Mardi 4 mai 2010 2 04 /05 /Mai /2010 00:17

Je m'interdis d'aborder la célébration de notre cinquentenaire d'indépendance, tellement mon coeur est lourd.

D'abord, je déplorais bien avant le jour J, la gestion chaotique de l'évènement. La montgolfière, onéreuse, a parait-il été acquise chez des Français résidants au Burkina Faso. La caravane qui a suivi par la route était pilotée par des Béninois. Même dans la célébration de notre indépendance, nous n'avons pas été capables de ce sursaut d'orgueil tout nationaliste.

Mon coeur est lourd. Si un jour le médiateur devrait intervenir dans la crise togolaise, c'était peut être ce jour là. Pour négocier un break. Un temps mort pour le Togo. Au moins, une messe à célébrer ensemble, sous la même bénédiction divine, pour le togo.

Et bien non. Les Togolais ont tenu à montrer que un demi-siècle d'indépendance ne les avait ni assagit, ni unis. Nous avons simplement assisté au remake des divisions de l'époque. Quel dommage?

Le moins qu'on puisse dire est que même du coté du pouvoir, la fête ne fut pas belle. Alors que nous sommes spécialistes des cérémonies grandioses, nous avons trouvé le moyen de faire les choses en modèle réduit pour l'une des rares occasions où il fallait voir les choses en grand. Défilé réduit, où j'ai vu mon cher régiment blindé aller à pied. Forces vives de la nation absentes. Aucun invité étranger de marque. Un isolement difficile à comprendre. Puis, dans la soirée, mouvement de masse baclé. Et pourtant, il parait que nous avons mis deux milliards dans cette cagnotte. 

Drôle de pays, tout de même. Nous renions même l'acte fondateur de notre existence en tant que pays. 

Pour moi, une seule note satisfaisante, tout de moins. C'est que la nuit de l'indépendance, que j'ai organisée en compagnie de Frederick Gagkara et de Ayoko Kueviakué de Saphir Event au centre culturel Denyigba, a tenu ses promesses. Préparée avec nos fonds propres, cette soirée qui se voulait un débat sur le thème des indépendance a drainer une près de 150 personnes, au rang desquels des anciens ministres, des écrivains, des professeurs d'université, des fonctionnaires internationaux, des artistes, des étudiants...

Tous ont répondu à l'appel pour parler Togo, sans passion, avec la solide conviction que ce qui nous unit est plus fort que nos différences.

Pour moi, c'est la seule bonne nouvelle. Je posterai les images de la soirée dès que ma connexion ADSL reviendra, car depuis trois jours, c'est galère galère par ici.

Que Dieu bénisse notre pays, le Togo. Qu'il n'oublie pas ses habitants aussi. surtout.

Par Gerry - Publié dans : Info togolaises - Communauté : blogueur africains
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Vendredi 23 avril 2010 5 23 /04 /Avr /2010 00:10

http://www.togorenaissance.org/wordpress/wp-content/uploads/2010/04/187377.jpg Autant j'ai parfois, dans mes analyses, été sévère contre le leader historique de l'opposition, autant le sort que lui a réservé ses militants le samedi dernier me parait revoltant, injuste, et particulièrement humiliant pour quelqu'un qui, toute sa vie durant, a consacré son temps à lutter contre le régime en place au Togo.

Certes, ses choix ont parfois été contestables, lorsqu'ils ne flirtait pas carrément avec le terrorrisme, mais il ne m'appartient pas de le juger, d'une part parce que la justice est là pour le faire, et d'autre part parce que ses motivations étaient d'un ordre que je n'appréhende pas forcément. Mais de là à être soumis à une telle opprobe, cela dépasse l'entendement.

En réalité, que les jeunes militants conspuent le leader du parti à son arrivée au meeting. Je le comprends aisement. Il est vrai que l'attitude de ce dernier, qui n'a au démeurant jamais changé (Gil est le spécialiste des réactions inattendues, imprévisibles, enrobées de cette suffisance qui le rend si inaccessible) ne pouvait pas lui attirer la sympathie de la masse plus prompte à interpréter qu'à analyser.

Mais que les leaders n'aient pas saisi le danger contenu par cette réaction épidermique de quelques jeunes en mal d'action, voire montés par quelque main mystérieuse, c'est là que je ne comprends plus nos politiciens. (enfin, je le dis tout le temps)

Ah! le panache que cela aurait été, de voir Fabre fendre la foule, allez extirper son mentor de la cohue, et le ramener triomphalement sur le podium. ça, c'est le panache.

La ruse politique aurait voulu au moins qu'ayant manqué de panache sur l'instantané, que les leaders du FRAC condamnent aussitôt après la minifestation l'agression dont a été victime Olympio, tout en insistant sur la nécessité de sauvegarder l'unité du parti.

En se laissant emporter par cette guéguerre aux conséquences désastreuses pour leur image, ils ont renforcé leur isolement, continuant à donner l'impression, vu de loin, qu'ils forment une bande de copains capricieux voulant avant tout garder le haut du pavé.

Comment diable condamner le pouvoir en place pour l'intransigeance dont il fait preuve à votre égard, si vous mêmes vous user des pratiques si peu chevaleresques envers celui-là qui (quelques soient ses défaut) vous a sans doute donné de la visibilité.

Comme on le dit quelque par chez nous, le singe sale se mange en famille, si seulement ils décidaient de le manger entre eux, leur macaque, tout en donnant à l'extérieur des signes d'unité.

C'est le Togo (puis que la presse internationale ne parle que de ça) qui gagne, quand ses fils font preuve d'un si remarquable flair politique.

Allez, je vais dormir. Qu'ils se le partagent en public, leur  o na zo*.

 

* les Togolais, surtout de Lomé, connaissent ce sckecht où un gibbon hurle, en courant: o na zo! o na zo!

Par Gerry - Publié dans : Info togolaises - Communauté : blogueur africains
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Mercredi 21 avril 2010 3 21 /04 /Avr /2010 05:50

http://www.presidencetogo.com/images/stories/dossiers/miniatures/mini_montgolifire.jpgLe CPDC, entendons cadre permanent de Dialogue et de concertation, à l'origine de sa création, m'avait paru une excellente intitiative, pour garder le contact entre tous les partenaires de notre existence politique et sociale. Je crois que j'en ai parlé d'ailleurs. Par contre, les qualités d'organisateurs de ce groupe de sages,  puis qu'ils sont charger de conduire les manifestations du cinquentenaire de l'indépendance, me paraissent, au fur et à mesure que la date fatidique approche, un tout petit peu douteux.

