Samedi 6 février 2010 6 06 /02 /Fév /2010 11:04
http://www.icilome.com/LogoNewsx/14324.jpg

Vous êtes surveillant à l'examen du bac 2, série D. c'est le dernier jour, mathématiques, si mes souvenirs sont exacts. Avant que les élèves ne rentrent en classe, vous décidez de faire une fouille au corps. A la fin, vous mettez deux élèves de coté, l'un a dans sa poche une épreuve corrigée de philo, et l'autre, une de physique. Les deux élèves soutiennent qu'il s'agit d'un oublie suite aux épreuves précédentes. Vous décidez de laisser continuer celui possédant l’épreuve de philo, au motif qu'il s'agit d'un "zovu" littéraire, et vous faites exclure celui qui dispose de la copie de physique, au motif que c'est une épreuve scientifique tout de même.
C'est l'allégorie (encore?) que j'ai de la décision de la cour constitutionnelle concernant Yamgnane et Agbéyomé. En tant que surveillant, vous avez fait votre travail et vous n'êtes pas blâmable. Vous auriez pu laisser les deux élèves composer, en ayant confisqué leur épreuves, vous auriez pu les renvoyer tous les deux, mais ne renvoyer qu'un se justifie par votre intime conviction de surveillant.
Dans le cas togolais, sur les huit candidats aux élections présidentielles, deux avaient des dossiers à problèmes. Agbéyomé avait un problème de nom (pas toujours le même sur tous les dossiers) et le son parti ne disposait pas de récépissé. Yamgnane un problème de double date de naissance, de deux certificats de nationalité, de résidence effective de 12 mois au Togo, et enfin, de liste d'électeurs appuyant sa candidature. La cour a décidé, lire l'intégralité de la décision ici, de réfuter la candidature de Yamgnane au motif de:

Considérant en revanche que les vérifications administratives du dossier de candidature de M. YAMGNANE Kofi révèlent, d'autre part, des anomalies quant à sa date de naissance et à la durée de résidence effective au Togo ;

Que, de l'examen de l'ensemble des pièces du dossier de vérifications administratives et du mémoire en réponse de M. YAMGNANE Kofi, il ressort que les documents français de M. YAMGNANE Kofi portent comme date de naissance le 11 octobre 1945 et les documents togolais le 31 décembre 1945 ;

Qu'ainsi, M. YAMGNANE Kofi a deux dates de naissance notamment,  le 11 octobre 1945 et le 31 décembre 1945 ;

Qu'il en résulte que la date de naissance de l'intéressé varie selon qu'il se trouve en France ou au Togo ;

Que, cette situation est de nature à semer la confusion sur l'identité de la personne et, par voie de conséquence, à fragiliser la sécurité juridique et judiciaire inhérente à la magistrature suprême du pays ;

Considérant par ailleurs que le dossier de candidature de                         M. YAMGNANE Kofi comporte une attestation de domiciliation en date du 15 septembre 2009 délivrée par le Président de la délégation spéciale de Lomé indiquant qu'il est domicilié depuis le 18 octobre 2008 au quartier Gbossimé à Lomé ;

Considérant que l'article 62 de la Constitution de 1992 détermine les conditions d'éligibilité à l'élection présidentielle ; qu'en ce qui concerne le « document d'entente directe de Ouagadougou » produit par M. YAMGNANE Kofi, et par rapport à la condition de résidence, celui-ci ne remet pas en cause la portée du dispositif constitutionnel ;

Considérant que la Constitution exige non seulement que les postulants aient leur résidence au Togo mais aussi qu'ils y résident effectivement depuis douze mois au moins ; que les seules preuves de résidence effective au Togo produites par M. YAMGNANE Kofi sont le bail notarié et une attestation de domiciliation ;

Qu'il ressort cependant des cartes d'embarquement du service de l'immigration de l'aéroport de Lomé que M. YAMGNANE Kofi est entré au Togo les 31 janvier, 21 févier, 18 avril et 04 juin 2009 avec son passeport français et a déclaré avoir comme « pays de résidence » la France,  alors qu'il est censé, au regard du bail notarié et de l'attestation de domiciliation suscités, résider au Togo depuis le 18 octobre 2008 ;

Considérant toutefois que, le 16 juin 2009, en rentrant au Togo avec son passeport français il a déclaré résider au Togo ;

Que, par la suite, en quittant le Togo avec son passeport togolais le 29 octobre 2009, il a déclaré également comme pays de résidence le Togo ;

Qu'il résulte de ces déclarations sur les fiches des services de l'immigration de l'aéroport de Lomé que sa résidence effective au Togo a pour point de départ le 16 juin 2009 ;

Qu'il ne peut donc, d'après ses propres déclarations sur lesdites fiches, justifier d'une résidence effective de 12 mois au moins au Togo ;

Qu'ainsi, il ne remplit pas toutes les conditions d'éligibilité prévues par l'article 62 de la Constitution.

Voila: tout est dit. Alors que Agbéyomé a bénéficié de la négligence de l'administration, Kofi n'a pas ce bénéfice. la raison bien simple, et elle se lit même pas entre les lignes: ce candidat n'a pas la même naissance suivant qu'il réside en France ou au Togo, même si on s'accorde à dire qu'il est né à Bassar, suivant l'acte notarié. 

Ceci, comme le dit si bien Kafil dans une interview, peut ne pas être contraire à l'esprit de l'article 62, qui précise les conditions à remplir pour être président de la république:

« Nul ne peut être candidat aux fonctions de Président de la République s'il :

  • - n'est exclusivement de nationalité togolaise de naissance;
  • - n'est âgé de trente cinq (35) ans révolus à la date du dépôt de la candidature;
  • - ne jouit de tous ses droits civils et politiques;
  • - ne présente un état général de bien-être physique et mental dûment constaté par trois (03) médecins assermentés, désignés par la Cour constitutionnelle;
  • - ne réside sur le territoire national depuis douze (12) mois au moins.»;

