Mardi 8 décembre 2009
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18:01

Ah, il me faudra un jour écrire un livre, sur les péripéties des millieux des affaires
ici. Pas de grandes affaires, avec des dizaines de millions, non, des toutes petites, qui font vivre les petites gens comme nous.
La dame avait une certaine prestance, grande, avec tout le charme que pouvait avoir une africaine de cinquante ans.
Je la prenais pour une sorte de maman par procuration. Aussi, lorsqu'elle débarque dans mon bureau pour me raconter toutes les misères qu'elle a eu au togo depuis un certain nombre de jours, je la
crois sur parole et je me mets à son service. Tout y passe, prestations en communication, mise à disposition de ma voiture, assistance financières, location de matériel, tout. Elle avait des
références solides (amitié avec les grands de ce monde et même du Togo), et en bon chef d'entreprise aussi, je me disais qu'une femme de diplomate ne saurait faillir.
Sauf que depuis maintenant près de quatre mois, la bonne femme s'est volatilisée. Zéro réponse au téléphone, (tiens, je lui ai même filé un téléphone), zero par email. Nada.
Faut finalement croire que je ne suis pas taillé pour ce boulot. Ma formation d'officier (et le panache si cher à nous autres saint-cyriens) m'empêche de voir la ruse derrière toute personne qui
débarque dans mon buerau.
Allez, madame, j'espère que quelqu'un lira ce post et vous demandera de mon contacter, car au-dela de tout, je vous ai à la bonne. Nous avons trimé ensemble dans les rues de Lomé, à la poursuite
d'une jeunesse qui n'en avait cure de tes projets pour elle. Je t'ai vu tomber bas, et souvent te relever avec un courage que j'appréciais. Alors, où que tu sois, par la moustache de mon grand père
Ignace l'irréductible, donne de tes nouvelles.
Quant à moi. Cesserais-je de voir du bon derrière tout homme? Euh, ça manque de panache, non?
Dis-moi, Gerry, tu as un puits sans fonds ou bien ? A cette allure, je crains que tu ne mettes rapidement ta clé sous la paillasson. Cela me rappelle une anecdote racontée par A. D. Traoré dans son remarquable essai, Le viol imaginaire (Fayard, janvier 2002, éditions de poche mars 2004). Deux dames avaient débarqué chez elle, se présentant comme les veuves d’un Monsieur. Elles se disaient sans ressources et étaient obligées de s’humilier pour mendier de quoi se mettre sous la dent. Notre mama Afrika donna ce qu’elle put. Un jour elle découvrira que c’étaient des arnaqueuses qui en avaient quasiment fait un métier.
Pauvres de nous, Obambé
La vie en Afrique est bien dfférentes de celle en Europe, il faut y vivre pour s'en apercevoir.
Bonne continuation
Suite a l'echec de mon ecole de maintient, je vais me reconvertir en ecole d'apprentissage du sens commun, ou comment voir le MAL partout ou il se trouve...
qu'en penses tu?
:)
Je veux rester un éternel enfant.
:)