristes, pour des récettes de 16.6 milliards. En faisant le calcul, chaque touriste fait donc une récette moyenne de 90 000 F. C'est quoi ces touristes pauvres qu'on nous envoie. Je crois que les chiffres ne sont pas très exacts. Dans les années 80, au plus fort de la "Suisse de l'Afrique", nous enrégistrions environs 120 000 touristes, pour des récettes supérieures.

Pour le secteur privé, je vois que ce n'est pas demain que je verrai naître une agence de monitoring aux PME/PMI. Dès que vous créez votre société, vous êtes livrés à vous même. Même pas un site internet pour accompagner les jeunes entrepreneurs. Pour l'Agence Nationale de promition et de garantie de financement des entreprises, je vais encore y retourner, mais ça m'étonnerait que des choses aient changé. 

Et c'est à propos de la promotion de l'entreprise privé qu'on parle du médiateur de la république. Je me demande pourquoi singulièrement lui dans cette rubrique là. Bref.

Allez, je suis fatiqué et je vais y aller. Cet article recoupe le précédent. Pour finir, il faut croire, pour les réformes administratives et la bonne gouvernance, on ne saura jamais qui à mis à genoux la Sotoco, l'OTP et d'autres grosses entreprises d'Etat. Les poursuites judiciaires pour délit (crimes, leur forfait font des morts dans des familles) ne sont pas encore à l'ordre du jour.

Allez, je crois finalement que j'avais raison. Le PM aurait pu joueur aux députés le coup des travailleurs togolais. Je crois qu'ils allaient lui accorder leur confiance de toutes les façons, même avec un tel artifice.

Tout récémment, j'ai lu sur republicoftogo une interview du président de l'assemblée nationale qui exhortait le président à nommer rapidement un nouveau gouvernement afin que les députés votent les projets de loi pour le développement du pays. 

Il parait que les députés ont concomittamment l'initiative des lois. Allez, ne jubilez pas tout de suite. C'est pas encore arrivés chez nous. Pour le moment, c'est au Benin, au Ghana et au Burkina Faso. Mais croisons les doigts, ça approche. ça approche.

Par Gerry - Publié dans : Info togolaises - Communauté : blogueur africains
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Vendredi 4 juin 2010 5 04 /06 /Juin /2010 13:05

http://www.lomecite.com/images/articles/2010_01/1997/u5_houngbo.JPG

Gn 11:4- Ils dirent : Allons ! Bâtissons-nous une ville et une tour dont le sommet pénètre les cieux ! Faisons-nous un nom et ne soyons pas dispersés sur toute la terre !
Gn 11:5- Or Yahvé descendit pour voir la ville et la tour que les hommes avaient bâties.
Gn 11:6- Et Yahvé dit : Voici que tous font un seul peuple et parlent une seule langue, et tel est le début de leurs entreprises ! Maintenant, aucun dessein ne sera irréalisable pour eux.
Gn 11:7- Allons ! Descendons ! Et là, confondons leur langage pour qu'ils ne s'entendent plus les uns les autres.
Gn 11:8- Yahvé les dispersa de là sur toute la face de la terre et ils cessèrent de bâtir la ville.
Gn 11:9- Aussi la nomma-t-on Babel, car c'est là que Yahvé confondit le langage de tous les habitants de la terre et c'est de là qu'il les dispersa sur toute la face de la terre.

J'ai disparu de ce blog, et quand j'apparais, c'est pour faire parler les saintes écritures. C'est vrai que par les temps qui courent, les invoquer ne serait pas superflu.

Bref, ce nouveau gouvernement me semble être une sacrée tour de babel, qui n'attend que la confusion du langage pour voler en éclat. Pourtant, Dieu! comme j'aimerais que ça marche! 

Des surprises tout de même. La première, et je le dis tout de suite parce que ça me concerne, c'est que pour une fois, nous n'avons pas de ministre nawda dans le gouvernement. Certes, je n'aime pas cette règle de quotas qui répartit les ministres selon les ethnies (il y en a 46, donc forcément, il 'y aurai des lésés), mais les nawdas ont gratifié le Président d'un score implaccable de 98% quand même. Et le ministre Bawara, que j'ai souvent titillé sur ce blog, était tout de même capable. Bon allez, je ne vais pas pleurnicher, mais il fallait que ça sorte.

