Dimanche 29 novembre 2009
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18:55

Il y quelques jours, je parlais de ma vision chevaleresque de faire la
politique. Ce matin encore, je pensais à un incident provoqué dans notre pays par la sortie malheureuse du leader de l'UFC, sur RFI, sur la préfecture d'Assoli. J'avais mentionné cette erreur du
politicien dans un post précédent.
J'ai été surpris, une semaine plus tard, de lire un communiqué (
lire ici) des chefs cantons de la préfecture d'Assoli, qui
interdissait à M Olympio l'accès à leur prefecture. Comme le dit si bien le journaliste, cette position est contraire aux dispositions de l'article 22 de notre constitution qui jsipule que:
« Tout citoyen togolais a le droit de circuler librement et de s’établir sur le territoire national en
tout point son choix dans les conditions définies par la loi ou la coutume locale. »
Une telle sortie devrait donc normalement valoir un rappel à l'ordre du gouvernement, en l'occurence celui de l'administration territorial. Mais ce à quoi je m'attendais, c'est à une réaction
globale des acteurs politiques. Dans un premier temps, des autres partis de l'opposition, dans un élan de solidarité, car la lettre des chefs traditionnels de l'Assoli s'attaque à ce que nous avons
de précieux, les principes fondamentaux en démocratie, la liberté de circulation.
Malheureusement, aucun leader d'un autre parti de l'opposition ne s'est senti interpellé par cette attaque à nos libertés. Absence de flair? C'est à croire que ce qui fragilise un autre responsable
politique est bon pour les autres, mêmes s'ils sont du même bord, même si la démocratie est visée.
De même, qu'est-ce que c'aurai été beau, que le RPT entre dans ce débat, pour condamner cette sortie des chefs traditionnels.
Au dela de la polémique, c'est le statut véritable des chefs traditionnels qui me pose des soucis. Gardiens des us et coutume dans un pays dépourvus d'élus locaux, quels sont leur attributions
véritables, tant dans la mobilisation des ressources pour le développement local que pour la sauvegarde des valeurs démocratiques.
Les chefs traditionnels sont-il les représentants des populations de leur cantons, villages et quartiers?
Il me faut trouver la loi portant sur les statuts des chefs traditionnels au togo.
si les autres partis avaient fait un buzz sur la question, je pense qu'il y aurait eu une réaction du gouvernement. Encore que...
Ainsi va la vie.
O.G.
tu me diras.