  Si on considére que deux points de cet article ont été tordus par les accords politiques (exclusivité de la nationalité togolaise et obligation de résidence de 12 mois), pour le reste, le dossier de ce candidat présente des irrégularités sommes toutes acceptables, dans l'esprit de l'article 62. Kofi Yamgnane est-il Kofi Yamgnane? Est-il togolais? si ces questions trouvent réponse affirmative, et que les autres conditions sont satisfaites (age, conditions de santé...) la candidature est valable.
Cependant, la cour, tout comme notre surveillant, en rejetant le dossier, ne se met pas en porte à faux contre la loi, car l'existence de deux dates de naissance peut à juste titre semer la confusion sur l'identité du candidat (la lettre de l'article 62) et partant de sa nationalité.
Un internaute camérounais m'a dit hier que la décision contre Kofi était similaire à celle que la CAF avait fait à l'encontre du Togo, car tout comme notre équipe nationale, Kofi a des circonstances atténuantes, qui relèvent du fait que ces deux dates de naissances lui ont été attribuées arbitrairement, et que ceci est vérifiable. Bon, même si j'ai trouvé la comparaison excessive, car il n'y a pas mort d'hommes, il faut bien reconnaître que la similitude est frappante.
Les interprétations, bien entendu, n'ont pas tardé. Il s'agit d'une décision politique, dit l'intéressé, rejoint de cette position par certains partis politiques. Même si la probabilité d'une telle intervention ne soit pas à écartée, je ne vois vraiment pas en quoi le rejet de la candidature de Yamgnane est utile au gouvernement. En écartant Kofi, il y a un plus grand risque d'obtenir une candidature unique de l'opposition, seule capable d'ébranler le pouvoir en place lors de ces élections. Je ne comprends pas pourquoi tout le monde soutien que Kofi Yamgnane fragiliserait un certain électorat du nord, alors que Kagbara est aussi du nord, et que de toutes les façons, si les gens du nord veulent voter contre le RPT, rien ne les a jamais empêchés de voter PERE par exemple en 2005, alors que ce dernier aussi est du nord. Kofi dérange certainement par son sens de communication, mais dans une élection à un tour, je crois que c'est avoir des œillères que de penser que le monsieur ne va faire que fragiliser les voix du nord, sans compter celles de l'opposition qu'il va diviser. A mon sens, Kofi comme candidat était plus un bon joker pour Faure que le contraire, par sa capacité a grignoter des électeurs à l'opposition au sud. Il y a des projections à faire et les spécialistes peuvent bien le faire. S'il y a eu interférence (tiens, le monde est petit) politique, c'est alors dû à une rivalité personnelle, qui nuit malgré tout à la stratégie politique du pouvoir en place. Si c'est des antagonismes personnels qui ont mis hors de course Kofi, là alors mon désarroi est profond. Depuis l'indépendance de notre pays, et même avant, toute notre destinée est prise en otage par des luttes de personnes, qui ont de l'intéret supérieur de la nation que mépris et désinvolture. Les rivalité Olympio-Santos-Grunisky, les rivalités Grunisky-Meachi, les rivalités Olympio-Eyadema, les rivalités Gilchrist-Eyadema, les rivalité Agboyibor-Edem Kodjo, Gilchrist-Yamgnane, et maintenant, s'il faut en croire Kalif, Yamgnane-Bodjona ont pourri ce pays. Comment bâtir une nation si les fils du même pays peuvent sacrifier à l'autel de leur fantaisie (c'est le mot juste) la marche en avant de tout un peuple?
Dur dur d'être togolais, parfois.
Maintenant, que faire? Appeler à manifester ou jouer au trublion comme le fait Yamgnane en ce moment en mettant en accusation les FAT est pitoyable. L'homme qui prétendait avoir les moyens pour faire basculer le changement au Togo fait alors montre d'une manque d'imagination affligeant.
J'ai ce matin, envoyé quelqu'un pour voir l'ampleur de la marche. A 9h, il y avait à peine 50 personnes en attente, pas d'organisateurs en vue. Une sorte de raclée sévère. Et une marche pour demander la démission d'un ministre, alors que c'est la cour suprême qui a rendu sa décision est une insulte à cette cour. Comme je ne cesse de le dire, en reprenant ce vieux proverbe: lorsque que quelqu'un fait semblant d'être mort, il faut faire semblant de l'enterrer. la cour constitutionnelle a ces derniers temps montré des signes d'indépendance, il faut la prendre au mot et continuer à se battre sur le plan juridique. Les décisions de cette cour n'étant passible d'aucun recours national, Kofi peut faire saisir la cour de justice de la CEDEAO, ou la cour de justice et des droits de l’homme de l’UA. Pour l’UA, c’est plus compliqué car il faut au préalable laisser une communication à la commission africaine (le Togo a ratifié le protocole portant création de cette cour). Intérêt d’une telle démarche, d’abord le dédommagement (si jamais la cour lui donne raison), et ensuite, l'effet jurisprudence. Il faut qu’on commence en Afrique à utiliser l’outil juridique pour résoudre nos problèmes, mêmes politiques. La loi est faite pour être appliquée. Lorsqu'elle est appliquée par une institution nationale, si on est pas d'accord, on épuise les recours, jusqu'aux institutions supra-nationales. Quelle démocratie batissons-nous si chaque fois qu'une décision nous indispose, on appelle à manifester. En posant la candidature, tous le monde savait que la cour constitutionnelle allait décidé en dernier recours. Si on n'avait pas confiance en l'impartialité de cette cour, il fallait la récuser avant, et non après.

Pour revenir au recour devant une cour communautaires, un tel recours, qui va durer des années, et qui ne remettra pas Kofi en selle, aura le mérite de pondérer quelque peu l’engagement de certaines de nos institutions.

La seconde solution qui reste à Yamgnane est celui de cathaliseur. S'il aime son pays et veut le meilleur pour lui, il peut désormais silloner les états majors des partis politiques pour inciter les leaders de ces partis à la coalition. A défaut d’être le messie, il peut être l’ange Gabriel. Y a-t-il une chance à cela ? Difficile à dire. D’une part parce que l’homme a tellement été virulent contre les autres partis, s’est tellement désigné comme indispensable que je pense que son éviction contente certains (c’est malsain), et d’autre part parce que les égos surdimensionnés n’ont pas disparu avec le départ de Gilchrist Olympio. Il est scandaleux que Fabre, lors de sa première sortie médiatique, demande aux autres partis de se joindre à lui pour un changement au Togo. C’est curieux, c’est à se demander si ces gens n’ont pas « attaché la bouche » avec le RPT contre l’instauration de bases concrètes de démocratie au Togo. Suite à la sortie malheureuse de Gil sur RFI, tout le monde avait unanimement condamné son outrecuidance. Il faut croire que certaines personnes vivent dans une bulle, et n'écoutent pas leur propres électeurs.

Donc, difficile de dire à quoi va servir Yamgnane, puis qu’il n’a même pas de parti politique avec des militants à former et à mobiliser. J’ai bien peur que la Bretagne ne lui tende les mains de nouveau.

Par ailleurs, sur le terrain, c’est la veillée d’armes. Enfin, manifestement, pour le gouvernement. Les grands travaux ont réellement commencé. Lomé est en chantier, le pays vit au rythme des pelleteuses et des pioches, il ne se passe pas de jour où on ne jette pas la première pierre de tel ou tel projet. Il y a seulement un détail qui me choque, c’est d'imaginer qu’on ait pu retarder volontairement le démarrage de certains chantiers rien que pour les lancer à ce moment là. C’est malsain. Mais c’est, tiens, ils appellent ça la stratégie de campagne.

 

 