Je n'en veux pour preuve que cette idée, assez particulière, de transporter la flamme par mongolfère à travers tout le pays. Nonobstant le fait que la facture, selon des babillages que j'ai glané chez un Zémidjan ce matin, s'élèverait à 500 briques, (c'est exagéré, non?, enfin bref) c'est surtout le mode de déplacement de cette flamme qui est curieuse. Ainsi donc, la flamme va voguer en ballon, au-dessus du pays, avec cinq escales dans les villes principales, pour célébrer l'unité nationale, alors que cette flamme, (ah! que d'occasions manquées) aurait pu faire le tour du Togo, du nord au sud, d'Est en ouest, parcourant tous les villages, les hameaux, suivant un itinéraire munitieusement préparé, porté au bras par les jeunes hommes et jeunes femmes de ce pays, qui n'ont guerre connu d'Ablodé, de guerres de partis, encore moins du parti unique. Tous ces jeunes qui aujourd'hui ont près de 20 ans et qui rèvent Togo. Telle la flamme olympique, ce féal aurait conquis les coeurs, apaissés les tourments, et suscité une immense ferveur polulaire, chaque village s'organisant pour accopagner la flamme, au pas de course. Que d'occasions ratées.

Ce soir, en rentrant de la ville, j'ai vu qu'on installait les grandes affiches du jubilé avec les portraits des anciens présidents (tiens, c'est assez mal fait d'ailleurs, faudra que je prenne une photo). Nous sommes à moins d'une semaine du 27 avril.

Alors là, je me dis que les coui....de ce genre, au lieu de nous tomber dessus tout le temps, feraient mieux d'arriver parfois au autres, pour nous laisser retrouver notre universalité....toute humaine. lol, comme on le dit sur facebook.

Par Gerry - Publié dans : Coups de gueule - Communauté : blogueur africains
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Dimanche 11 avril 2010 7 11 /04 /Avr /2010 12:41

http://www.lavdc.net/portail/wp-content/uploads/2010/03/Champ-de-Mais-.jpg Rassurez-vous, ce n'est pas encore moi sur la photo. Ah, ce que j'aurai aimé cette vie là. L'odeur de la terre fraichement retournée, la fraicheur des feuilles gavée de rosée le matin, tous ces parfuns subtils qu'exhale le champ, mélange de fleurs sauvages et de pipi de chimpanzé. La vie simple, au ryhme immuable des saison, au grand dam de Sarkozy, je l'avoue.

Bon, pour redevenir sérieux, je suis furieux contre certaines annonces que je lis parfois dans nos journaux, venant de nos plus hautes autorités, en l'occurrence et pour cette fois, de notre ministre de l'agriculture, qui annonce fièrement que le Togo a dégagé un surplus céréalier de plus de 90 000 tonnes, qu'il faudra chercher à écouler en direction du Niger faute de déboucher. Le communiqué précise d'ailleurs que c'est grâce à la subvention des engrais, que nous avons obtenu un tel résultat.

Une telle annonce contient trois implications nocives pour l'avenir de notre agriculture. Enfin, à mon avis, puis que c'est bien de cela qu'il s'agit.

Le premier effet négatif est que je me demande si l'excédant céréalier concerne bien ce pays qui a 47% de sa population sous le seuil de la pauvreté, avec des pics dans la région des savanes (90%, c'est hallucinant), région de la Kara (75%, tout de même) et région centrale (76%). Aujourd'hui, je ne sais pas vous, enfin vous qui vivez au pays, mais moi, dans mon village, ils sont nombreux à faire un repas par jour. Alors là, sur le coup, je ne comprends plus rien. Parce que, sous Eyadema, le coût de la vie était très faible, pour des salaires faibles aussi. Aujourd'hui, le coût de la vie est élevé, et les salaires n'ont pas évolué. Je comprends bien entendu qu'on achète les céréales chez les paysans à un prix intéressant, mais dans ce cas, on peut autant subventionner les paysans d'une autre manière, et réguler le marché (tout en surveillant la spéculation) de façon à ce que le maïs revienne à 300 le bol comme auparavent, au lieu de 500 comme prix de base comme c'est le cas aujourd'hui. Comment peut on parler d'excédent alimentaire dans un État providence où plus de la moitié de la population est en sous-nutrition? Il faudra m'expliquer.

La seconde incidence négative concerne l'effet d'une telle annonce sur le milieu paysan. En effet, parler d'excédent, voudrait dire au paysan qu'il faut lever le pied, produire moins. Même si 50 milliards ont été consacrés à l'agriculture cette année, dire qu'il y a un excédent, c'est inciter à la prudence, pour les prochaines saisons. Alors que nous avons encore près de 70% de terres cultivables encore en friche. Alors que (et c'est tout le drame), le rendement des champs de maïs se situent encore (trop) à moins de la tonne à l'hectare, tandis que dans les pays de la sous région, il est en moyenne à 2t. Le hic dans tout ceci, nous parlons d'excédent de céréales, alors que nous pouvons peut être commencer à songer à la mise en place d'un balbutiement d'industrie agro-alimentaire. J'ai été formé à l'élevage de volailles au Centre Songhaï à Porto-Novo. Toutes les bêtes d'élevage se nourrissent aujourd'hui de provende, complément ou alimentation pour animaux fait essentiellement à base de céréales. Quand je pense à tous ces milliards dépensés dans le cadre du développement à la base. Voila une situation idoine où les deux ministères pourraient efficacement collaborer, l'un mettant en place une usine de production de provende (en fait d'usine, c'est juste un moulin et un melangeur), et l'autre finançant les unités d'élevage poules pondeuses (marché prometteur et en plein essor) poulet de chair, lapins, porcs, et pourquoi pas de vache laitière, qu'on nourrira à l'ensilage du maïs. Ah! tout un programme que nous avons là.

Pour finir, et là, j'enrage véritablement, c'est l'évocation systématique de l'engrais comme panacée à l'accroissement de notre production. Toute personne qui s'est intéressée un tant soit peu à l'agriculture (j'ai abandonné ma première année d'université pour courir les fermes du Togo) sait que l'engrais utilisé sur des sols pauvres en matières organiques les lessive plutôt, les appauvrissant à un rythme effrayant. L'engrais doit être utilisé (enfin, c'est l'idéal), surtout pour le NPK, avec des pratiques culturales qui autorisent un enfouissement conséquent, donc une charrue (atelée ou motorisée). D'autres études, (que je n'ai pas vérifiées) montreraient que l'engrais n'est efficace qu'avec des semences améliorées, capables de produire des rendement de 3-4t/ha, mais que les paysans dans leur majorité n'aiment pas. L'acroissement de rendement lié à l'utilisation de l'engrais sur le maîs local est parfois conséquent en première année, mais tend à rechuter rapidement les années suivantes. (Pour ceux que ces études intéressent, approcher l'ITRA) . Non associé à une pratique culturale qui renouvelle (ou apporte une quantité suffisante) de matière organique dans le sol (assolement, jachère ou utilisation du fumier/compost) le recours à l'engrais dans nos champs nous préparent à la famine...dans plusieurs générations, et ce sera de notre faute.

Voila. Là, j'ai déversé mon venin, et un de mes amis au ministère de l'agriculture ne va (peut être) pas aimer. Mais bon, je conserve toujours mon petit lopin de terre chez moi, à la lisière de mon bon petit village Siou. En attendant la retraîte. Ah, les stridulations des grillons, et le ballet des lucioles sous un ciel scintillant. La belle vie que voila!

Par Gerry - Publié dans : Info togolaises - Communauté : blogueur africains
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Dimanche 4 avril 2010 7 04 /04 /Avr /2010 17:09

J'ai les yeux tout petits à force de travailler devant l'ordinateur. Il faut que je souffle. Et puis, c'est Pâques, tout de même.