Oui, je disais qu'il y avait des surprises. Comme le maintien d'une bonne partie des ministres à des postes qui réclament cependant des réformes urgentes: Santé, justice, sécurité (pour la liberté de manifestation) tourisme, sport et défense (encore que je me demande, comme l'a si bien dit un journaliste, si la défense est rattachée à la présidence, la commission parlementaire de la défense peut-elle interpeller le Président de la République: vaste débat). Si des initiatives importantes ne sont pas entreprises dans ces secteurs, le redressement économique ne sera pas pour demain. Et je ne vois pas comment faire avec les mêmes qui n'ont rien redressé pendant trois ans au moins.

Je note le départ d'un ministre que j'aimais bien, qui avait introduit, lui, des réformes hardies dans son ministère, il s'agit de Gui Lorenzo du ministère du commerce.

Quant aux nouveaux venus, hà, la sacrée pagaille que cela va être. Aujourd'hui, en lisant les journaux, j'ai appris que Koffi Essaw, l'ex ministre des affaires étrangères, a été nommé ministre par le président, conseillé du président en matière de diplomatie et de la coopération. Voila donc que la farandole commence. De fait, nous avons donc deux ministres de la coopération et des affaires étrangères.

Personnellement, je ne vois pas en quoi les ministres débarqués de l'UFC formule 2 feront dans un tel gouvernement, autre que leur travail routinier, tant ils sont encadrés par le premier ministre et surtout le Président.

Le budget a été voté, et pour les ministères éclatés, il va falloir partager la cagnotte. Dur dur de faire des miracles dans ces conditions. Le premier ministre l'a d'ailleurs expérimenté à ses dépends en 2008, à sa nomination. Les clés de la bourse sont à la Présidence, hyperprésidentialisation et régime présidentiel obligent.

Tout de même, on note l'arrivée de Cina Lawson, au profil impressionnant à la télécommunication. J'espère qu'elle va mettre un énorme coup de pied dans cette fourmilière et nous offrir enfin un service internet de bonne facture, et surtout d'un coût abordable.

Bon, je ne vais pas m'étendre car je compte faire un article sur le discours programme du premier ministre, mais je finis en disant que je croise les doigts. On dit souvent qu'on ne change pas l'équipe qui gagne, puissions nous gagner avec l'équipe qui a perdu. Amen.

Par Gerry - Publié dans : Info togolaises - Communauté : blogueur africains
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Jeudi 3 juin 2010 4 03 /06 /Juin /2010 12:18

100 0118Allez, jeter ces notes hâtivement avant de sortir

La soirée en hommage au poète a finalement eu lieu. Voir les photos dans mon album facebook.

Ah, qu'ils sont beaux les Togolais, quand ils se décident à être grands. Le rendez-vous a tenu toutes ses promesses. La salle réservée au Centre Culturel Français, trop exigüe, beaucoup de personnes sont reparties, dépités de ne pas trouver place assise.

Et les comédiens, et les comédiens alors. Clémentine à la voie d'or, Adama au gestuel de tribun (tribune?), Eklounaté à la posture magestueuse, et Aloassio, Aloassio, si impérial Ah, ces artistes que nous avons là, et que nous ne consommons pas. J'ai rêvé d'un théâtre au Togo. J'ai revé, comme Kangni le dira plus tard dans la soirée lors d'un coup de gueule magnifique, d'une académie des arts et lettres à Lomé.

Et puis, que du beau monde, une brochette de d'anciens ministres (Koffigoh, Freitas, Aïdam, Péré) et de ministres en activité (Agba), des diplomates (Kangni Alem, Bienvenue de la Francophonie) des artistes, des éditeurs, des universitaires, la famille, les amis... tous réunis pour dire merci.

Allez, je file. Une soirée réussi donc, où même moi, qui n'a pas les muses comme meilleures amis, je me suis retrouvé à déclamer.

Voici donc ma bafouille.