Par Gerry - Publié dans : Info togolaises - Communauté : blogueur africains
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Dimanche 31 janvier 2010 7 31 /01 /Jan /2010 21:13
http://www.footdz.info/uploads/images_thumbs/1494960870.jpg Je me souviens qu'au lendemain de cette attaque, j'avais soutenu (Et j'étais bien le seul malheureusement) que le Togo devait jouer. non pas pour gagner, mais pour ne pas faire le jeu des terroristes. Pour ne pas céder. Ou alors, faire pression pour que la CAF annule cette CAN. J'avais été le seul à avoir une telle position.
Ensuite, dans un autre post, j'avais souhaité que des mesures de rétorsion soient prisent contre toutes les personnes (physiques ou morales) qui seraient responsables de la tragédie de Cabinda. Une commission d'enquête et des plaintes devraient au moins être annoncées soit par le gouvernement (c'est lui qui a pris l'initiative de faire ramener les joueurs) et par les familles des victimes.
Aujourd'hui, la CAF a décidé de suspendre le Togo pour interférence politique. Bien entendu, ma fibre patriotique en prend un coup. Quand on a pleuré ses morts, se voir en plus sanctionné est injuste, et inhumain. Il y a au moins un fait, c'est qu'on s'est fait tirer dessus, et nous n'allions pas dans notre champ. C'est irritant que la CAF n'aie pas tenu compte de cette circonstance atténuante.
Au dela de ma fureur toute patriotique, si je me permet d'analyser tout ceci avec froideur et distance, on comprend un peu la position de la CAF.
Primo: Voila un pays (c'est du mien qu'il s'agit) qui emmerde les instances du football mondial depuis plus d'une dizaine d'années. En le suspendant pour huit ans, la CAF est bien tranquille pour organiser ses futures compétitions. La multiplication des incidents liés au Togo agace.
Secondo: La CAN est finie, sans aucun autre incident majeur en Angola. N'oublions pas que ce pays vit quand même en paix depuis une dizaine d'année. Ceci confronte l'hypothèse d'attentat (certains sites ont soulevé cette thèse) visant exclusivement l'équipe togolaise. Des journalistes ont dit que l'envoyé du ministre du sport chargé d'organiser les déplacements de l'équipe nationale s'est fait piégé par un membre de la FLEC qui lui a suggéré la voie routière pour réjoindre Cabinda. Tout ça est à vérifier (d'où une enquête), mais le fait qu'il y ait zero ménace en dehors du drame togolais confrote la CAF dans son choix de l'Angola. S'il y a eu des erreurs, ce n'est que du coté togolais.
Tertio: L'interférence. L'absence et le manque de professionalisme d'une Fédération Togolaise de Football nous a une fois encore conduit au désastre. L'interlocuteur de la CAF dans les pays, ce sont les Fédérations Nationales. Si la décision de faire revenir les joueurs avait été celle de la FTF, nous n'aurons jamais eu ce genre de problème. Le gouvernement n'avait qu'à faire pression sur la Fédération pour qu'elle fasse rapatrier les joueurs. Normalement, nous avons suffisamment de spécialiste des textes de la CAF pour savoir que le gouvernement n'a pas à faire interférence dans ce domaine. C'est curieux tout de même. Quand il s'agit du foot, on voit tous les fonctionnaires du ministère des sports s'agiter dans tous les sens, et quand il faut s'occuper d'une autre discipline comme le Canoe-kayac qui nous a pourtant donné la reconnaissance internationale, c'est le vide total. Cette interférence, et la dureté des propos qui ont été tenus par des officiels à l'endroit de la CAF ont certainement amené les membres du bureau à se montrer aussi sans complaisance.
Quarto: Le menace de poursuite judiciaire. La CAF a certainenement peu apprécié la plainte posée contre elle au tribunal de première instance à Paris (pourquoi Paris d'ailleurs, je pensais que tous les tribunaux avaient la compétence universelle). Elle a donc opté pour la manière forte.
Maintenant, que faire pour ne pas perdre la face? Bien entendu, faire appel de la décision auprès de la TAS, mais vue la gravité de la décision, je doute que les juristes de la CAF n'aient pas bétonné de ce coté.
Pour l'honneur national, je serai pour une décision nationale suspendant la Fératation nationale de Football de toute participation aux compétition de la CAF. Ca, ce serait de l'interférence, et une bonne réponse du berger à la bergère.
Un seul problème: Quel politique est prêt à se risquer la responsabilité du sevrage au peuple togolais, des seuls instants de communion partagnée qui forgent son unité?
Vaste débat.
Par Gerry - Publié dans : Info togolaises - Communauté : blogueur africains
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires
Vendredi 29 janvier 2010 5 29 /01 /Jan /2010 03:30
kouchner 2001. J'étais en deuxième année (enfin, je crois) à saint-cyr, et nous avons reçu Kouchner pour un des inombrables amphis où se forge cet esprit franchouillard qui se retrouve transversalement chez tous les militaires français. L'homme n'est pas très grand, (par rapport à moi), mais dégage un tel magnétisme, et une telle force de persuassion, qu'à la sortie de l'amphi, il m'avait, je ne dirai pas conquis, mais convaincu. Il nous avait parlé du droit, voire même du devoir d'ingérance. Il soutenait qu'aujourd'hui on ne pouvait pas laisser n'importe quel petit dictateur massacrer tranquillement sa propre population, sous le motif de souveraineté nationale. Autant la communauté internationale a le devoir d'assister les victimes d'une catastrophe naturelle dans un pays souverain (ou des miséreux, c'est selon), autant cette même communauté se doit d'intervenir pour arrêter les criminels. Ce développement m'avait paru juste. L'ingérance ne doit pas se faire dans un seul sens. On ne peut pas demander à la communauté internationale de construire entièrement nos pays, et se plaindre d'ingérance quand ils nous disent comme mener notre politique. Il nous faut nous affranchir de l'assistance.
Avec la mise à la touche de Dadis Camara, j'ai eu l'impression que Kouchner, réjoint par une nouvelle politique américaine plus volontariste, et interventionniste, (meme si leur action est souvent discrète) n'a fait qu'appliquer ce qu'il professe depuis de nombreuses années. Et ça marche, apparemment.
De toutes les façons, les événements de ces dernières années sur le continent africain (Togo, Niger, Madagascar, Mozambique, Kenya) montrent à loisir que nos chefs d'Etat n'ont plus guère le choix. S'ils veulent avoir une respectabilité sur le plan international, profiter de l'aide au dévéloppement, voyager comme ils le veulent, être fréquentables, bref, jouir des avantages d'un Président de la République, ils doivent faire preuve d'une certaine maturité politique dans des domaines aussi précieux que la bonne gouvernance, l'état de droit et le respect des droits de l'homme.
Tout le monde le sait, sauf chez nous ici. Le régime actuel fait des efforts dans ce domaine. Peut être pas forcément pour nos sacrées bonnes gueule à nous, gueux du pays, mais pour bien paraitre, forcément. Si les autres en face le prenaient au mot, et allaient dans ce sens, en lui mettant bien entendu des batons dans les roues (c'est ça la politique), Dieu!, ce que nous aurions avancé depuis au moins cinq ans. Au lieu de ça, au lieu de se preter au jeu parlementaire en soumettant des propositions de lois, en faisant changer les petites choses, comme se service d'urgence de l'hopital de Tokoin qui est une insulte à l'intelligence humaine, ils pataugent dans une paranoïa subliminale.
- Nous ne pouvons rien faire parce que nous ne sommes pas au pouvoir. Quand nous y serons, vous verrez le changement.
Tout comme si à leur arrivée, on va infuser au Togo une nouvelle espèce de Togolais, entièrement "brand new". La corruption a elle seule mettra une décénie pour se résorber de façon subsentielle, quelque soient les mesures draconniènes prise à son endroit. Cette pratique est aujourd'hui trop enracinée dans nos mentalités.
Le noeud gordien n'est pas l'alternance, mais la possibilité (par le jeu de l'égalité des chances) de la réaliser.
Allez, je file au lit moi. Il est trois heures du matin.
Par Gerry - Publié dans : Actualité africaine - Communauté : BLOGS, en parler ...
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 28 janvier 2010 4 28 /01 /Jan /2010 21:38
J'ai pourtant essayé. Des vers pour pleurer mon émoi. Mais je les ai trouvés légers. J'ai écrit un billet ensuite. Mais le drame est si grand. Que vallent des notes jetées par claviers sur un blog.
Pour finir, j'ai eu un geste insensé. J'ai fait mon paquetage, et je me suis dit que je devrais y aller. C'est idiot, je sais. Je m'en suis rendu compte au moment où je voulais en parler à ma femme.