Tiens, jetons un coup d'oeil sur les journaux en ligne togolais. La marche de contestation d'hier aurait draîné une grande foule. C'est affaire là commence à devenir sérieuse. L'interdiction du toute manifestation à caractère de contestation du ministre de la sécurité a donc sauté. A la bonne heure.

C'est cependant une menace, plus grande encore contre le régime actuelle, qui se profile à l'horizon: c'est la montée en puissance d'une contestation qui, au lendemain des élections, n'emballait pas vraiment grand monde. Les Loméens risquent de trouver dans ces balades de samedi matin, un exutoire à un quotidien bien morose. Et à cette allure, les marches vont se gonfler de tous les frustrés, tous les mécontents, tous les insatisfaits qui, galvanisés par la relative retenue de la FOSEP, - les excuses et les regrèts du commandant de la FOSEP sont une victoire pour la démocratie, mais surtout pour les contestataires - vont se livrer à coeur joies à ces communions polulaires. Et il faudra aussi compter sur les badauds, les manifestant pour n'importe quelle cause, les curieux....

Vu comme c'est parti, ce mouvement risque de se transformer en, non plus une contestation des élections, mais un rejet du système par une partie de la population qui va de plus en plus oser la rue, si elle a la certitude de revenir en entier à la maison.

Et tout ceci pourquoi, et c'est là le piège, parce que les manifestations ont été réduites aux week-end, et au samedi, dans ce cas de figure. Je l'ai souvent relevé dans mes billets. L'interdition de manifestation en semaine est anti-constitutionnelle, peu pragmatique (les gens manifestent justement pour attirer l'attention sur une cause, et c'est pourquoi il faut que ce soit en semaine) et il faut dire (c'est mon avis à moi) pas très patriotique (ceci renvoie du pays une image d'Etat policier que nous avons normalement dépassé). Mais en donnant aux partis de l'opposition la possibilité de ne manifester que le week-end, on leur a fourni une arme de résistance exceptionnelle. S'il ne faut faire sortir les gens que chaque samedi, ça peut durer une éternité, une telle activité devenant  une bonne distraction de week-end dans une ville où il n'y a justement rien pour s'amuser. Et ça peut durer une année, surtout avec les têtus qui sont en pointe de la contestation. Si l'opposition avait à manifester tous les jours, il est évident que le mouvement se serait essouflé assez rapidement, l'appel du ventre et les obligations professionnelles finissant par l'emporter sur l'engagement politique.

Voila comment le piège risque de se refermer, mais pas sur ceux qu'on croyait.

Par Gerry - Publié dans : Inspirations - Communauté : blogueur africains
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Vendredi 2 avril 2010 5 02 /04 /Avr /2010 18:59

http://static.blogstorage.hi-pi.com/photos/fugain.musique.com/images/gd/1179148852/Joyeux-Anniversaire.jpgLambert, mon inestimable copain d'enfance, fervent supporter du président Faure était encore chez moi hier soir, dans mon bar.

- Toi, Gerry, maintenant je te connais. Tu es un opposant fini.

- Pourquoi donc, mon cher frère? dis-je entre deux gorgées de bière.

- Tu dis que tu veux fermer ton blog et tu en profite pour t'attaquer au président

Là, j'éclate de rire. La veille, un autre ami m'avait déja dit que j'étais un RPTiste dans l'ombre.

- C'est curieux. J'ai pourtant reconnu la victoire de Faure, non?

- C'est vrai? (...)

A la seconde bière.

- Alors, ce serment, vous le faites ou vous le le faites pas.

- Tu n'as pas écouté le communiqué du gouvernement, me dit-il alors qu'il a une belle ecume blanche autour des lèvres, nous pouvons allez jusqu'au 3 mai avant de préter serment.

- Tiens. L'article 63 précise cependant que le serment est prété dans les 15 jours suivant la proclamation officielle, non?

- Le gouvernement dit que c'est la cour constitutionnelle qui a donné son avis. Tu connais le droit plus que la cour constitutionnelle?

Je souris, mais décide d'attaquer tout de moins, pour voir sa réaction.

- Lambert, aux dernières nouvelles, j'ai une maîtrise en droit tout de même, même si je concède que la cour suprême maîtrise plus les subtilités du droit que moi. Et je concède même qu'en se référant à l'article 59, qui stipule que le Président reste au pouvoir jusqu'à l'expiation de son mandat, c'est une subtilité que la cour utilise pour se tirer d'un mauvais pas.

- Tu vois, tu vois, s'exclame Lambert. Tu vois que j'avais raison. Ah, Faure, il est trop fort quoi. Au moins, c'est ce que j'aime chez to: tu cries tu cries, mais tu sais que nous avons raison. Il faut nous réjoindre, mon frère.

- (Rires) Sauf qu'il y a un hic. Comme je te le dis, c'est juste une esquive pour se sortir d'une situation. Si le constituant a écrit un article spécifiant le délai dans lequel préter serment, ce n'est pas pour des prunes.

- C'est quoi, des prunes?

Là, je suis abassourdi. Oui, c'est du lambert tout craché.

- Enfin, je veux dire, ce n'est pas pour rien. Parce que, imagine si c'était quelqu'un d'autre qui avait gagné, tu penses qu'il attendrait la veille du 03 pour préter serment. Il le ferait dans les 15 jours, et je te parie que la même cour constitutionnelle lui donnerait raison. C'est là où c'est parfois compliqué dans notre pays: on a pas toujours l'impression que la cour ne se montre toujours très impartiale, même si elle s'arrange toujours pour dire le droit. Mais comme tu le sais, le droit, c'est un peu comme la bible, on peut lui faire dire une chose et son contraire.

Lambert hoche la tête. Il ne me suit pas.

- L'essentiel est que tu reconnaisses que nous avons raison. Le reste, moi, je m'en fous.

- Tiens, dis-je, il parait qu'il est pévu d'ogananiser l'investiture le 26 avril, à la veille de la fête d'indépendance. Tu es au courant toi?

- Toi, tu tiens ça d'où, me demande-t-il, méfiant.

- Je l'ai lu sur un site internet.

- Je ne sais pas trop, mais s'ils font ça, ce serait bien. On fera ainsi une seule fête. On dépense trop d'argent dans ce pays pour des futilités. Il faut dévélopper le pays, comme le dit le président.

- Dis, dis-je en finissant ma bière. Tu ne penses pas que nous risquons de rater une autre occasion pour nous reconcilier. Cette fête devrait être celle de tous les fils de la nation. Alors que certains contestent encore les résultats de cette élections, n'aurait-il pas mieux valu preter serment au plus vite, et demander une paix des braves, ne serait-ce que pour la fête nationale?

-Chuant! toi Gerry là, tu ne connais rien. Si des gens veulent manifester, qu'il le fassent. Nous, Ah! nous allons fêter notre indépendance. Est-ce qu'on a besoin d'eux même.

Là, je ne sais pourquoi, alors que j'aimais bien l'enquiquiner, le Lambert, il m'énerve.

Je me lève, paie l'addition, et lui demande de m'excuser. Je quitte les lieux, la vague à l'âme.