Pupille de la nation

Rêve d’innocence, rêve de naissance

Même  au berceau, babillant à suffisance

On devinait déjà, à l’inclinaison de la tête

Que le bout de choux ne sera pas bête

 

Puis vint l’école, premiers pas vers l’inconnu

La directrice, sceptique, te souhaite la bienvenue

Mais elle avait tort, car tes notes tiennent du génie

Et la nation, fière, te présente alors comme un pain béni

 

Pupille de la nation, contre la faiblesse tu étais en révolte

Ainsi le bac, tu l’arraches comme au 100m un Usain Bolt

Ah, que reviennent ces veillées rouges, ivres d’insouciance

Où l’avenir s’ouvrait à la vie, lendemain d’indépendances

 

On dit de toi que tu étais un éternel pionnier

En informatique à coup sûr tu étais un premier

Et la nation, fière et reconnaissante de tes facultés

N’hésite pas à te confier des responsabilités

 

Tour à tour, tu seras ainsi directeur, directeur, puis ministre

Au fond de la brousse, s’enfuient à tout va les esprits sinistres

Cet homme est donc trop fort, disent-ils en grognant

Aucun de nos maléfices ne puit ralentir son élan

 

Mais l’homme en vérité est habité par le feu sacré

Les muses à lui seul ont confié leur précieux secret

Ainsi le sang d’escargot ruissellera sur Sitou déchainée

Et qu’adviendra de la rose bleue pendant toutes ces années

 

Pupille de la nation, je te salue bien humblement

Car pour nous autres, si jeunes, tu fus un serment

Mais la nation, fière, te présentant comme un pain béni

A l’heure de l’holocauste, t’a jeté dans le puits de l’oubli

 

NDA. E.S. Dorkenou était le directeur des éditions la rose bleu, et ses trois recueils sont: Sang d'escargot, sitou, et l'adviendra.

Par Gerry - Publié dans : Info togolaises - Communauté : blogueur africains
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Vendredi 28 mai 2010 5 28 /05 /Mai /2010 13:12

15335 Je reprends à dessein ce titre de l'excellent essai de Francis Fukuyama. Au Togo, hier, on aurait dit que le temps s'était arrêté, figé, fini.

Certes, beaucoup de rumeurs circulaient, mais personne, et surtout moi, ne pensait réellement que les choses étaient à ce point avancées. Hier, un jeune m'a dit que c'était un peu comme on lui disait que Dieu n'existait plus. D'autres personnes l'ont hué en disant que Gil n'était pas Dieu, mais moi, je l'ai compris. Enfin, je l'espère, car si moi aussi je parle de fin des temps, c'est juste pour dire que désormais, l'espérance est morte.

Je m'explique. Durant 50 ans, les Togolais ont tour à tour indexé le colonialisme, l'Eyadémaïsme, les "félons opportunistes" de la période de transition, puis encore le clan Gnassingbé pour justifier leur misère. Dans ce contexte, il était plutôt de bon ton de souhaiter l'alternance, ou le renouvellement de la classe politique pour voir émerger un Togo nouveau, pacifié, prospère, un pays où coule l'or et le miel. Nombreux sont les Togolais qui s'appuyaient sur ce sentiment lénifiant de lendemains qui chantent, pour supporter stoïquement leur quotidien bien morose.

Désormais, tout est, ou presque, fini. Le Frac finira bien par déposer les armes, déja bien fragilisé par cet accord (historique, j'espère avoir le temps de revenir la dessus) et les possibles victoire de Gil durant cette nouvelle aventure.

Le grand gagnant de cette histoire, c'est bien entendu Faure. En réussissant le pari de s'imposer cette ouverture (le jeu n'était pas bien difficile, le parti RPT n'étant plus qu'un organe consultatif), il reste aujourd'hui sur la scène nationale et internationale le seul maître à bord. Ce faisait, il a montré qu'il domine amplement les barons  (RPTistes ou jeunes loups) du sérail, qui se sont opposés jusqu'à la dernière heure à cette ouverture (par gourmandise et par logique aussi (comment partager le pouvoir quand on a autant lutté pour l'avoir)). Il en sort gagnant aussi parce que un éventuel echec de l'action gouvernementale sur les cinq prochaines années ne seront pas à mettre à son seul actif. Et ainsi qu'on l'a fait cette années lors des élections, on n'hésitera pas à parler de ces deux ou trois années (cela ne saurait aller plus loin) où une recherche de la reconciliation nationale a été ménée. Faure gagne aussi des points parce qu'il aurait, par cet accord, montré qu'il est aussi sincère dans son désir de faire avancer le pays, (oui, oui, je sais, l'enfer est pavé de bonnes intentions). Il a fait preuve dans ce dossier d'un conrage qu'on retrouve rarement en politique.