Voila, c'est mon impuissance qui m'impose le silence.
Non, je n'en parlerai pas. Par respect, tout simplement.
Un seul espoir. Que sur les cendre de tant de souffrance, naisse une nouvelle Haïti. Fière et digne. Pour ceux qui ne sont plus.
Non. Je me le suis promis. Je ne parlerai pas.
Par Gerry - Publié dans : Coups de coeurs - Communauté : BLOGS, en parler ...
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Jeudi 28 janvier 2010 4 28 /01 /Jan /2010 21:08
Un détail qui m'échappe: Le mois dernier, les partis politiques de l'opposition, l'UFC en tête, battaient pavé pour le retour des deux tours au scrutin de février 2010. Ils avaient même soutenu qu'il n'iraient pas à des élections à un seul tour, et qu'ils mettraient tout en oeuvre pour en empêcher la tenue. Depuis une semaine, ils se battent pour savoir qui représentera le parti aux élections. Là, je ne comprends plus. Comment peut-on avoir un représentant à des élections où on ne veut pas se présenter. tiens, "présenter "revient même à deux reprises dans ma phrase, c'est dire le bordel dans lequel nous sommes.
Est-ce vraiment la fin de l'UFC? Ce serai bien dommage. La démocratie a besoin de grands partis, non extrémistes comme l'UFC l'a été durant trop longtemps, mais grands quand même. Car seuls les grands partis peuvent former leurs membres à la responsabilité citoyenne.
Allez, il faut que je file voir le match Algérie-Egypte. Je supporte l'Algérie. Mais il faut que je vérifie. J'espère que ma voiture est bien planquée au garage, des fois où un jeune excité, pour fêter sa victoire, s'amusait à faire scout en forêt.
Par Gerry - Publié dans : Inspirations - Communauté : blogueur africains
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 28 janvier 2010 4 28 /01 /Jan /2010 20:30
Hier soir, j'étais de passage chez un oncle, avec qui j'ai eu à m'entretenir famille, tout en regardant la télé, la TVT. Et j'ai eu donc à découvrir cette émission, nouvelle, intutulée "Regard sur l'actualité". Le plateau était animé par le précieux Déla Agbo, qui recevait les minitres de la santé et de l'assainnissement. Tout y est passé. Des reportages sur les réalisations des ministères respectifs. On y a présenté l'association Aimes-Afrique - qui réalise un travail de pompier sur le terrain, avec des bénévoles absoluments dévoué, et que j'aurai aimé qu'on laisse de coté- puis les ministres y sont allés de leur commentaires, tout y est passé. Avec bien entendu, comment pourait-on y couper, le très togolais - sur instruction du chef de l'Etat. Je ne sais pas si la HAAC n'a plus de télé ces derniers temps, pour voir cette émission qui va passer sur la chaine nationale, aux heures de grandes écoutes durant toute la semaine. C'est de la campagne déguisée, monsieur le Président de la HAAC. l'article 90 du code électoral est clair là dessus.
« Durant les trente (30) jours précédant l’ouverture de la campagne électorale officielle, est interdit toute propagande déguisée ayant pour support les médias. Sont considérés au sens de la présente loi comme acte de propagande électorale déguisée, toute manifestation, déclaration publique de soutien à un candidat, à un parti politique, à une coalition de partis politiques, faite directement ou indirectement par toute personne, association ou groupement de personnes, quel qu’en soit la qualité, nature ou caractère. Sont assimilés à des propagandes ou campagnes déguisées, les visites et les tournées à caractères économique, social ou autrement qualifiées, effectuées par toutes autorités de l’Etat sur le territoire national et qui donne lieu à de telles manifestations ou déclarations. Toutefois, ne sont pas concernées les activités normales des membres du gouvernement et des autorités administratives. (…) »
Bien entendu, certaines personnes pourraient arguer que cette émission entre dans le cadre de la dernière phrase, mais quand une émission pareille est créée, dans un tel contexte, je préfère la position de mon ami Lambert qui dira certainement:
- Oui, mais Gerry, s'il étaient à notre place, ils feraient pareil.
L'ennui, c'est qu'il n'aurait sans doute pas tort.
Je ne le dis pas parce que je supporte un parti ou un autre, mais je suis pour l'instauration de la culture démocratique dans notre pays. Je crois même qu'à voir la sclérosisation des mentalités, il faudra imposer la démocratie aux Togolais. Le Togolais qui le fera, le chef politique qui l'essayera, ne fera certainement pas deux mandats, car ses adversaires utiliseront certainement cette liberté retrouvée pour l'abattre, mais c'est un prix à payer pour construire un pays.
Pour imposer l'esprit démocratique, il faut parfois aller contre son propre intéret. Certes, une exposition des réalisations du gouvernement peut grapiller quelque voix, et c'est parfois bon à prendre, mais qu'est ce que le pays gagne pour sa longue marche vers l'idéal démocratique. Rien. Et puis, par les temps qui courent, honnêtement, vue que ceux d'en face se rentrent allègrement dedans, pourquoi ne pas faire les choses dans les normes.
Et le ministre Bodjona, qui me parait être le plus pertinent de l'équipe gouvernementale, fais alors une sortie qui me catastrophe. Il dit, dans un article parut sur le site officiel de la République Togolaise:
 « Ce n’est pas parce qu’il y a une élection que le chef de l’Etat va arrêter la politique qu’il a entrepris depuis 2005 ; il ne va pas affamer les populations en raison du processus électoral. Le président poursuivra ses actions en faveur des populations jusqu’au jour des élections », concernant les multiples sorties du chef de l'Etat dans les capagnes ces derniers temps.
Non, monsieur le ministre. Le Chef de l'Etat n'a pas vocation à nourrir, comme un oiseau le ferait à sa progéniture, les populations togolaises. Le dire est une hérésie politique. C'est peut être parce que nous avons passé un demi-siècle a préfesser cette contre vérité que les Togolais à ce jours, ont autant de mal à se prendre en charge. Ah, ce que nous sommes mal barrés, dans ce petit pays.
Mais à y regarder de près, je n'ai pas à me plaindre de toutes ces initiatives. C'est normalement à la HAAC de mettre le hola. Je compare souvent notre situation à celle des Nigériens. Au Niger, pays pourtant ayant connus plus de soubressauts politiques que nous, toutes les institutions de contre pouvoir (HAAC, CENI, Assemblée Nationale, Cour constitutionnelle), se sont opposés au passage en force de Tandja. Ici, chez nous, nous avons plutôt l'impressions que ces institutions de contre-pouvoirs luttent plutôt dans le sens du pouvoir. Même quand les dirigeants sont choisis parmis les factions parfois dures de l'opposition.
La problématique de l'instauration de la démocratie dans notre pays réside justement dans cette inconnue. Pourquoi sommes-nous si versatiles?
Aucun leader politique ne pourra ouvrir une ère nouvelle à cette nation s'il ne résoud cette énigme.
Par Gerry - Publié dans : Info togolaises - Communauté : blogueur africains
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 19 janvier 2010 2 19 /01 /Jan /2010 11:35
marche_ufc-copie-1.jpg Ah! bénis soient les chercheurs de pitance, car la politique togolaise ne les concerne pas. Bon, là, je blasphème.
Notre actualité politique est si foisonnante ces derniers jours qu'on en a le tourmi. C'est néanmoins l'affaire de la case familiale dont je parlais dans l'article précédent. Où sont-ils, ces enfants supposés vouloir construire la casa?
Une chose surprenante, et terrifiante, tout de même: c'est l'absence de Faure à son adoubement par son parti, le RPT, le 12 janvier dernier. En effet, lors de la convention du parti qui a vu la désignation de son président (Faure Gnassingbé) pour défendre ses couleurs à l'élection présidentielle, le président s'est fait représenté Foli Bazi Katari. Je me trompe peut être (et je l'espère vraiment, car j'ai toujours pensé que la politique doit se faire à l'intérieur de grands partis, seuls capable de transmettre les valeurs citoyennes aux masses, surtout quand celles-ci sont majoritaiment illétrées comme c'est le cas chez nous) mais il faut donc croire que cette campagne présidentielle qui se profile à l'horizon, ne sera pas menée par le RPT, mais par le collectif d'associations qui oeuvre déja sur le terrain. Le résultat électoral peut, peut être, être sensiblement le même quant à la finalité (réélection de Faure), mais l'animation de la vie politique, et surtout la formation des militants (seul gage de l'implantation de la démocratie dans nos pays) s'en trouveront fortément compromis. C'est tout de même un choix surprenant, parce que malgré tout ce que les détracteurs de ce parti disent de son rejet par le peuple, le RPT reste une fabuleuse machine de propagande et d'occupation du terrain, surtout celui de l'intérieur.