Par Gerry - Publié dans : Coups de gueule - Communauté : blogueur africains
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Vendredi 2 avril 2010 5 02 /04 /Avr /2010 14:08

Lomé. Un jour. une heure quelconque.

Le soleil brille, radieux. Les enfants courent dans la ruelle, pieds nus et insouciants. Les adultes ont dans la démarche, cette  langueur inexplicable. la pluie n'a pas visité le quartier voici quelques mois, je peux ainsi envisager faire un tour dans Gbadago  -quartier situé dans uns dépression à Lomé. .En fait, je n'ai pas à m'en faire. Il y a deux ans, un lourd programme d'assainissement du quartier a été réalisé, avec des caniveaux, du drain partout où besoin était.

J'arrive à un carrefour, je veux tourner, mais je ne peux pas. Les fers de la grille des caniveaux sont complètement rouillés. Impossible d'avancer, même les motos ne s'y risquent pas. Et c'est ainsi le long de la route. Je suis obligé de faire un long détour. Les riverains me regardent avec amusement, et resignation.

IMAG0061[1]J'en pleure, intérieurement. Voila un projet qui a certainement couté des millions (à que je sais quel contribuable). Une entreprise, avec la complicité d'un bureau d'étude, et d'autres personnes dans des bureaux, ont fourni du mauvais matériaux, rendant la voix plus impraticable qu'elle ne l'était avant le projet. Et personne n'ira inquiéter cette entreprise. Dans deux ans, le même projet, dans la même localité, va être lancé, avec comme prestataire peut être la même entreprise. Les larmes ont surpris mes yeux.

Autres jour, même ville, même soleil radieux et faciès sombres. De la colombe de la paix, je descends le boulevard en direction de la lagune. Cette portion de route me rappelle les bosses d'un parcours de moto-cross, à l'époque où j'en faisais. Mais jusque là, les yeux se tiennent tranquilles, jusqu'à la surprise. Enfin, la double surprise.D'abord, tous les arbres bordant la portion de boulevard ont disparu (curieux, tout de même, car ils offraient une couverture végétale intéressante pour les riverains (enfin, je crois), et je ne pense pas qu'on leur ai demandé leur avis, bref), et les engins des TP ont fichu le camp. Quelques semaines avant le début de la campagne, cette portion de route avait été bloquée pour cause de travaux. Mais là, les travaux ne sont pas achevés, mais les camions se sont barrés. Je pousse la curiosité. Je descend du véhicule et taille bavette. En effet, les travaux sont, il parait suspendu. Les trous le long de la chaussée sont béants,cratères abandonnés. Là, les larmes reviennent. Je ne puis croire qu'on ait fait tout ça pour la campagne. Un commerçant grogne. La déviation a bousillé leur commerce. Ils ne vendent plus mais paient les impôts. Ils ne savent à qui s'adresser. je soupire et file, un peu honteux d'avoir ma baraque à Agoe, moi.

Mais ce n'est pas fini. Le soir, en allant chez mon mécano, je constate aussi que les poteaux électriques, érigés avant le 04, sont restés sans couronne. Ah, pourtant, ils avaient été érigés à une telle vitesse. C'est en ce moment que je me souviens que même à Agoue, et le long de la N1, les pieds de poteaux encombrent encore les terre pleins centraux, en attente d'hypothétique poteaux.IMAG0086[1]

C'est fini. Je n'en parlerai plus. De quoi devrais-je parler. De la mauvaise réalisation des projets publiques, et de l'absence de contrôle-sanction? J'ai mes yeux.

De cette pratique qui consisterait à lancer des travaux qu'on sait pertinemment qu'on ne puit finir rien que pour charmer ses compatriotes? ça, ça me dépasse, et je m'interdis de me prononcer sur la question. En ce qui me concerne, si un jour je me retrouvais dans une situation où il faudrait faire un tel choix, même avec l'assurance de l'efficience d'une telle solution, je crois qu'il se posera ni plus ni moins une question de mon reflet dans le miroir.

Par Gerry - Publié dans : Info togolaises - Communauté : blogueur africains
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Mardi 30 mars 2010 2 30 /03 /Mars /2010 02:22
Toi aussi, tu aimerais savoir pourquoi rien ne se passe? rassure-toi, moi aussi.
Tu voudrais savoir c'est quoi le calendrier républicain, ce qu'on fait pour le jubilé? Et bien, nous sommes deux à se turlipiner.
Tu te demandes, toi aussi, alors, c'est quand l'investiture? Bingo, tu n'es pas le seul.
Tu t'interroges sur une hypothétique reconnaissance de la victoire du camp adverse par le père Gil, parce que Gil soutien Homawoo, et que Homawoo soutient cette thèse? voila que nous gambergeons par télépathie.
Tu cherches à savoir s'il, enfin, le président sortant et entrant, va finalement s'adresser à ses militants, pour les féliciter de leur engagement, et au peuple togolais, pour sa maturité et sa sagesse? qui te dit que tu le penses seul?
Tu te creuses la tête pour savoir à quoi va mener les manifestations des samedis, et comment tout ceci va finir? tu es sur le droit chemin.
Toi aussi, tu ne comprends plus rien à rien, non? Et bien, rassure-toi, tu ne pas le seul, camarade.

Ce qui fait peut être notre différence, c'est que quand je lis la déclaration de l'ambassade des Usa à notre endroit:

"Le Gouvernement des Etats-Unis a pris acte de la proclamation par la Cour Constitutionnelle des résultats définitifs de l’élection présidentielle du 4 mars au Togo. Le Gouvernement des Etats-Unis félicite le Président Faure Gnassingbé pour sa réélection", indique le texte du communiqué.

Selon le gouvernement des USA, "même si l’élection présidentielle a été relativement crédible et non violente, elle constitue juste une étape sur la voie de la démocratie et de la prospérité économique".

"Le Gouvernement Togolais doit continuer á faire de profondes réformes démocratiques et économiques afin de permettre au Togo de suivre l’exemple de ses voisins comme le Burkina Faso, le Bénin, et le Ghana en tant que démocratie stable en Afrique de l’Ouest", souligne le gouvernement des USA.

Il "salue le comportement responsable du peuple togolais et le pas encourageant qu’il a fait vers une démocratie plus inclusive".

Le Gouvernement des USA "exhorte les leaders politiques togolais à tourner le dos aux vieux démons du passé, et à mettre en œuvre d’importantes réformes politiques pouvant aboutir á une réconciliation complète".

"Toutes les figures de la société togolaise, gouvernement, partis politiques et population compris, doivent être les acteurs incontournables de ce processus",

Je ne suis pas très fier. D'abord parce que je ne comprends pas pourquoi le père Obama ne nous envoie pas ses filicitations personnellement. Ce n'est même pas le secrétaire d'Etat aux affaires étrangères. Mais ça, ce n'est pas grave. Par contre, quand ils nous disent: "Le Gouvernement Togolais doit continuer á faire de profondes réformes démocratiques et économiques afin de permettre au Togo de suivre l’exemple de ses voisins comme le Burkina Faso, le Bénin, et le Ghana en tant que démocratie stable en Afrique de l’Ouest", je me dis qu'il faudra peut être sérieusement que nous autres, gens du petit peuple, commencions à y comprendre quelque chose, car je n'ai sincèrement pas envie, mais là vraiment aucune envie, que dans quelques années, les gens fassent un pélérinage dans notre pays, juste pour voir comment l'Afrique était avant la démocratie.