Les grands perdants sont par contre, Gilchrist et Fabre. Gil, vis à vis de son électorat qu'il a formé au radicalisme entêté. Qu'il le veuille ou non, il ne pourra pas éviter le sobriquet de "traitre", de la part de ses fans d'hier. Et aussi bien qu'Agboyibor ou Edem Kodjo, un rebondissement lui est cette fois-ci impossible. Mais il ne gagne pas en change vis-à vis de ses adversaire hier, qui le considèrent aujourd'hui comme au mieux un opportuniste, au pire un mendiant, car Gil ne vient pas au gouvernement avec dans la gibercière un argument (électoral) de poids. Ceux qui battent pavé sont du Frac. L'UFC a toujours au parlement que 27 députés, pas de quoi empêcher le RPT de faire passer ses lois. Donc pour Gil, la seule issue qu'il lui reste, c'est d'envoyer au gouvernement des hommes qui prouvent leur valeur. Je ne vois pas comment, dans un régime présidentiel, doublé d'une centralisation des dépenses du gouvernement (le ministère des finances parfois se comporte comme une caisse de paiement) un ministre peut montrer quoi que ce soit, quand le premier ministre lui même n'arrive pas à prendre ses marques. Et puis, il y a la solidarité des ministres. J'ai comme l'impression que Gil croient qu'il va commander les ministres directement depuis son siège. 

L'autre perdant, c'est le Frac, bien entendu. D'abord, les soubressauts connus par l'OBUTS, puis par l'Alliance l'ont considérablement fragilisé. Et le récent accord le casse davantage. Déja, j'écoute certains jeunes soutenir officiellement Gil. Le Frac, en décidant de verser dans l'extrémisme et la négation d'une possible victoire de Faure, va fatamement se sabordé. Il me souviens que dans un autre acticle, j'avais déja pourfendu cette attitude qui veut que on ne gagne pas, c'est que les élections ont été truquées, et ceci sur la base d'aucun sondage, et ne présentant aucune preuve concrète. Et puis de toutes les façons, il faudra que les marches d'une façon ou d'une autre cessent. Cela risque de se faire comme pour la grève générale illimitée. Personne ne saura quand ça finit. La seule issue qui reste pour Fabre, à mon avis, est de transformer rapidement le Frac en parti politique, et de rationaliser (je n'aime pas le mot) son langage. L'extrémisme n'a jamais rien produit de bon.

Le vrai perdant de l'histoire, sera le peuple togolais si dans six mois, les résultats de ce tendem ne se font pas sentir. car à l'espoir naissant que j'entrevois dans le regard des loméens, se succédéra alors le désespoir, père de toutes les folies.

Or, en réalité, je le dis à qui va, notre problème au Togo n'est pas tant les accords politiques, ni leur application, le problème premier ou les problèmes majeurs, sont la disponibilité des cadre (depuis 93, les cadres de qualité ont fui le pays, et aucune politique de formation et de mise à niveau sérieuse n'a jamais été entamée), la récupération de l'envie de travailler, la mise à disposition des outils accompagnant cette envie, et la lutte sans merci contre la corruption et l'hyperprésidentialisation. Sans tous ces atouts, nous pourrons avoir pour mille ans de 1000 fois le budget des USA, nous ne sortions pas du ruisseau.

Allez, disons que pour le Togo, croisons les doigts. Que ça marche... enfin.

 

Par Gerry - Publié dans : Info togolaises - Communauté : blogueur africains
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Jeudi 27 mai 2010 4 27 /05 /Mai /2010 19:21

http://fabbikouassi.files.wordpress.com/2009/03/adebayor20togo.jpgNous sommes abonnés au rocambolesque au Togo. C'est le moins qu'on puisse dire.

Lors de la fusillade de Cabinda, j'avais soutenu que les joueurs (ceux qui avaient encore le coeur à ça) devraient jouer, pour ne pas faire le jeu des terroristes. Et j'avais été bien content d'apprendre, le lendemain, que les joueurs, y compris Adébayor, avaient décidé de rester et tenir leur place.