Second coup de massu de ces derniers jours sur le plan de la politique togolaise, c'est la mise à l'écart par la maladie, du célèbre (un chouillat trop même) opposant togolais. Terrassé par la maladie, Gilchrist se trouve ainsi obligé de passer la main. Mais décidement, et je le dirai avec regret, ce monsieur ne rentrera jamais dans mon estime, car voici donc un politicien qui, terrassé par la maladie, se voit obligé de désigner un de ces lieutenants à mener la lutte à sa place. Mais au lieu, dès ce moment, d'apporter tout son soutien au nouveau candidat, et ventant par exemple ses mérites chez les militants pour augmenter sa côte de popularité, il s'emploie à dire qu'il reste le candidat du parti, et qu'il reviendra rapidement aux affaires dès qu'il sera rétabli. Le communiqué signé par lui même sur le site internet du parti est revoltant (je n'ai aucune accointance avec ce parti, mais je milite pour un gentlemen agreement en politique).
Du coup, on se retrouve devant une situation où les clivages, qu'on savait imporant à l'intérieur de ce parti, risquent de se reveler au grand jour. Les Partisans de Fabre ne vont plus vouloir se contenter des seconds rôles, d'autant plus que si Gil ne se présente pas à ses élections, il ne le pourra sans doute plus jamais. La fin annoncée de l'UFC est justement liée à la personnalité de son leader, car il ne faut pas se leurrer, depuis longtemps, le fond de commerce de ce parti a toujours été Gilchrist. Les gens l'ont adulé, vénéré, sans avoir jamais rien connu de sa valeur réelle, de sa compétence en politique. Parce qu'il était Olympio, et parce qu'une partie du peuple, par un phénomène de sublimation collective, l'avait intimement associé à l'alternance politique au togo. C'est uniquement ces dernièrs temps, quand avec l'apaisement sur le plan politique, les vannes se sont ouvertes, que tout le monde, et les jeunes surtout, se sont rendus compte que derrière l'icone, se trouvait....tiens, un homme. Un homme avec ses calculs, ses sacfrifices aussi, sa soufrance et ses ambitions, sa grandeur d'âme et son indicible égocentrisme. Bref, un homme, comme nous tous. Dieu déchu donc, qui risque d'emporter son parti avec lui.
Pour le reste, les jeux risquent, à l'image du Gabon, d'être faits avant même le scrutin. Car si, comme je le dis plus haut, le poids lourd de l'opposition (du fait de son seul nom) s'est retiré, on voit mal comment une opposition divisée aurait la moindre chance de créer la surprise lors d'un scrutin uninominal a un seul tour.
M Alipui, du GRAD, a certes tenté, dans la nuit du 17 janvier, de réunir tous les candidats déclarés pour une hypothétique désignation d'un candidat unique, mais la preuve que la constuction de la case familiale n'intéresse personne, les candidats n'ont envoyé que leur lieutenant (que dis-je, caporal), à cette assise qui pourtant est capitale pour la vie politique de notre pays durant les 05 prochaines années.
Hier, un ami, pour s'amuser me demandait si la malédiction de Cham ne poursuivrait pas le Togo. Je lui ai dit que non. A l'époque, le Togo n'existait pas. Mais à regarder de près, et à interroger notre histoire personnelle, combien sommes-nous à avoir regardé la nudité de nos parents.
La clef se trouve peut être de ce coté.
Vive le Togo, sans les togolais de notre époque. Moi y compris, sans aucun doute.
Par Gerry - Publié dans : Info togolaises - Communauté : blogueur africains
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Mardi 19 janvier 2010 2 19 /01 /Jan /2010 10:48
equipe togolaiseEn pensant au traitement de cette sombre histoire concernant notre participation à la CAN 2010, un souvenir me remonte à l'esprit. C'était en 2007 (je crois) j'étais encore en poste à Kara et je venais à Lomé en mission. C'était la finale de la CAN -17ans, Togo-Nigéria. Et je suivais le match à la radio, tout en abordant les hauteurs nord de Lomé. Tout d'un coup, la villa a été plongée dans le noir. C'était impressionnant car j'étais sur les hauteurs d'Adetikopé (pour ceux qui connaissent), Je me suis dit, le groupe va reprendre. Il doit y avoir un groupe (même deux, l'évenement est important) prévus pour une situation pareille. Il a fallut attendre près de cinq minutes, pour que la CEET (donc compagnie nationale) remette le courant et permette la fin du match. La coupure avait intervenu juste après que le togo ait encaissé un but, à la 85ème minute, et des esprit malveillants avaient même avancé l'idée d'un sabotage. Donc le courant est revenu 5mn plus tard. Le match s'est poursuivi jusqu'à la fin, puis au debut de la cérémonie de cloture, patatra, recoupure de courant, cette fois-ci pour longtemps. J'étais furieux, pour l'image que ça donnait sur le plan international de notre pays, et je me consolais uniquement à l'idée que les responsables de cette infamie prendraient, dès le lendemain, une raclée exemplaire pour leur manque de prévision.
J'attends toujours.
Voila, donc, le 14 janvier dernier, hommage solennel aux morts de Cabinda. C'est bien; ces cérémonies d'hommage. Nous devons honorer nos morts pour mériter nos vies. Que la nation témoige de sa reconnaissance et de sa compassion, que nous nous retrouvions autour de valeurs communes, il n'y a pas mieux que ces occasions pour nous rendre compte de la vanité de nos positions extrêmes, surtout sur le plan politique. Il n'y a qu'un seul intéret, celui du Togo, et de ses fils. Le reste n'est que, comme le dit les Anglophone, "a game", c'est un jeu. Si un père a plusieurs enfants qui se proposent à lui reconstruire la case familiale, l'important n'est pas forcement les plans, ou les petites querelles pour savoir qui a en a le meilleur et titi quanti, l'important, c'est la certitude qu'à le père de la volonté de l'ensemble de ces fils de construire la case. Cette certitude est suffisante. Où en sommes-nous, au togo. Avons nous la résolution de constuire la grande case familiale, où cherchons-nous plutôt à bâtir pour chacun, une petite case dans l'enclos familiale, tout en donnant à l'ensemble un aspect de désordre et de désolation, car chacun élevant son batîment selon ses moyens, son goût et sa sensibilité, et, c'est ce qui est sans doute angoissant, finissant par laisser notre père sur le carreau. Tiens, voila que je m'égare.
Hommage notional donc. Et ensuite? Dimas Dzikoto du journal Furum habdo a une fois de plus distillé avec intéligence et pertinence les diverses responsabilités dans l'orchestration de ce drame. Le peuple a donc besoin qu'on lui rendre compte. Des responsables togolais ont-ils des responsabilité dans ce drame? Il faudra le souligner, et prendre des sanctions idoines. L'Angola a-t-il, même involontairement, mis en danger la vie d'autrui en mentant sur la situation sécuritaire du pays. Il faut une poursuite judiciaire pour le déterminer. La CAF, par sa gestion désinvolte et inhumaine du drame, a-t-il porté atteinte à l'honneur du pays? Il faut des condamnations, et des recours judiciaire. Le FLEC a tué, le FLEC a blessé. Le peuple togolais est en droit d'accuser ce mouvement terroriste, et de demander des mesures contre le FLEC dans tous les pays où vivent ses membres et sympatisans. La France a certes ouvert une procedure judiciaire contre le chef du mouvement résidant sur son territoire, l'Angola a protesté (mollement) et la RDC leur a coupé les robinets, mais nous, ici, tout le monde parle de l'Angola et de la CAF, comme si on ne savait pas qui avait tiré. Ceux qui ont tiré sont les premiers responsables.
Bref, que va-t-il se passer. Vais-je encore attendre, comme pour 2007, qu'un jour des responsables de ces événements qui ne grandissent pas notre pays à l'extérieur soient chatiés pour leur négligence ou leur incompétence, ou cette fois-ci, les choses vont bouger.
Au moins, pour une raison, elles ne devraient pas en rester là. Cette fois, il y a eu mort d'hommes. Les familles sont en droit de savoir. Les familles sont en droit de porter toutes les plaintes qu'elles sentent nécéssaires pour connaitre la vérité. Sauf si elles cèdent au fatalisme courant dans nos mentalités, les choses normalement ne devraient pas en rester là, même si l'initiative de la sanction et de la poursuite judiciaire revient "biologiquement " à l'Etat, par son ministère public, tout du moins.
Par Gerry - Publié dans : Coups de gueule - Communauté : blogueur africains
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Mardi 19 janvier 2010 2 19 /01 /Jan /2010 09:58