Que Dieu ait pitié de nous, peuple de science, et incohérent.

Par Gerry - Publié dans : Coups de gueule - Communauté : blogueur africains
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Samedi 20 mars 2010 6 20 /03 /Mars /2010 11:14

Sourire-jpg.jpg
Bienvenue sur les terres togolaises.
Nouvelle vie, nouveaux horizons.
Je souhaite tout ce qu'il y a de mieux à cette renaissance, tout en priant que la blogosphère togolaise connaisse, en ce debut d'année, un foisonnement à l'image de la qualité des Togolais.
Allez, merci à vous, qui continuez à lire ce blog. Votre avis m'intéresse.

Par Gerry - Publié dans : Inspirations - Communauté : BLOGS, en parler ...
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Vendredi 19 mars 2010 5 19 /03 /Mars /2010 20:44

http://57.img.v4.skyrock.net/573/caralhodeportos/pics/1921766085_small_2.jpgRêve d'Afrique, ce soir, tire sa révérence.
Depuis 2007, j'ai entretenu cet espace, dans un premier temps sous pseudo, puis sous mon identité véritable, avec passion, application et parfois, une certaine objectivité que vous avez relevé.
Pendant trois ans, j'ai d'abord et avant tout parlé de moi, puis de l'Afrique, telle que je voyais ce gros continent de ma lorgnette de broussard. Puis, avec le temps, j'ai axé mon analyse sur le Togo. Par ce que c'est mon pays, et que je partage le quotidien de ces peuples fabuleux, qui ont la charité et l'hospitalité chevillées au corps. Peuple candide, simple, avide d'amour et de rêve comme tout être touché par la grâce.
Il y a quelque mois, un jeune éditeur, dont je revèlerai le nom à la fin de ce post, m'a convaincu, avec quelques amis, de mettre les billets de ce blog sous papier.
Ils trouvaient d'une part qu'il y avait des analyses que des personnes très peu familières avec internet trouveront intérêt à lire, et surtout, et c'est l'argument qui a prévalu, c'est que le système d'archivage d'un blog rend pénible la lecture des anciens articles, et l'existence d'un moteur de recherche ne résoud guère le problème, puis qu'il faut savoir exactement ce qu'on recherche pour utiliser un moteur.
J'ai dit à ces amis, que je mettrai fin à l'existence de rêve d'Afrique, au lendemain des élections présidentielles togolaises.
En effet, durant une année, sans le vouloir réellement, je me suis mis dans la peau d'un analyste politique, et j'ai pris un certain plaisir à disséquer, et parfois étriller, les attitudes des acteurs de notre landerneau. Je me devais d'aller au bout du processus avant de mettre un terme à rêve d'Afrique.
Hier, la cour constitutionnelle a rendu publique le nom du vainqueur des élections: Le contrat est rempli, rêve d'Afrique part donc en édition.
Rêve d'Afrique s'en va donc, mais avec un rêve du Togo.
Mon pays a organisé cette année une élection où l'on a déploré aucun mort, aucun dégât matériel, où, surtout durant la campagne, les miens ont fait preuve d'une maturité, et d'un plaisir à vivre ensemble admirables, battant en brèche toutes les théories de traumatisme insurmontable que certaines personnes, pour nourrir des cause obscures, nous serinent à longueur de journée.
Durant la période pré-électorale, j'ai, à ma façon et avec mes mots à moi, fustigé quelques attitudes, du gouvernement (surtout) et de l'opposition, qui n'allaient pas dans le cadre de l'enracinement de la culture démocratique dans notre pays. Avant de les lister, je dirai ici que je me suis tout de même forgé, au lendemain de mon retour au pays le 06 mars, après avoir fait le tour de la question avec mes amis présents sur palce, et eu égard aux propos des acteurs principaux de ce scrutin, la conviction que ces élections étaient suffisamment crédibles pour constituer la borne d'un nouveau départ pour notre pays. Le constat est bien simple: dès maintenant, le jeu démocratique, basé sur des élections où l'on sollicite le suffrage universel est une réalité (Déja les législatives étaient une avancée). Les "actes réflexes" politiciens tels la constitution d'une base électorale, la mobilisation des militants, ( à long terme et dans les centres à forte densité, homogènes et sensible à un type de discours,) la participation au débat publique et à l'action citoyenne, et surtout, surtout la formation des masses à la l'éthique républicain doivent revenir dans les programmes de nos partis politique. Sachant qu'in fine, c'est la sollicitation du suffrage, sur la base de son programme ou de ses actions sur le terrain, qui est en ligne de mire.
Je sais, certaines personnes, avec lesquelles je discute souvent, vont me traiter soit de naïf, soit, et ça m'en touchera une sans faire trembler l'autre, d'acheté. J'aime l'angélisme dont je fais preuve en ce moment. Je crois, et c'est ma plus solide conviction au moment d'ensevelir Rêve d'Afrique, que nous devrions nous accorder un minimum de confiance, dans ce pays, pour l'intérêt de notre peuple meurtri par des décennies de luttes fraticides.
Cependant, et je l'ai déjà dit plus haut, tout n'est pas rose. En réalité, les indicateurs sont presque au rouge. L'hyperprésidentialisation, qui confine aujourd'hui au culte de la personnalité, est le plus grand mal qui menace notre jeune démocratie. Ce fléau est d'autant plus dangéreux pour qu'il n'est pas à inventer, il co-existe avec l'exercice du pouvoir. Ce que je constate parfois, et avec incompréhension,  c'est que la nouvelle génération au RPT donne l'impression de rejeter de l'Eyadémaïsme ce qu'il y avait d'intéressant: un patriotisme à tout épreuve (et non nationalisme, qui se réduit souvent à une xénophobie aveugle), mais tolère (même si elle s'en défend) les autres caractiristique de ce régime qui nous ont cependant ralenti dans notre élan (le culte de la personnalité, l'autocratie, et cette prodigalité débridée incompatible avec la bonne gouvernance).
Mais moins que l'hyperprésidentialisation, c'est la réticence à décentraliser qui reste, sur une échelle de nuisance, notre plus redoutable ennemi. La décentralisation, et l'institutionalisation de collectivités locales mettront, à mon avis, cinq ans au minimum, assistés par un lourd programme de formation des acteurs, avant de s'implanter dans les mentalités, et surtout dans notre administration. Autant dire que même en décentralisant aujourd'hui, nous n'en tireront réellement les bénéfices que vers 2015. MAis il faut le faire, et vite, car il n'y a que des avantages. L'apprentissage de la démocratie, pour les jeunes, se fait dans le conseil municipale. L'art de la contradiction, et l'accptation de l'opinion contraire s'y fermentent. Et aujourd'hui, dans ce monde globalisé, décentralisé, les collectivités locales restent des acteurs de premier choix de l'aide multi latérale, et partant, de l'aide au développement. C'est fou l'argent qui nous passe sous le nez faute de décentralisation.
Il nous faut par ailleurs lutter, avec plus de conviction, et d'entregent (voire d'efficacité) contre la corruption. Après cinq ans au pouvoir, il n'y a presque pas eu de condamnation pour crime économique, alors que la matière foisonne. Il ne peut être question de sacrifier sur l'autel de la cohésion sociale, l'essor économique de la nation. La récidive se nourrit de l'inaction. Et il faut croire que sous nos cieux, elle se gave assez bien.
Cet autre outil de la bonne gouvernance qui est le contrôle, doit se muer en réalité et non rester au régistre des intentions. Je me souviens toujours de cette portion de route refaite à Aledjo, et qui a tenu un mois à peine. Il y'a des responsables, qui doivent réparer, ou subir les rigueurs de la loi. Ce laxisme se réssent dans la longévités des infrastructures. Les routes de la capitale sont dans un état qu'on ne connaissait pas du temps d'Eyadema, pourant il y a eu plus d'argent dépensé à leur réfection. C'est comme pour leur propreté. Il y a plus d'agents mobilisés, mais elles sont plus sales. Opération contrôle-sanction-réparation-dissuasion. Quand on pense au millions de francs qui ont par exemple été engloutis dans les projets de développement à la base, sans le soutien d'organes de contrôles hiérarchisés et implanté dans les campagnes, on voit le chemin qu'il reste à faire.
Et réaliser enfin ce récencement général de la population - il parait même que nous avons le financement depuis-réadapter le contenu des programmes scolaires, introduire l'esprit d'initiative, rompre avec l'hymne à l'assistanat entendu ces derniers temps, surtout à l'approche des élections, moderniser notre justice (trinbunal administratif, médiateur de la république, indépendance de la justice), les reformes constitutionnelles et institutionnelles (il faudra y aller de toute façon) et donner à notre culture, toute la place qu'elle mérite au panthéon universel. Tout un programme, impossible à mettre en place avec la pratique actuelle, qui met le chef de l'Etat au centre de la plus infime initiative. Trop de projets aboutissent encore à la présidence (l'habitude étant une seconde nature), qui a d'autres chats à fouetter. D'où l'immobilisme, et la naissance d'ilots de pouvoirs incontrolables, et préjudiciable à l'efficacité de l'ensemble.
Allez, si je reste là à écrire, je reconstruirai la pyramide de Gizeh en une nuit, et je n'ensévilirai point mon blog.
Donc voila. Merci à vous, amateurs de "Rêve d'Afrique". Le crépuscule a sonné.