La suite, on la connait. Les autorités togolaises en avaient décidé autrement, et les joueurs étaient revenus au bercail.

Adé avait donc rapidement retrouvé son championnat anglais, où il n'a pas tardé à brillé. Il a un talent fou, et je suis fier de lui, comme d'un frère qui me fait honneur, et partant, celui du pays entier.

A l'annonce de la mise à terme de sa carrière internationale, j'avais trouvé cette décision curieuse, car comment peut-on décider de ne plus jouer pour son pays pour cause de traumatisme, et poursuivre cependant des matchs de plus grande intensité dans un championnat impitoyable. Un traumatisme est un trouble psychique, qui peut certes être lié à un contexte particulier (par exemple se retrouver dans les conditions du drame: bus, zone équtoriale, musique, ambiance....) mais il faut croire plutôt que le traumatisme ne se manifeste que lors qu'il revêt le maillot national. 

La semaine dernière, une marche a été organisée pour demander à Adé de revenir. Il semblerait qu'une autre soit encore en préparation. Selon des indiscretions, il faudrait à notre super héos cette mise en scène pour revenir, toute honte bue.

Personnellement, je ne lui en veux pas, même si je pense qu'il aurait été plus crédible en raccrochant les crampons. Ceux que je ne comprends pas, ce sont les marcheurs. Honnêtement, si au Togo nous pouvons marcher pour des causes autres que politiques, pourquoi diable ne pas manifester contre les conditions de traitement au service des urgences du CHU, pourquoi ne pas marcher contre les ravages du système COTEC sur le marché de l'emploi, pourquoi ne pas battre le pavé pour le vote de la diaspora. 

Si nous pouvons marcher, faisons-le pour des causes qui vaillent la peine, et laissons notre cher Adé ravaler sa fierté tout seul. Lui même sait qu'il a une relation passionnelle avec le peuple togolais. Et la quasi idolatrie dont il jouit au Togo, il ne l'aura nulle part ailleurs.

Il reviendra, de toutes les façons, soit pour les honneurs, soit pour la patrie. Allez, pour la patrie. Tu mérites bien cette grandeur.

Par Gerry - Publié dans : Info togolaises
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Lundi 24 mai 2010 1 24 /05 /Mai /2010 06:03

http://fr.myafrica.allafrica.com/img/csi/user/000100011309_d4f0e3e713650476de236cf82acb3868/m200x.jpg Je vais de découvertes en découvertes, en ce début d'année.

Il y a deux semaines, après le décès, dans des conditions scabreuses ( je ne reviendrai pas dessus) de l'ancien ministre et poète Ephrem Dorkenoo, je relevais devant une amie mon envie, enfin, mon indignation d'abord que rien ne soit organisé en sa mémoire, et mon désir de préparer malgré tout une petite soirée pour lui rendre hommage. C'est ainsi que tout s'est emballé. Cette amie à aussitôt contacté Béatrice, une poétesse française, qui a pris attache avec moi en vue d'une séance du travail pour discuter du projet.

Ce contact a débouché sur un réunion, a laquelle a pris part l'ex-premier ministre Joseph Koffigoh, l'ancien ministre Freitas, et le ministre en activité Charles Kondi Agba, en présence d'autre invités comme l'écrivain et professeur d'université Lawson-Body. 

Me sentir à proximité de toutes ces personnes, "vus à la télé", et qui me donnaient du Gerry à tout va avait quelque chose de surréaliste. Mais rencontre aussi avec des hommes, amateurs des belles lettres et de l'humour facile. Des intellectuels comme on aimerait en rencontrer dans des clubs élitistes, ou des think tank.

J'ai découvert aussi, et c'en était assez confondant, un ancien premier ministre "poète"; à la parole débordant de sensibilité et de malice, maitrisant le langage des muses (et de molière aussi) avec un brio surprenant.

Me retrouver face à face d'un Pr. Kondi Agba, que j'ai déja un peu égratigné ici, et à qui j'offrirai de toutes les façons la version papier de ce blog, a été enrichissant. Le pragmatisme et la spontanéité du monsieur (enfin, celles dont il a fait preuve lors de nos réunions) tranchant avec un certain maniérisme propre aux ministres de notre pays.

Bref, que de belles rencontres alors, pour aboutir à un double programme.

Vendredi 28 mai. Dédicace du recueil de poèmes " l'épopée des Eléphants" de Joseph Koffigoh à l'hotel Sarakawa

Mardi 1 juin, Soirée hommage au poète feu Ephrem Dorkenoo à l'auditorium du CCF.

Quand j'ai fini de côtoyer tous ces Togolais, je me dis quelque part que l'histoire de notre pays est un immense gâchis. Bon, ça, ça ne concerne que moi.

Par Gerry - Publié dans : Info togolaises
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Mercredi 19 mai 2010 3 19 /05 /Mai /2010 18:30

edem-agboIl y'a une semaine, en suivant l'actualité politique de la grande bretagne, où les libéraux et les conservateurs ont tissé un tendem hors norme pour gouverner ensemble, je me suis projété une dizaine d'année en arrière, en 94.

Parfois, en lisant les journaux, on a comme l'impression que nous autres, originaires du nord, sommes des êtres opposés à la démocratie. Que notre culture serait irrémédiablement chevillée au Eyadémaïsme, au monopartisme et au déni des libertés fondamentales.

Pourtant, je me rappelle. En 92, j'étais  en 3ème, à Siou (vénérable village) et avec des copains, y compris un fils du président Dadjo (Victor), nous avions crée une association. Association des Elèves pour le renouveau, Ader. Le directeur du collège, nous avait demandé de fournir les statuts et le reglement intérieur de l'association. Je n'en avais jamais entendu parlé. Nous avons pondu un torchon. Il nous a renvoyé à coup pieds au cul de son bureau. Nous sommes revenus à la charge. A la fin, l'association a été crée. C'était con parce que notre association avait pour but de défendre les intérets des élèves (et nous y sommes arrivés souvent: ce directeur était quelqu'un. M Gbati, je crois) mais avait un nom plutot politique: Association des élèves pour le renouveau.

Plus tard, les partis politiques sont arrivés au village. C'était avant les présidentielles de 1993. Au départ, je me suis inscrit à l'ULI. Jacques Amouzou. J'aimais bien son slogan: Pour demain. Ensuite, je l'ai laché pour l'UTD. Edem Kodjo, que je n'ai découvert que sur les posters, avait quelque chose de rassurant, avec sa fange sur la tête, et ce demi-sourire lumineux. Ah!, c'était le temps des partis, c'était le temps de la démocratie.

Nous qui étions d'Edem Kodjo, on se foutait de la gueule des Rpétistes, en leur disant que le coq, boufferait tout cru le maïs. Les jeunes du village s'envoyaient des quolibets ainsi, à longueur de journée, dans une ambiance bon enfant. C'était le temps des innocences. 

En 94, aux législatives, il n'y avait pas de vote régionaliste, comme on le voit aujourd'hui. Le CAR avait fait de bons scores mêmes dans le tone. Les togolais respiraient la liberté, et la joie de la vie en commun. Et, Eyadema était là. Il avait joué le jeu, et perdu les élections.

Après, je ne sais plus. Il faudrait qu'ils nous expliquent, les pères Edem Kodjo et Agboyibo. Car comme les jeunes leaders britanique de cette année, ils aurait pu gouverner ensemble, montrer de quoi ils étaient capables, et probablement gagner les élections présidentielles de 98. Aujourd'hui, la  vie au Togo aurait été différente. Nous aurions continué à nous accepter. Qu'est qui n'a pas marché, pourquoi le pays a-t-il été immolé?

Vingt ans plus tard. Doufelgou vote à 98% RPT. Je n'ai rien contre ce parti, mais tout monolithisme est desctructeur. Que s'est-il passé? Les losso sont-ils subitement devenus partisans de la pensée unique? Je ne le pense pas. Je crois qu'entre temps, les extrémismes sont entrés dans la danse. La diabolisation, avec pour corollaire l'intolérance et la déshumanisation, sont passés par là. 

Et c'est bien dommage, pour notre pays. Nous méritions sans doute mieux que ça.

Par Gerry - Publié dans : Info togolaises - Communauté : blogueur africains
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Samedi 15 mai 2010 6 15 /05 /Mai /2010 14:05

http://sylviocombey.files.wordpress.com/2009/03/houngbo2.jpgOui, je sais, blog un peu en berne. Très peu de posts ces derniers jours. Pitance quand tu nous tiens.