Union Africaine-488bcAvant toute chose, j'aimerais remercier tous ces anonymes qui se sont intéréssés à moi durant ces quelques jours d'interruption (volontaire) de tenue de mon blog. La vérité, douloureuse, est que j'étais là à tourner dans la ville de Lomé, à courir derrière ma pitance, car il faut bien vivre. C'est rafraichissant de savoir que des hommes, ces autres moi, à travers la planète, me suivent, lisent mes billets d'humeur, et font pire, -il faut le vouloir quand même -  aiment ça. Merci à vous. Merci à vous surtout, Togolais qui suivez mon décryptage de notre actualité commune avec intéret. Rassurez-vous, je n'ai reçu aucune pression. Enfin, si, une quand même. Celle, lancinante, du ventre.
Voila, merci à vous, blogueurs et internautes du monde entier.
Pour revenir à cette histoire de référendum, un trait de l'actualité de ces derniers jours m'a particulièrement surpris. Il s'agit du rejet massif, par les Martiniquais et les Guyanais, d'une augmentation de leur autonomie. Ce référendum, organisé suite aux mouvements sociaux de l'année dernière, était sensé baliser le terrain pour une plus grande "indépendance", donc responsabilité des habitants de ces territoires. Je m'attendais plutôt à un Oui massif, si on s'en tient aux récriminations proférés par les MArtiniquais, lors de ces mouvements de grève, contre la métropole. Mais que neni. Ils ont rejeté l'autonomie, sous le prétexte que l'Etat risque d'abandonner certaines aides publiques, notamment le précieux RMI qui fait vivre des centaines de jeunes Guyanais que j'ai rencontrés lors de mon stage commando en guyane. Comme quoi, le syndrome de l'aide n'est pas uniquement ancré dans l'esprit de nos compatriotes, comme je l'avance trop souvent.
Je pense que les Martiniquais et les Guyanais, ont surtout jeté un coup d'oeil sur la situation de certaines iles, coupées en deux par les aléas de la lutte pour l'indépendance, et qui présentent aujourd'hui une situation contrastée. Haïti (je prépare un billet sur le drame qui s'y déroule) et Saint-Domingue, et surtout, surtout Mayotte et Anjouan. Deux iles, deux pays présentant les deux faces de janus. Les Martiniquais ont certainement regardé la situation des Anjouanais, où les gens cherchent le diable pour lui attraper la queue (des centaines de milliers de candidats à l'exode vers Mayotte), et Mayotte, rayonnante, pimpante, attirante comme une naïade immaculée. Voila à mon sens, ce à quoi ont pensé les partisans du oui. Faut pas être fou tout de même, Sekou Touré n'avait rien compris en disant qu'il préfère la liberté dans la pauvreté, à l'esclavage dans la richesse (enfin, je paraphrase). S'il avait un peu mieux écouté son peuple, il aurait entendu certains lui dire, comme aujourd'hui on le dit partout:
- Indépendance là, on mange ça?
Cette année, plusieurs pays de l'Afrique noire francophone fêtent les 50 ans de leur indépendance, indépendance qu'ils ont eu après le oui (massif, tiens, l'histoire est si têtue) accordé à de Gaulle en 58 pour la communauté française. 50 ans après l'indépendance des nos pays, que se passera-il si on reprenait le référendum de 58, où on demandera aux Africains non plus l'adhésion à une communauté française, condition à l'accession à l'indépendance, mais plutôt l'accession au statut de territoire d'outre-mer?
Pour une fois, je pense que je serai partisan de la fraude électorale...au nom d'une certaine idée de l'honneur et de la fierté.
Allez, ajoutez de la vie à vos jours. Toujours.
Par Gerry - Publié dans : Inspirations - Communauté : blogueur africains
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 9 janvier 2010 6 09 /01 /Jan /2010 22:04
equipe togolaise A la seule condition que la CAN soit annulée (les autres équipes décidant de boycotter l'évènement), nous devons prendre part à cette compérition. Le Togo doit participer à cette CAN. Pas forcément les joueurs ayant vécu la tragédie, enfin, il y en a certainement qui sont très affectés et qui devront bénéficier d'un soutien psychologiques, mais même s'il faut prendre des handicapés moteurs à Lomé pour envoyer sur le terrain. Nous devons être à cette CAN, pour occuper notre place, pour honorer nos morts, leur dire combien nous les aimons, et combien nous leur montrons que refusons que leur mort soit vaine. Jouer pour ne pas laisser les terroristes nous vaincre, pour ne pas laisser la barbarie l'emporter sur le droit et nos valeurs. Refuser de jouer, c'est capituler. C'est réculer devant "le pouvoir de la force". Et ça, nous ne pouvons, nous ne devons l'admettre.
Le gouvernement a décidé de faire rappatrier les joueurs. Si la CAN a lieu néanmoins sans nous, et bien, et c'est la toute première fois que je le dis, il a eu tort. si on cherche des volontaires pour aller représenter le pays sur le terrain, je ne sais plus à quand remonte la dernière fois que j'ai étrenné des crampons, mais je réponds oui tout de suite.
Que Dieu ait pitié du Togo.
Par Gerry - Publié dans : Info togolaises - Communauté : BLOGS, en parler ...
Ecrire un commentaire - Voir les 8 commentaires
Mercredi 6 janvier 2010 3 06 /01 /Jan /2010 13:48
1117021066 brochure mediateur de la republique Le 11 décembre dernier, annonce par le chef de l'Etat de la mise à disposition, au barreau togolais, d'un fond d'aide juridictionnel de 250 millions de nos francs: " J'ai le plaisir de vous informer que le gouvernement togolais a décidé de créer ce Fonds d'une dotation provisoire de 250 millions et dont la gestion sera confiée au barreau du Togo. Il appartiendra au barreau togolais de veiller à ce que les justiciables démunis qui s'adresseront à lui, puissent bénéficier sans aucune distinction, de cette aide juridictionnelle ",
Excellente initiative donc, à l'endroit du justiciable togolais, même si je me demande si mettre cette manne dans les mains des avocats (j'aurai préféré une association de défense des droits de l'homme ou un truc de ce genre) qui sont par nature voraces, et non portés vers l'humanitaire, puisque cette mesure procède d'une générosité gouvernementale, n'est pas un pari risqué.
Cependant,( ça y est, Lambert va me tomber dessus), une telle mesure sans existence sur le terrain d'un environnement minimal de facilitation à l'accès à la justice va avoir du mal a se viabiliser (malgré la bonne intention). Avec une population majoritairement peu alphabétisée, il faut plutôt que ce soit la justice qui aille vers le justiciable.
Premier obstacle. L'accès à la défense. Presque tous les avocats (je crois même que tous) sont localisés à Lomé. Donc pour les 5 millions de Togolais de l'hinterland, les 250 briques vont leur passer très loin du nez. La solution, c'est certes la décentralisation (j'en parle trop d'ailleurs, ces derniers jours), car je crois que si demain, Sokodé et Kara deviennent des poles de développement autonomes, les gouverneurs et les présidents de conseils généraux sauront convaincre quelques avocats à venir s'installer dans leur ville, surtout s'il y a une réogarnisation de la carte judiciaire. Bref.
Par contre, même si je n'ai pas de statistiques, je crois que le motif de plainte le plus fréquent du justiciable togolais est lié à l'administration. Nous ne disposons malheureusement que de deux chambres administratives (le Togo n'a pas, comme la France, deux ordres juridictionnel, donc pas de tribunal administratif) qui souffrent de plusieurs maux que le président du la cour suprême relève si bien dans cette interview accordée au site de la présidence.( ce monsieur se montre très critique d'ailleurs, et à la bonne heure). N'ayant que deux cours d'appel (Lomé et Kara)et une seule cour supprême, (dont les chambres administratives sont à Lomé), tout contentieux administratif est donc appelé à être jugé à Lomé. Les 5 millions de Togolais de l'intérieur décidement n'ont pas de chance.
La solution serait le vote par l'assemblée générale (sur proposition de loi des députés, il faut qu'ils commencent à se secouer un peu les puces ces messieurs là) de la loi organique portant création et attributions du médiateur de la République (J'ai fouillé, mais j'ai pas trouvé cette loi), tel que le stipule l'article 154 de la constitution.
Un médiateur de la république, (je ne vais pas revenir sur ses attibutions, lire la constitution, ne me demandez pas laquelle) aidé dans sa tache par des conseillers (bénévoles?) répartis sur tous le territoire, une décentralisation qui consacre la proximité de la défense et des tribunaux, et enfin une responsabilisation de la société civile sur la gestion de ce fond d'aide juridictionnel, et voila que mes cousins à Siou seront heureux.