* L'éditeur qui va publier ce blog est le patron des éditions Moffi, et ses amis sont tous ceux qui, par mail ou sur facebook, ont vraiment souhaité voir ces billets sous une version papier.

Par Gerry - Publié dans : Coups de coeurs - Communauté : BLOGS, en parler ...
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Vendredi 19 mars 2010 5 19 /03 /Mars /2010 19:50
http://www.togocity.com/IMG/election_201010.jpg Hier, un ami m'a demandé, par facebook, ce que je pensais de ces élections. Je lui ai répondu que je croyais qu'elles avaient été transparentes. Il m'a demandé si j'avais des preuves. Je lui ai répondu que jusqu'à ce jour, je n'en avais encore aucune me faisant croire qu'elles ne l'avaient pas été. J'ai eu à lire les quatre recours posés par l'opposition. Il est reproché au candidat Faure presque exactement les mêmes réserves que celles formulées par l'Union Européenne. Sauf que cette dernière, même en pointant ces irrégulatirés, s'est bien gardé de se prononcer sur la validité du scrutin. Ce rapport va même jusqu'à "justifier" les mauvais résultats des candidats de l'opposition par des raisons que vous trouvez si vous mettez la main sur ce texte.
Pour un pays ayant déja été suspendu par la même communauté internationale, enfin, l'union européenne pour déficit démocratique, la teneur de ce rapport a valeur d'onction, car les avis sur le élections présidentielles précédentes ont rarement été autant nuancés. Si on enlève le verni diplomatique de cette déclaration, on devrait lire (je me trompe peut être)
- Pour le Togo, il faut encore des efforts pour la démocratie pleine, mais pour ce scrutin, ça va. C'est assez proche du choix de la majorité du peuple.
C'est pourtant dès cet instant que je ne comprends plus rien, car depuis une semaine, si je me fie à ce qu frappe à mes oreilles, et venant de notre opposition, le Togo serait un petit pays contre lequel le monde entier se serait ligué. L'union Africaine, l'Union Européenne, les USA, et même tonton Gil (là, c'est nouveau) serait contre l'émancipation du peuple togolais, qui aurait pourtant choisi à 80% le candidat Fabre, mais la cabale planétaire serait ainsi opposée à sa prise de pouvoir.
La proclamation des résultats définitifs hier, et son cortège de félicitations, rend cette fois congrue et extrèmement don quichotesque la persistance de la contestation, sans base juridique, avec la simple conviction de victoire.
Donc, samedi prochain, alors que toute la communauté internationale (qui nous a saqué des années durant) a félicité la nation togolaise pour l'organisation de ce srutin, il y aura encore une marche de l'opposition. Et le RPT, qui fait désormais preuve d'un cynisme, (et il faut le dire, pragmatisme) qu'on le lui connaissait pas, va certainement répondre du tac au tac, en faisant sortir le double de la mobilisation de l'opposition. A cette allure, je crois que dans deux ou trois semaines, le mouvement s'essouflera, de toutes les façons. On aurait perdu de l'énergie pour rien, creusé encore des plaies pour du vent.
Ah! si seulement ce pays pouvait avoir des hommes politiques, doublés d'hommes d'Etats. Déja, nous serions repartis sur les chantiers pour le construire, ce petit bout de terre.
Mais allez, rassurez-vous. Pour le moment, je comprends pas grand chose puisqu'on en est encore à parler de constitution de gouvernement de l'opposition victorieuse à ce scrutin, mais dès que j'ai le mot de la fin, pour sûr que je vous en toucherai.
Tiens, un dernier détail que j'ai oublié. S'il y a bien quelqu'un qui doit être bien perdu dans cette bérézina, c'est bien le père Yamgnane. Ce que j'aimerais bien savoir ce qu'il pense de tout ça, dans la solitude de sa conscience.
C'est promi. Je vous dis dès que je sais.
Par Gerry - Publié dans : Info togolaises - Communauté : blogueur africains
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Vendredi 19 mars 2010 5 19 /03 /Mars /2010 18:00
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"Je vais terminer par le « Parcours de combattants » du Capitaine Gerry TAAMA de l'armée togolaise.
Brièvement car je sais que notre camarade nous en parlera en orfèvre dans quelques instants, et du Togo, pays ami, avec qui nous avons tant de liens.

D'aucuns parmi nous pourraient tordre la bouche : un roman !
Eh bien, nous avons jugé que nous tenons là une vraie fiction particulièrement attachante et sympathique: un petit roman bref et bien enlevé qui se lit aisément et avec grand plaisir.