Donc, ce sera Houngbo. A la bonne heure. Je me souviens qu'il y a deux ans de cela, je parlais de l'alligatorium où tombait ce haut fonctionnaire des nations Unies. Aujourd'hui, même s'il n'a pas réussi à changer notre quotidien au bout de six mois (je me demande bien ce qui l'avait pris de faire une telle promesse, avec quel argent?), il aurait réussi une chose au moins depuis tout ce temps, c'est de prendre le plis. Et il rempile. C'est un choix...à défaut.

Curieux, tout de même. Quand je pense à l'élan qu'il avait voulu imposer à son équipe au début. Conférence de presse ici, débat là, discours ici, tout ça est bien loin. Au fil des temps, il est devenu une sorte d'ombre chinoise, trainant sempiternellement dans le sillage du chef de l'Etat.

Ils vont ouvrir. C'est finalement à se demander à quoi servent les élections. Je lis dans la presse que des partis comme OBUTS et CAR ont décliné l'offre. Pourquoi diable leur offrir le moindre post quand ils n'ont pas, à tous les deux, fait 3% de l'électorat. 

Il s'agirait de l'UFC que je comprendrai, car la manoeuvre pourait viser à fragiliser la position d'un adversaire politique. Mais une main tendue en direction de partis finis aujourd'hui n'a qu'une seule explication, à mon sens, l'envie de partager les responsabilité d'une absence de résultat.

Or, nous sommes condamnés à réussir. Notre pays ne peut plus se donner le luxe ni d'une nouvelle crise politique, ni d'un développement à reculons comme nous l'avons fait durant les cinq dernière années. Nous avons un indice de croissance économique, qui est sensiblement égal, voire inférieur à celui de croissance démographique (autour de 2.0%). Ce qui veut dire qu'en ne travaillant pas deux fois plus, nous ne réussirons qu'à maintenir le statut quo. 

Et si nous n'avons pas le courage de reformes hardies (modrenisation de la justice, mise en place du conseil économique et social, décentralisation, médiateur de la république....) la confiance ne reviendra pas, et les investissement, surtout d'origine extérieur, ne reprendront pas. Or nous avons besoin de ces investisseurs.

Voila les raisons pour lesquelles je suis opposé à un gouvernement de large ouverture. Un parti a remporté les élections, qu'il assume ses responsabilité et qu'il gouverne. L'opposition est chargée de montrer du doigt ce qui ne va pas, faire des propositions, et donner l'impression qu'elle ferait mieux si elle était à la place. Quitte à gagner des élections aux prochaines élections..

C'est ça, le jeu démocratique, à mon sens.

Que Dieu bénisse le Togo.

Par Gerry - Publié dans : Info togolaises
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Vendredi 14 mai 2010 5 14 /05 /Mai /2010 12:28

Parfois, il ne suffit pas

Il ne suffit pas d’être sincère

De sceller l’engagement face aux hommes

De porter Bacchus en sainte horreur

Et afficher son pacte tel un joyau céleste

 

Il ne suffit pas d’être une lumière

De trouver aux mots la justesse essentielle

L’acuité de l’esprit au dessus des apparences

Et cette douce conviction qu’aucun heurt n’est éternel

 

Il ne suffit pas d’être industrieux

Les manches retroussées, la sueur comme un collier

Nuits sans fins, écran blanc contre paupières lourdes

Et que vienne le temps des moissons, gavés de nos sacrifices

 

Il ne suffit pas d’être joyeux

La bonne humeur tel le gui des traditions

Les dents exposées comme un tableau de musée

Que vaut un éclat de rire dans un cimetière ?

 

Il ne suffit pas d’aimer

Ah ! le miel de nos corps emmêlés

Cette nouvelle naissance à chaque regard

Le cœur frissonnant d’un délicieux élan

 

Non, il ne suffit pas

Parfois, il ne suffit pas

De vouloir être heureux

Pour être béni des dieux

Par Gerry - Publié dans : Inspirations - Communauté : BLOGS, en parler ...
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Parcours de combattants, roman


Extraits et synopsis.
synopsis
La mort du Pr Bitimuku
Madame Heanandez
Univers carcéral
allez sur le site de l'éditeur en cliquant ici.

ISBN : 978-2-296-06935-0 • avril 2009
 

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