Par Gerry - Publié dans : Info togolaises - Communauté : blogueur africains
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 5 janvier 2010 2 05 /01 /Jan /2010 09:26
Sylvanus-Olympio-b-2-copie-1 L'annonce a été faite lors du discours de fin d'année du Président.

C'est pourquoi je voudrais vous annoncer qu'à partir de 2010, et dans une volonté de panser les blessures résultant de notre histoire tourmentée, le calendrier républicain de l'année sera redéfini. En effet, il me semble et c'est ma conviction, qu'il est essentiel et qu'il est impérieux qu'autour de ce calendrier s'élabore un consensus où se retrouvent toutes les citoyennes et tous les citoyens de la nation.

A cet égard, et dans un souci d'apaisement et de réconciliation, le 13 janvier 2010 sera essentiellement une journée de recueillement et de prière pour la paix, pour la réconciliation et pour la réussite de l'élection présidentielle. Et j'entends par réussite, une élection sans violence, une élection transparente et crédible.

Dans le même esprit, et en relation avec la famille, le gouvernement prendra les dispositions nécessaires pour le retour au Togo des restes du Président Sylvanus Olympio, premier Président du Togo, afin que la nation lui rende les honneurs dus à son rang.

La manoeuvre est subtile. Certains, comme l'Obuts de Agbéyomé, ont dénoncé une mesure électoraliste. Elle ne le sera réellement que si, en 2011, on reprenait la célébration fastueuse du 13 janvier, bien entendu, à condition que Faure reste au pouvoir. D'ailleurs, ceci ne concerne que l'arrêt de la fête.

Pour les autres déclarations, je note que le Président parle, pour le retour des restes du père de l'indépendance, (et j'ai remarqué que le ministre Bawara use de ce terme à souhait pour désigner SO), d'une relation avec la famille. Et c'est là où tout devient intéressant, et justement où la manoeuvre est subtile.

La réponse revient à la famille Olympio, où, si mes informations sont bonnes, Gilchrist n'est pas le patriarche. Et même s'il en était, il devra répondre à cette proposition non en chef d'un parti de l'opposition, mais en chef de famille. Au démeurant, si un parti devrait réagir à une telle proposition, c'est au PUt aujourd'hui disparu, que la réponse devrait revenir, puis que l'UFC n'a jamais prétendu être une émanation du CUT.

Cependant, il faut reconnaître que le proposition renferme un piège politique terriblement bien pensé. Une sorte de supplice de tantale. si la famille répond par l'affirmative, (allez, au 50ème anniversaire, on peut faire un geste fort de reconciliation nationale, non?) et qui va faire cette réponse? ceci irait à l'opposé de la posture extrémiste toujours adoptée par les partisans de l'UFC. Il ne faut pas oublier que Agbo, pour avoir simplement accepté le poste de premier ministre, tel qu'il était stipulé à l'APG (gouvernement d'union national dirigé par un membre de l'opposition) a été traité de collabo par les UFCistes. Alos, comment expliquer à leur base qu'au moment ils vouent au gémonies le gouvernement de Faure, il pactisent avec lui pour le retour des restes de leur icone.

Mais un refus aussi est dangéreux, car cela signifierait tout simplement que l'UFC, ou G.Olympio, est complètement opposé à la reconciliation. Pendant cette période pré-électorale, il ne faut pas oublier que l'électorat visé, ce sont les indécis. Comme je le dis, si aux législatives, le RPT a totalisé 32% de l'électorat, l'UFC 30% et le car 6%, il reste donc 32% de notre électorat à courir. Et le RPT n'a besoin que de 18% pour remplir la jauge. Le refus de l'UFC peut être bénéfique au RPT justement pour ces 32% restant.

C'est curieux, nous faisons la politique chez nous comme s'il n'existait pas de statistiques, que les sciences sociales et les sondages n'avaient pas de prises sur nos comportements sociaux. Sacré pays va!

Donc, supplice de tantale que cette proposition. Ce matin, à mon réveil, je me disais bien que Gil n'avait pas à se taire trop longtemps sur cette affaire, d'autant plus qu'aux lendemains du discours présidentiel, l'UFC, par le truchement de P. Lawson, dans une déclaration laconique, avait prudement avancé que même si son parti trouvait que cette proposition du chef de l'Etat procédait du dilatoire, il laissait à la famille Olympio le choix de sa réponse. Ce qui était sans doute très sage.

Et bien, je me trompais. Dans une déclaration rendue publique ce matin (ou hier soir, je ne sais pas), L'UFC dénonce et condamne fermement cette manoeuvre électoralistes et inacceptable.

Enfin, et c'est là où je trouve que Koffi Yamgnane a raison de lire Sun zu. En faisant cette proposition, les stratèges du Président savaient exactement la réaction de leur adversaire. Sur un champ de bataille, si mon ennemi, sachant que j'ai une cavalerie lourde sur mon flanc gauche, y lance une vague d'infanterie légère,  est-ce bien sage de sonner la charge,? Que dit Sun Zu dans une pareille situation? Ne me le demandez pas. Achetez le bouquin, en espérant qu'il ait déja traité d'une telle situation. Le cas togolais ayant ceci de particulier qu'il est... et bien, particulier.

Allez, je file. Faut gagner pitance.