Et surtout, ce qui est important pour le jury de la Saint-Cyrienne, un livre de sang et de soldats, dont le ton est extrêmement juste: aucune erreur grossière sur la nature des missions; une observation étonnamment précise des rapports humains, des frottements, des bonheurs et des blessures intellectuelles et psychiques que ce type d'opérations provoquent chez les protagonistes.
Bref une fiction, avec les conventions du genre, mais vraisemblable, bien observée et qui n'omet aucune des réalités et des ambiguïtés des opérations de paix.
Étonnant et très prometteur chez un officier si jeune et pour un premier roman !


Je vous le recommande donc très chaleureusement et je propose que nous applaudissions et félicitions notre camarade et bazar Gerry TAAMA

♣ ♣


Général de corps d'armée Robert Meille
Vice-président du jury"

C'est en ces termes donc que j'ai été introduit, samedi dernier, place de la Rotonde à l'Ecole militaire, devant un parterre de grands anciens et de sommités de la hierarchie militaire française que je n'aurai sans doute pas cotoyé si aisément.
Il y avait quelques mois que j'avais été contacté par la saint-cyienne, grande association qui regroupe tous les saint-cyriens du monde entier (des milliers d'anciens élèves). Pour mémoire, l'Ecole spéciale militaire de saint-cyr est la grande école de formation des officiers de l'armée de terre. Créée en 1802 par Napoléon, cette prestigieuse institution a formé tous les grands noms qui ont écrit en lettre d'or les faits d'armes non seulement de l'armée française, mais des armées du monde entier, puisque l'école forme des élèves officiers issus des quatre coins du monde.
Donc, sollicité par la saint-cyrienne pour présenter mon roman, "parcours de combattants", à ce concours, j'ai aussitôt répondu par l'affirmative, ne croyant pas trop, car les oeuvres primées à ce jour, ont toujours été des précis historiques très fouillés, présentés par des officiers supérieurs français diplomés d'écoles militaires et d'autres grandes universités. J'ai donc été agréablement surpris lorsqu'il y à deux semaines, j'ai reçu un courrier m'annonçant que mon livre avait été retenu dans le trois premiers, et que j'étais ainsi invité à prendre part à la remise des prix. J'aurai du temps de parole, je pourrai même parler du livre, et de mon pays.
L'occasion est belle. Pour la première fois, un ancien élève étranger, et africain, et Togolais, est invité à cette instance. Je ne me pose pas la question. Je fais ma réservation, et m'envole pour Paris.
J'aurai la seconde place, rang que je partage avec le grand roporter Jean Paul Mari, pour son livre "sans blessures apparentes" publié chez Laffont. Le jury n'a pas réussi à départager. Le premier prix revient au capitaine Montagnon, pour un livre consacré à la seconde guerre mondiale "la France de 1939 à 1945", une oeuvre qui a nécessité 25 ans de recherches. La cérémonie est belle, le publique de très haute facture.
ça y est. Je viens d'être présenté. A mon tour de remercier, de dire ma fierté d'être là, et de parler du Togo, ce petit bout de terre là bas, si loin, et si vivant dans mon coeur. Ce bout de notre planète, si secoué et si charmant, ce peuple méconnu, si chaleureux, si charitable. Voila, ça y est. J'en ai fini. Le champagne va couler, je vais serrer les mains de chefs militaires que je ne voyais qu'à la télévision. Ai-je donné à l'assemblée l'envie de nous connaître, et de nous comprendre? Je ne sais pas. Un général (s'approche de moi, et me souffre à l'oreille)
- Jeune homme, ma femme lit souvent votre blog!
Là, je suis fier comme un peul. Afin que le grain ne meurt, et que le verbe reste.
Tous les exemplaires du roman seront achetés, et je me mordrai les doigts d'en avoir pas apporté plus.
J'ai une grande reconnaissance à l'endroit du général Meille, devant qui je me suis retrouvé tout tout petit pour avoir pris l'initiative de consulter sa biographie avant de me rendre à la remise de prix. Son cursus est impressionnant. Ma reconnaissance va aussi au colonel Risterucci, chargé à la saint-cyrienne des élèves étrangers, qui est un modèle d'efficacité, mais surtout d'enthousiasme, preuve que le panache si chèr au coeur de nous autres saint-cyiriens ne l'a point quitté. Et j'ai eu le privilège d'échanger avec un autre monument, le colonel Jacob qui a passé autant que mon age en Afrique.
Voila, que du bon moment, avec un public de haute facture, et une impression savoureuse d'avoir réussi quelque chose.
Mais c'est le soir, quand je me suis retrouvé devant l'ordinateur et sur internet que j'ai vraiment réalisé la nature de l'évenement. C'est que des trois nominés, j'étais le seul à ne pas figurer dans wikipédia, à ne pas avoir à mon actif plusieurs prix (Montagnon est lauréat de l' accadémie Française, Mari à plus de six prix, dont deux de reporters de guerre), et bien entendu à ne pas être un auteur de grand cru français.
Là, je me suis réellement rendu compte de la valeur de cette distinction, et plutôt fier alors de l'avoir dédiée à mon pays. Par les temps qui courent, ça nous rapporte un peu d'air frais, non?
Lien de l'évènement sur le site de la saint-cyrienne ici
Par Gerry - Publié dans : Coups de coeurs
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Jeudi 18 mars 2010 4 18 /03 /Mars /2010 01:23

 http://sylviocombey.files.wordpress.com/2009/01/eyadema.jpg« Tirant la leçon d’une expérience de plus de dix années de vie commune, je ne puis m’empêcher de vous dire aujourd’hui ma surprise et ma consternation en découvrant qu’une poignée d’individus existent dans nos rangs qui s’emploient a remettre en cause, par leur comportements vils et répréhensibles, les acquis de la Révolution Togolaise, et à compromettre par là même, notre développement économique.

En effet, après la série de détournement de fonds de ces derniers mois, je me pose la question de savoir comment nos compatriotes en sont en arrivés  à n’appliquer leur imagination qu’a des inventions les plus diaboliques aux seules fins de se remplir les poches et de satisfaire leurs ambitions personnelles.

Au niveau de l’ensemble des administrations qui ont cessé d’être de véritables instruments  au service du public, la tendance se précise de jour en jour d’un manque chronique de sens civique et de conscience professionnelle qui se traduit par une certaine anarchie, une indiscipline caractérisée, une démission généralisé de l’autorité. Pire, tous les moyens sont bons pour créer des occasions de s’enrichir. Le moindre service est monnayé contre des pots de vin.

On a l’impression que, lorsque nos compatriotes sont recrutés ou promus à leur poste de responsabilité, toutes leurs ressources intellectuelles sont utilisées pour provoquer des occasions de détournements de derniers public.

Dans le choix des investissements à réaliser, les responsables ne se préoccupent plus du critère de rentabilité : chacun cherche par tous les moyens à faire réaliser tel ou tel projet, pourvu qu’il encaisse sa commission sur le montant de l’investissement ; or c’est l’Etat qui paie cette commission et le promoteur du projet ne perd rien.

 Des avenants portant sur des travaux plus consistants que ceux prévus au marche principal  sont signés avec complaisance, des états fictifs sont confectionnés, des factures les plus fantaisistes  sont établis, toujours avec la même intention de toucher des pots de vin.

….. Quant à vous, Libanais, Syriens, Hindous, qui n’aimez que les affaires louches, je vous invite a passer désormais par la grande porte qui est la porte de l’honneur, au lieu de continuer d’emprunter la petite porte, laquelle vous a permis, jusqu'à présent, d’organiser l’exploitation et le pilage systématique de notre pays.

Enfin, s’agissant des entreprises ou des sociétés  publiques, on a l’impression que l’Etat n’investît que pour récolter des pertes. Aucun souci de rigueur dans la gestion. Le budget d’investissement et le budget général sont constamment sollicités pour combler les déficits par des subventions.

Aucun effort n’est entrepris par les responsables pour redresser ces situations. Finalement, les gens ont tendance à considérer qu’il est tout à fait normal de profiter de tout ce qui est initié par l’état.

La cupidité, la soif de satisfaire ses ambitions personnelles, au détriment de l’intérêt des masses paysannes auront contribués à compromettre dangereusement notre essor économique, si des mesures énergiques et sans pitié, n’étaient prises pour mettre fin aux manœuvres des saboteurs.

La démission généralisée de l’autorité, conséquence grave des interventions intempestives et des pressions exercées par les détenteurs de la puissance publique, s’ajoutent aux diverses formes de malversations qui se sont brutalement révélées ces temps derniers, nous oblige à une prise de conscience aiguë et  à une vigilance sans faille, si nous ne voulons pas voir nos administrations se gangrener.

En tout cas, je ne peux accepter que par leurs comportements odieux et criminels, une poignée d’individus ternissent l’image de pays sérieux, discipliné et travailleur que nous avons toujours présentée à l’extérieur, et entament par la même occasion le capital de confiance que le Togo a acquis auprès des autres pays de la sous région et au niveau de notre continent.

…Militants Membres du conseil National,

Le Rassemblement du peuple Togolais, en vous conviant à ces journées de réflexions, a voulu une fois de plus offrir à tous les participants, ministres, directeurs, cadres, militaires, entrepreneurs, commerçants, ouvriers, artisans, etc.… l’occasion de dire, de la façon la plus objective et sans passion, les insuffisances de notre développement économiques et social.

…Militantes et militants,

Dans l’intérêt supérieur de la Nation, je compte sur vous, pour dénoncer part tous les moyens, et dans tous les milieux, ces faux citoyens qui se servent de leur poste de responsabilité, de leur titre ou de leur uniforme comme passeport pour s’enrichir aux dépens des masses paysannes.

Nous devons savoir qu’aucun sacrifice n’est trop grand pour un vrai militant, lorsqu’il s’agit de contribuer au développement intégral de sa patrie !

Puissent les travaux de notre Conseil contribuer à consolider les bases de notre mouvement !..."

 

 

 Extrait d'un discours prononcé par Eyadema en 1978. Aujourd'hui, plus de trente ans plus tard, on a pas l'impression que les choses aient vraiment évolué. Certes, d'aucuns me diront que l'exemple de l'ancien président togolais est mal choisi, car il n'aurait pas été un grand défenseur de la bonne gouvernance - ce qui est sans doute vrai, eu égard à sa prodigalité mirifique-, il n'empêche que le discours, lui, est d'une actualité douloureuse.

Pour ma part, j'ai l'impression que les Togolais, enfin, ceux des milieux autorisés, poussent le souvenir du vieux dans les placards. C'est tout de même curieux, il a disparu voici seulement six ans, mais évoquer son nom crée encore une sorte de malaise, que même ses anciens collaborateurs réfusent à avoir.

Au dela de cette attitude qui me semble injuste, et qui inspire ce billet, c'est cette tendance actuelle qui consiste à dire que la démocratie visite le Togo simplement depuis 2005. Il y a quelques jours, un ministre -je ne dirai pas son nom, non, non, il faut chercher un peu, vous aussi- disait dans une interview que c'est grâce à la politique de Faure que les gens avaient aujourd'hui le droit de manifester. C'est à croire que c'est uniquement depuis cinq ans que les Togolais ont le droit de sortir dans les rues.

C'est curieux, mais aussi loin que mes souvenirs me portent, c'est la rue qui a failli emporter Eyadema en 1991. Et n'eut été les incohérences des leaders des partis de l'opposition, le vieux cédait.

Je me souviens encore de mes années d'étudiant, ou pour un oui ou pour un non, nous sortions manifester. ( attention, je parle de 96-99) Ah! à cette époque, l'université de Lomé avait encore quelque esprit (n'oublions que c'est grâce à la contestation estudiantine que des hommes comme Agbéyomé, Bodjona sont connus). Le campus n'était pas cet univers éthéré qu'il est aujourd'hui, où une sorte de clause -tacite?- interdit les manifestations des étudiants.

Sous le fameux bras de fer du vieux, les syndicats existaient, ils ont ébranlé le régime lors de la grève générale illimitée (qui était une erreur syndicale car le syndicat lutte pour les intérêts des travailleurs, et non pour des visées politiques), mais c'est aussi grâce aux syndicats que des ministres comme Kokou tozoun se sont fait connaître. Aujourd'hui, vous connaissez le nom d'un syndicaliste, vous?

On ne le dit jamais assez, le Togo a été, déja depuis les années 90, l'un des pays où la presse privée était la plus foisonnante, et, il faut le dire, n'en déplaise à certains, la plus libre. La dépénalisation du délit de presse est une réalisation d'Eyadema, et non de 2005. Par contre, en 2009, une tentative de contrôle de cette presse a été évitée, de justesse.

C'est en 2007 que l'interdiction de manifestation en semaine a été décrétée. C'est un retour en arrière, et ça, nous refusons peut être de l'admettre.

Par contre, attention, ne nous trompons pas sur le propos. Nous avons fait des avancées importantes dans l'instauration de la démocratie depuis cinq ans, pour preuve, les deux élections organisées en 2007 et en 2010 qui n'ont pas connu le même cortège de victimes et d'atrocités. L'astuce a été de ramener les militaires dans les casernes (aucun militaire au monde ne sait faire du maintien d'ordre) pour laisser aux forces de 1ère et 2nde catégorie le soin de faire leur boulot (c'est pour ça qu'on les paie d'ailleurs). Mais faire comme si avant 2005, c'était la barbarie généralisée, est d'une part injuste - je suis toujours à la recherche d'un hagiographe togolais d'Eyadema, c'est une part de notre patrimoine qui attend d'être revelée à la nation - et d'autre part assez inconséquent, puisqu'une bonne partie de ceux qui glosent le nouvel élan étaient dans les petites notes de l'ancien régime.

Un jour, il faudrait que quelqu'un nous dise qui était Eyadema. Peut être que nous autres, nouvelles générations qui en avons une image pas très glorieuse, risquons d'avoir quelques surprises.

Par Gerry - Publié dans : Info togolaises - Communauté : blogueur africains
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Parcours de combattants, roman


Extraits et synopsis.
synopsis
La mort du Pr Bitimuku
Madame Heanandez
Univers carcéral
allez sur le site de l'éditeur en cliquant ici.

ISBN : 978-2-296-06935-0 • avril 2009
 

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