Par Gerry - Publié dans : Info togolaises - Communauté : blogueur africains
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 2 janvier 2010 6 02 /01 /Jan /2010 15:40
elections.jpg Même si quand je sors dans la ville, c'est pour courir derrière les affaires et gagner pitance, il n'en reste pas moins que je suis d'un oeil surpris le déroulement de la précampagne au Togo.
D'abord, sur le terrain.
Sur le terrain, le RPT, non, en fait, le Président et ses associations, sont partout. Il faut croire que les stratèges font un travail remarquable. Toutes les actions gouvernementales sont systématiquement récupérées, même si je remarque une nuance ces dernières semaines. Les réalisations de genie civil ne sont plus mises sur le compte de dons personnels du chef de l'Etat (contrairement au mois de septembre octobre) mais la récupération est parfois sous-jacente. On ne dit pas, on sous-entend. Même si cela manque de fair-play, c'est de bonne guerre, en politique. Aux autres partis de dénoncer par une contre-publicité. Donc je disais, récupération d'actions gouvernementales, mais aussi, vrai travail de terrain. Les régions acquises au pouvoir sont délaissées, et il y a un vrai matraquage des zones hostiles. Les associations font un travail de sape, qui peut inverser la tendance dans certaines localités. il ne faut pas oublier qu'en référence aux résultas des législatives où le RPT a eu 32% de l'électorat, l'UFC 30 et le car 6%, le RPT peut rallier les indécis par un gros travail de terrain, ce qu'il fait en ce moment.
Pendant ce temps, sur le terrain, l'opposition a de la peine à se faire de la visibilité. C'est vrai que les moyens déployés ne sont pas le mêmes, mais tout le monde savait que les présidentielles seront en 2010. donc il il y a forcement eu une préparation en amont. L'UFC a fait une tournée dans les plateaux. L'accueil, d'après ce que j'ai lu a été chaleureux, mais quatre jours, c'est peu. Et puis, je ne saisis toujours pas l'actualité du mot "ablodé" dans le discours des leaders de ce parti. Ablodé, c'est l'indépendance, dans le scheme politique togolais, mais plus encore, pour les populations de septentrion, et certaines même du sud, Ablodé, c'est les Ablodés sodja, de tristes réputations durant les années 61-62. Je me souviens que tout petit, pour moi qui suis originaire du nord, quand un enfant faisait le vilain, on le ménaçait de lui envoyer les Ablodés sodja. Donc, forte connotation négative pour ce mot dans un contexte d'indépendance acquise. Quand je lis sur le site de Gil, un article où il dit à un de ses militants dans les plateaux: "tu es un vrai fils d'Ablodé", c'est un peu déplacé à mon avis. Je me demande s'il dirait la même chose à un bassar à Bassar. Passons.
Donc, 4 jours dans les plateaux, et c'est tout. On a malheureusement l'impression que toute l'activité politique est liée à la personne du leader. Dans une interview donnée par un député UCF, celui-ci reconnait que dans certaines localités, c'est l'annonce de la présence de Gil qui a fait sortir les foules. On a dans ce cas plus à faire à des curieux qu'autre choses. Les militants (ah, ces militants qui ont fait tant de bien au RPT par le passé, et qui sont sous-employés en ce moment) devraient normalement pouvoir organiser des activités du parti, hors circuit de sensibilisation des leaders du parti.
Aussi curieusement que cela puisse paraitre, l'OBUTs de Kodjo est aux abonnés absents ces derniers jours. Certes, sur le site (j'y reviendrai) on parle d'une tournée dans le grand nord, mais en dehors de la présentation de voeux pour 2010, rien.
Le père Yamgnane quant à lui, a plus baroudé en Europe qu'au togo. Il a prévu des meetind à bassar et à kara, mais pour le moment, j'ai très peu d'élements sur le sujet.
Le CAR est aux abonnés absents. Je me demande bien ce qui s'y passe. Peut être que je ne suis pas au courant.

Comment les Etat-majors orchestrent la campagne sur internet?
La palme d'or revient au RPT. Le parti a finalement mis à jour son site internet, et malgré l'absence d'un fil RSS, et une interface un peu austère, les informations sont actualisées. A ce site, il faudra ajouter le site république of togo, qui ces derniers jours s'amuse à changer d'interface tous les jours. Véritable site professionnel (des indiscretions disent que son entretien nous revient très cher), le site relaye à merveille, les activités du gouvernement, avec souvent un parti pris à peine voilé. Par ailleurs, le site de la présidence, dithyrambique à souhait, rend compte (mais à compte goutte), de l'activité du président. A ce site vient s'ajouter toute une pléiade, comme celui de Forum togo, faureprésident2010 ou fauretv. Certains de ces sites sont le fait d'amateurs (et c'en est piteux), mais cela a l'aventage d'être dynamique. Il y a une vrai offensive sur le net, contrairement à ce que je déplorais il y a quelques mois.
Il ne faut pas oublier le profil de faure sur facebook, qui a déja dépassé les 5000 amis, et sa page, qui totalise en ce moment plus de 1200 fans.
Du coté de l'opposition, si l'on considère que les sites comme icilomé, togoforum et autres togosites font désormais preuve d'une neutralité exemplaire, l'opposition se doit donc de compter sur ses propres moyens pour assurer sa communication. Pour l'UFC, c'est avant tout son site ufctogo.com. le site, réalisé depuis une dizaine d'années n'a pas fait peau neuve. Pas de fil rss, pas de possibilité de faire des commentaires suite aux articles. L'interface est austère.
Le site n'a pas de page sur facebook, pour la gestion de ses publications. Mais bon, il est à l'image du site du rpt. Gilchrist Olympio a son propre site, gilolympio.com. Lui aussi est du même acabit que celui de l'ufc, aucune trace de web 2. Mais que diable font les jeunes de ce parti? Sont-ils oui ou non associés à ces projets qui sont plutôt de notre génération. Gil a une page facebook, qui ne totalise que 611 suporters. Je croyais que la diaspora supportait l'UFC à fond. Franchement, y a-t-il une équipe de communication derrière? Gil a aussi un profil twitter, hi5, dailymotion et titiquanti. Mais rien à se mettre sous la dent sur ces pages.
Koffi Yamgnane au départ était celui qui était plus entreprenant sur le web, mais son site, yamgnane2010, réalisé avec spip, manque d'ergonomie et de facilité de navigation. Le site ressemble à s'y méprendre à celui du RPT. et les mises à jours de ces derniers jours laissent vraiment à désirer. Par exemple, aucune trace des récentes activité du candita à Bassar et à kara. Par contre, le candidat a une vrai présence sur les site communautaires: facebook (mais il avait déja plus de 3000 amis avant de se présenter sur la scène togolaise) et twitter où il s'exprime beaucoup. Je crois qu'il utilise son pda avec le Edge togolais. Par contre, on n'a pas non plus l'impression qu'une équipe de communiquant le suit. Les photos, quand elle paraissent sur le site ou sur facebook, sont le fait d'amateurs. ça manque de profesionnalisme, tout ça. il posède en outre une page, d'environ 200 supporter, créee dès que le nombre limitatif de 5000 amis a été atteint sur facebook.
Kodjo possède un excellent site: obuts.org. Je trouve l'idée d'avoir un balon de foot comme emblème n'est pas très réfléchi. mais bon, c'est mon problème. Alors que le site nous avait habitué à des vidéo pour ses activités, il est retombé dans ce que je reproche aux autres sites. Pas de photo professionnelle, avec angle de prise de vue pour faire parler plus la photo que les mots. Quel dommage. Kodjo a un profil facebook avec 996 amis (donc moins que moi, ce n'est pas normal) et une page avec +700 suporter. Mieux que yamgnane et koffi.
Pour le Car, circulez, il n'y a rien à voir. pas de sites, pas de profil ni page facebook. Ce parti nous réserve bien de surprises.
Allez, bonne année chez vous.

Par Gerry - Publié dans : Info togolaises - Communauté : blogueur africains
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires

Parcours de combattants, roman


Extraits et synopsis.
synopsis
La mort du Pr Bitimuku
Madame Heanandez
Univers carcéral
allez sur le site de l'éditeur en cliquant ici.

ISBN : 978-2-296-06935-0 • avril 2009
 

Rechercher

Ma page facebook

Profil Facebook de Gerry Taama

Calendrier

Février 2012
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29        
<< < > >>

D'où cliquez-vous?


vol pas cher

Images Aléatoires

Syndication

  • Flux RSS des articles

Laissez-vous tenter

Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés