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    <title><![CDATA[Terres togolaises, le blog de Gerry TAAMA (Coups de coeurs)]]></title>
    <link>http://www.gerrytaama.net/categorie-10029884.html</link>
    <description>Les derniers articles publiés dans la catégorie &quot;Coups de coeurs&quot; du blog &quot;Terres togolaises, le blog de Gerry TAAMA&quot;</description>

        <language>fr</language>
    
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        <title><![CDATA[Terres togolaises, le blog de Gerry TAAMA (Coups de coeurs)]]></title>
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    <pubDate>Fri, 18 May 2012 03:12:38 +0200</pubDate>    <lastBuildDate>Fri, 18 May 2012 03:12:38 +0200</lastBuildDate>    <generator>Over-blog.com RSS 2.0 Engine</generator>    <copyright>Copyright 2012 www.gerrytaama.net</copyright>            <category>Coups de coeurs</category>    <docs>http://www.rssboard.org/rss-specification/</docs>                        
      <item>
        <title><![CDATA[2012, l'année où tout peut "re"commencer.]]></title>
        <link>http://www.gerrytaama.net/article-2012-l-annee-ou-tout-peut-re-commencer-96242761.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <img src="http://img.over-blog.com/229x300/1/08/44/51/gerry-portrait.jpg" class="GcheTexte" alt="gerry-portrait.jpg" height="300" width="229">J’aimerais, en guise d’introduction, souhaiter à vous
    tous, qui me faites l’honneur de lire mes billets sur mon blog, sur mes nombreux profils de réseaux sociaux, sur les sites internet d’information togolais ou dans la presse écrite locale, une
    bonne et heureuse année 2012. Je ne demanderai pas au Tout Puissant de vous accorder santé, succès, prospérité et longévité, mais simplement le bonheur. Pour moi, le bonheur est ce petit rien qui
    peut vous surprendre à tout moment, même dans l’épreuve, même dans la douleur, et qui vous procure une sensation de plénitude proche de la communion avec le Créateur. Ce sentiment est rarement
    durable, mais &nbsp;puissions-nous être plus souvent heureux en 2012.
  </p>
  <p>
    Pour moi, l’an 2011 a été particulièrement riche en évènements. Sur le plan personnel, les éditions l'harmattan ont été implantées au Togo, et nous avons publié nos premiers auteurs, qui
    désormais vont être vendus à l’international. Jaguar Security, ma société, a atteint le chiffre de 250 personnes casées dans des métiers de sécurité, en plus de la centaine que j’emploie
    localement. Notre showroom installé sur le boulevard circulaire commence aussi à attirer de la clientèle, faisant de ma petite personne un employeur ravi, qui galère cependant pour finir ses fins
    du mois. Mais c’est dans l’air du temps au Togo. Sans les marchés publics, nous les PME allons continuer encore un temps à avoir des fins de mois difficiles.
  </p>
  <p>
    Sur le plan national, ce que je retiens est la tenue des audiences de la CVJR. Comme je l’ai déjà dit, je n’ai jamais cru que cette commission nous réconcilierait plus que nous ne le sommes
    actuellement. Je doutais même de sa mise en action. Mais je me suis trompé, et tout le mérite revient à Monseigneur Barrigah qui a fait preuve de ténacité et de courage sur un dossier aussi
    sensible. Même si aucun présumé bourreau n’a répondu de ses crimes, les victimes ont pu soulager leur conscience. Tout le mérite des audiences se trouve là. Le résultat est maigre, mais pour les
    victimes, énorme.
  </p>
  <p>
    L’an 2011 a vu aussi tomber trois mythes. Le mythe de <strong>l’inviolabilité du statut des députés</strong> avec l’exclusion des députés proches de l’ANC de l’assemblée nationale, le mythe de
    <strong>l’inviolabilité de la famille Gnassingbé</strong> avec le procès de Kpatcha Gnassingbé et coaccusés, et <strong>le mythe de l’inviolabilité du nord</strong>, supposé fief du parti au
    pouvoir, avec les émeutes dans la ville de Kara et les manifestations des élèves dans d’autres villes importantes du nord. Je ne reviendrai pas sur ces trois mythes, j’en ai abondamment parlé
    dans mes précédents billets.
  </p>
  <p>
    Mais l’an 2011, c’est aussi cette tout autre triste réalité, malheureusement passée inaperçue, et qui concerne le nombre de pauvres au Togo. Selon le représentant résidant de la banque mondiale
    au Togo, le nombre de pauvre a augmenté de 500&nbsp;000 au Togo. Ce chiffre est effarant. Il représente 8% de la population. L’équation est simple. Avec 3.7% de croissance économique, nous avons
    en parallèle une croissance de la pauvreté de 8%, plus du double. <strong>C’est comme si nous faisions un pas en avant, et deux en arrière</strong>. Si on cherche un argument objectif servant à
    démontrer que notre pays est dans l’impasse, je crois que ces chiffres sont assez significatifs.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Alors, que nous réserve l’année 2012 à mon avis&nbsp;?
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    L’année dans laquelle nous sommes devrait être avant tout celle de la décentralisation. Il s’agit d’un processus long, complexe et périlleux, tant il peut faire renaitre les démons des conflits
    ethniques dans certaines localités à forte population allogène. C’est pourquoi il faut dès maintenant commencer la sensibilisation, et les préparatifs administratifs (découpage électoral,
    construction ou location des locaux partout où il n’y avait pas de mairie, de conseil préfectoral ou de gouvernorat).
  </p>
  <p>
    C’est aussi l’année des réformes. Certes, le CPDC a du mal à asseoir sa crédibilité, mais nous n’avons encore rien en échange. La seule condition pour que ces réformes passent dans les meilleurs
    délais, c’est la volonté politique de Faure Gnassingbé. Comme je l’ai souvent répété ici, Jerry Rawlings a doté son pays d’institutions fortes alors qu’il n’avait pas une vraie opposition en
    face. Si le président veut, nous pouvons faire toutes les réformes en moins d’un mois, il a une assemblée nationale acquise à sa cause pour cela. Mais ne nous trompons pas, 2012 devrait être
    l’année des institutions fortes&nbsp; (parlement, justice surtout tribunal administratif, cour des comptes, médiateur de la République, conseil économique et social…),de la transparence des
    scrutins (code électoral, mode de scrutin, découpage électoral…) ou du chaos. Les secousses sociales que nous avons ressenties en 2011 ne sont que les prémisses d’un tsunami qui couve, impétueux
    et imprévisible.
  </p>
  <p>
    L’année 2012 devrait aussi être celle d’un <strong>nouveau type d’engagement</strong>&nbsp;: <strong>celui de la jeunesse aux instances de décision</strong>. En 1990, ceux qui ont mené à bras le
    corps la lutte pour la démocratie dans notre pays avaient notre âge. Ils avaient la fougue et l’insouciance que confère la jeunesse, et l’espérance qu’impose le combat contre une dictature. Vingt
    ans plus tard, il faut leur rendre hommage, et faire un travail de mémoire pour qu’on ne les oublie pas, surtout ceux qui ne sont plus. Mais vingt ans plus tard aussi, la donne a sensiblement
    changé. En 1990, nos ainés criaient <strong>liberté</strong>. En 2012, le mot de ralliement ne saurait plus être le même, car sur ce registre nous avons réalisé des avancées importantes, quoique
    incomplètes. L’ennemi du Togolais aujourd’hui s’appelle <strong>précarité</strong> (emploi, santé, sureté, formation, loisirs…). Pour combattre la précarité, la solution passe forcément par une
    meilleure gestion des ressources existantes, et une capacité à générer la richesse par la création d’emplois et la promotion du secteur privé. Pour ce faire, on retourne au point de départ, il
    faut des institutions fortes, une bonne gouvernance, et une communauté d’intérêts à l’échelle de l’action politique. L’expérience de ces vingt dernières années a montré que nos ainés des deux
    bords, sont restés figés dans une attitude qui sans doute était logique en 1990, mais impossible à défendre en 2012&nbsp;: <strong>la prédation du pouvoir</strong>. En effet, depuis les débuts
    d’implantation de la démocratie dans notre pays, le RPT et ce qu’il en reste s’est cantonné dans la logique de <strong>conservation du pouvoir</strong>, pour sa valeur de
    <strong>trophée</strong>, et n’a orienté toutes ses actions qu’à renforcer son emprise sur celui-ci, quitte à aller contre l’intérêt supérieur de la nation. L’opposition quant à elle s’est
    employée exclusivement à ravir le sésame au RPT, souvent au détriment des maux récurrents que vivent les Togolais. Le résultat est là, palpable&nbsp;: <strong>depuis une vingtaine d’années, notre
    pays donne l’impression de s’être immobilisé</strong>. C’est dorénavant aux jeunes Togolais de montrer la voie. Parce qu’ils sont les plus nombreux, (60% de la population) ils sont mieux placés
    pour exprimer et comprendre leurs besoins. Parce que depuis longtemps, on les a utilisés comme du bétail électoral, il faut qu’ils donnent de la voix, car ils sont faiseurs de rois.
  </p>
  <p>
    L’engagement de la jeunesse ne peut se faire que par une voie&nbsp;: <strong>une participation en tant qu’acteur incontournables aux futures élections à venir dans notre pays (locales et
    législatives)</strong>. Il ne s’agit pas d’un vœu, mais d’un impératif. Dans les futurs conseils municipaux, conseils généraux ou régionaux, dans la future assemblée nationale, il faudra qu’y
    siègent de nouvelles personnes, issues d’appareils politiques inédits, ou de lobbies récents. Pour imprimer la rupture, et ramener le discours politique vers le citoyen. Mais ne nous y trompons
    pas. En 2012, ces jeunes ne feront pas des miracles. Ils ne domineront aucune instance, ils ne seront majoritaires dans aucun conseil, mais il faudrait qu'ils y soient, s’ils veulent insuffler à
    notre pays un nouveau départ dans dix ou quinze ans. S’ils ne le font pas cette année, plus ils attendront, et plus les années qu’ils mettront pour changer les choses dans ce pays le jour où il
    se décideront, s’allongeront. Mais ils sont seuls à pouvoir gagner ce pari. <strong>Ce sera nous aujourd'hui, ou nos cadets demain</strong>, mais ce sera les jeunes, car les ainés, certes avec de
    bonnes intentions, se sont trompés d’adversaires. Ils ont <strong>passé leur temps à se battre pour le pouvoir</strong>, alors <strong>qu’il fallait combattre pour le peuple</strong>. Le pouvoir,
    c’est le peuple.
  </p>
  <p>
    Tous les jours, je scrute les médias, je sonde mes interlocuteurs, et je me désespère à trouver chez les jeunes, chez nous, cette prise de conscience conduisant immédiatement à l’action.&nbsp;
    C’est bien dommage, car avec le délitement des anciens partis monolithiques (UFC, RPT), la période s’apprête bien à ce que d’autres fauves sortent des bois.
  </p>
  <p>
    Pas de doute possible, cette année, tout peut recommencer, car nos plus belles victoires sont nos combats.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Hello world. Aux Togolais, soyez heureux. Normal, vous êtes Togolais.
  </p>]]></description>
        <pubDate>Fri, 06 Jan 2012 02:15:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">1a7b28383d8854cb9d176d4d55f4e1ea</guid>
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      <item>
        <title><![CDATA[Ma franceAfrique à moi]]></title>
        <link>http://www.gerrytaama.net/article-ma-franceafrique-a-moi-65707078.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <img src="http://1.bp.blogspot.com/_6evB6G77Hs8/TQFhx0P6m9I/AAAAAAAAF-w/Bf9V2X-M4cI/s1600/francafrique2.jpg" class="noAlign" alt=
    "http://1.bp.blogspot.com/_6evB6G77Hs8/TQFhx0P6m9I/AAAAAAAAF-w/Bf9V2X-M4cI/s1600/francafrique2.jpg" height="299" width="300"> Quand on parle aujourd'hui de FranceAfrique, je revois
    invariablement&nbsp; Fabien (pas de nom à la radio) mon ex-petit camarade de Saint-Cyr. Nous nous étions à peine parlé en école, malgré trois ans passés dans le même bataillon, puis nous nous
    sommes retrouvés à Pya, à l'école de formation des officiers. Un vraie complicité est née entre nous. Et durant deux ans, j'ai vu une autre FranceAfrique devant moi, évoluer, tater du terrain,
    allez vers autrui. Cette FranceAfrique là n'avait pas demandé à venir au Togo. A mon sens, s'il avait eu le choix, il aurait sans doute préféré rester plus longtemps à Carcassonne, où le climat
    est doux, leger. Mais une fois qu'il était là, je l'ai vu à payer plus cher ses employés que quiconque (certes, il était bien payé, mais combien de personnes gagnent une fortune par mois et
    payent très mal leur domestique), je l'ai vu trimer pour faire des commandes d'équipement pour les élèves, là où d'autres (malheureuseument) réservent ces subsides pour une destination plus
    personnelle. Il allait à l'Eglise, respectait son entourage, était disposé à aider, et ne m'a jamais regardé avec l'air qu'on retrouve dans certains bureaux cossus ici, où la hauteur dans le
    regard est à couper au couteau, malgré le même couleur de peau. Fabien, c'était peut être la FranceAfrique, mais j'aime celle-là.
  </p>
  <p>
    A coté, un peu plus loin ou plus près, (au gré) j'en ai connu aussi, perdu dans une aventure don-quichotesque, que dis-je, Faidherbesque, un délire de partouze coloniale, où la nostalgie des
    temps où le blanc était un dieu se la dispute au ridicule d'un langage contre le racisme, comme pour ces gens, poser comme un pot de fleur son opposition au racisme est un sauf conduit pour la
    plus méprisable des ségrégations. C'est gens là vous disent:
  </p>
  <p>
    - Ah, ces nègres, que seraient-ils sans la France?
  </p>
  <p>
    Pour aussitôt ajouter, d'un air malicieux.
  </p>
  <p>
    - Gerry, tu sais bien que je ne parle pas de toi, et puis, je rigole, bien sûr. hein!
  </p>
  <p>
    Eux aussi, c'est la FranceAfrique. En réalité, c'est l'homme, dans ce qu'il a de merveilleux&nbsp; et de stupide. Et on en trouve sous tous les cieux, heureusement.
  </p>
  <p>
    Alors, je suis allé chercher plus loin. La FranceAfrique, c'est ce systeme de pillage systématique des richesses africaines, mis en place par la France. Et là, je fouille. L'Afrique, c'est 2% des
    échances commerciaux au monde. Déja, j'ai un haut le coeur. Pour une telle richesse, il n'y a pas de quoi se bousculer. Mais un ami sur facebook m'interpelle. 2%, certes, mais c'est beaucoup de
    matières premières achetées à bas coût. Mais qui le leur vend à ce prix là? pas de réponse. J'y reviendrai.
  </p>
  <p>
    Et je continue à fouiller. en 2009, l'Afrique ( toute l'Afrique) avait une part de 5.1% (20 milliars d'euros) dans les importations (avec une prééminence pour les pays du maghreb) et 6,82% (23.3
    milliard d'euros) dans les exportations de la France, contre 14 et 9% pour l'Asie, et 60 et 63% pour l'Union Européenne. Tiens donc, rien que 5% des importations, et&nbsp; 6% des exportations.
    Même L'asie, si loin, fait mieux que nous en importation. La FranceAsie devrait donc être plus forte. Et l'autre leçon, qui décourage, c'est que ces Français là en fait peuvent se passer de
    l'Afrique, voir du reste du monde, l'Europe et les Amériques leur suffisent. Mais comme je suis de mauvaise foi, j'argue que leur entreprise, comme Bolloré, se sucrent sur le dos des Africains.
    C'est forcé. Et là aussi, je fouille (de bonne foi) et je découvre, énervé, que m^me Bolloré, qui ne figure pas parmi les 20 plus grandes entreprises française en 2009 selon wikipedia, ne fait
    que.... 30% de son chiffre d'affaire en Afrique. C'en est trop, je veux adbiquer, surtout qu'un malin a pris le soin de me rappeler, pendant que je rédigeais cet billet, que l'Afrique
    subSaharienne a profité, en 2008, d'une aide publique bilatérale de l'OCDE de près de 25 milliards de dollars, et que la France y aurait mis 5 milliards, rien que pour L'afrique
    subsaharienne.&nbsp; Comme le dirait quelqu'un, c'est à croire que les économies que réaliserait la France en Afrique sont reversées sous forme de l'aide. Oui, je sais, cette aide pose beaucoup
    de problèmes. D'abord, elle est très opaque, et englobe aussi bien l'aide terrain que les bourses étudiant, la francophonie et la coopération militaire. Et vlan! je me le prends dans la gueule.
    Voila la FranceAfrique, me dit-on, ils donnent l'impression de nous aider, mais en fait ils n'en font rien. Mais je rétorque que je ne vois toujours pas de problèmes. Une chose est certaine, les
    budgets d'une bonne partie de nos Etats ne comptent sur les ressources du pays qu'à hauteur de 70% à peu près. Le reste devant provenir des dons, aides, et emprunts, qu'on finit par ne jamais
    rembourser. Cette aide existe donc quelque part, quoi que mal utilisée.
  </p>
  <p>
    Et c'est là que l'argument marteau, imparrable, m'est assené. C'est la France qui est à la source des conflits en Afrique, en voulant coute que coute placer ses pions la têtes des Etats
    Africains. Rien à dire.
  </p>
  <p>
    Tout d'abord, je relève que les pays africains où les Français ne sont pas ne s'en sortent pas mieux (Sierra leone, Libéria, Somalie, Zimbabwé, Angola, sans compter les pays du maghreb qui vivent
    de vraie dictures). Oui, mais dans les pays francophones, c'est la France qui sème la discorde. Pourquoi donc? Pour les richesses du continent. Je balaie l'argument de la main. Pour la
    géostratégie, me répond un autre sorti de saint-cyr. Laquelle? Le choix de la stabilité, me répond-il. La France, c'est connu, poursuit-il, sera toujours accusée d'être à l'orignie des troubles
    dans ses anciennes colonies. Tantôt pour son intervention, tantôt pour son inaction. Donc, pour éviter de perdre des sommes faramineuses occasionnées par des missions d'interposition, parce que
    les Africains ont la manie de se massacrer à tire-larigot, a décidé de faire en sorte qu'en Afrique, ne soient au pouvoir que ceux qui peuvent garantir la stabilité. C'est un choix,
    m'explique-t-il. S'il avaient très tôt appliqué cette option en RCI, le pays n'aurait jamais connu la scission. Je suis dubidatif. Et nous les Africains, dans tout ça? Avons-nous notre mot à
    dire?
  </p>
  <p>
    Là, c'est l'association survie, que les hommes d'affaires n'aiment pas beaucoup qui vient à mon secours. Dans une de leur publication, ils écrivent;
  </p>
  <p class="hitcitation">
    "Simple rappel, sans valeur exhaustive&nbsp;: On estime que le continent africain représente 8% des réserves <span class="spip_surligne">mondiales</span> de pétrole connues, 40% du potentiel
    hydroélectrique mondial, le gros des ressources <span class="spip_surligne">mondiales</span> de diamant et de chrome, 50% de tout l’or du monde, 90% du cobalt, 50% des phosphates, 40% du platine,
    de l’uranium, du coltan, etc… Sans oublier le bois, le bassin du Congo représentant le deuxième poumon vert de la planète, ni l’énergie solaire, à l’heure où le photovoltaïque aiguise de nouveaux
    appétits...
  </p>
  <p class="hitcitation">
    D’autre part, <span class="spip_surligne">les</span> caractéristiques démographiques africaines laissent entrevoir le potentiel en termes de débouchés&nbsp;: de 220 millions d’habitants en 1950,
    l’Afrique est passée à un milliard d’habitants au cours du premier semestre 2009, et cette évolution ne semble pas près de s’inverser (certains analystes estiment que la population pourrait
    doubler d’ici 2050). Un marché gigantesque, pour tous <span class="spip_surligne">les</span> biens de consommation courants&nbsp;: alimentaires et vestimentaires, mais également <span class=
    "spip_surligne">les</span> transports (aériens, maritimes et terrestres), l’adduction en eau et le retraitement, l’électricité, <span class="spip_surligne">les</span> déchets, <span class=
    "spip_surligne">les</span> télécommunications, <span class="spip_surligne">les</span> banques et assurances, etc..."
  </p>
  <p>
    La réponse est donc là, devant nos yeux. L'Afrique représente alors si peu dans le commerce international, mais ses atouts économiques sont indéniables. Sa population a franchit le milliard. Ces
    atouts, il faut les exploiter, et toutes les entreprises se ruent dessus. Les anglo-saxons, qui ont un volume d'affaire supérieur à la France en Afrique, les Chinois, les Indiens. Au moment où je
    publie ce billet, l'Afrique n'a toujours pas les moyens technologiques, siciaux-économiques et politiques de mise en exploitations de ses ressources. Nous avons besoin de toutes ces sociétés:
    françaises, américaines, indiennes et chinoises pour exploiter nos ressources, et si possible, donner du travail à ce milliard de personnes qui, s'il continue a être affamé, va bientôt devenir la
    plus grosse menace pour la stabilité de la région. Mais pour ce faire, il faut assainir la gouvernance, ne plus laisser les multinationales décider (pour leur profit, ce qui est de bonne guerre)
    à la place des Etats.
  </p>
  <p>
    Finalement, si j'ai bien compris, l'enjeu, ce sont nos élites. Un pays de la sous-région, je ne dirai pas lequel, a un classement IDH de 71 fois inférieur à celui que lui permet ses ressources.
    La France a besoin, pour exporter ses biens, d'une Afrique consommatrice, donc avec un pouvoir d'achat élevé. Elle a besoin d'Etats qui instaurent la bonne gouvernance, qui établissent l'état de
    droit et qui incitent à l'intiative privée. Ce n'est pas pour les beaux yeux des Africains, mais pour les débouchés des entreprises françaises. C'est du capitalisme.
  </p>
  <p>
    Alors, finalement, c'est quoi, la FranceAfrique? Sous de Gaulle, et sous Chirac (je crois), l'Afrique était encore cette parcelle du territoire français qui donnait de la grandeur à la France. Il
    existait un lien ombilical, géostratégique, et paternaliste entre la France et l'Afrique. Aujourd'hui, à mon sens, c'est le regne des multinationales, qui 'n'ont rien à faire de cette grandeur de
    la France, mais qui cherchent à faire profit. Ce capitalisme là est froid, calculateur, manipulateur, car son objectif premier est la maximisation des bénéfices. C'est la règle, nous sommes dans
    un monde libéral, et nul n'empêche les entreprises africaines de faire pareil. Les Chinois et les Indiens n'en ont pas été empêché en tout cas. Ce capitalisme là, est une chance pour nos pays, à
    faible mobilisation d'épargne, au secteur secondaire et tertiaire liliputiens. Ces multinationales, fautes d'entreprises nationales capables d'exploiter les ressources naturelles de nos pays
    constituent l'unique source d'emploi de la jeunesse africaine. Nous devons les accueillir, encadrer leur activités sur notre territoire, comme le font si bien les asiatiques. Et elles y vont, les
    multinationales dans les pays d'Asie.
  </p>
  <p>
    A là place, si nous continuons à faire ce que nous avons fait durant les 50 années de nos indépendances, à nous abriter derrière les sociétés capitalistes pour assouvir nos propres instincts de
    pouvoir et de juissance, si nous refusons de mettre sur place un cadre des affaire intraitable avec la corruption et soucieux avant tout de l'intéret du pays, nous continuerons a voir exploser
    ici et là des ilots de violence, des coup d'Etats, des dictateurs et autres prédateurs du pouvoir,&nbsp; nous indexerons bien entendu la franceAfrique, cette grosse chimère qui se mange à toute
    les sauces, mais un jour, et ce jour vient, (nous sommes déja un milliard), il faudra bien dire la vérité. Il faudra bien dire à ce milliard de jeunes affamés prêts à tout sacager, que tout ce
    qui arrive de mal à l'Afrique, c'est bien les élites africaines qui en sont responsables. Et si elles voulaient arrêter ça, rien au monde ne pourait bien leur en empêcher. Les élites africaines,
    pas un leader, mais les élites, aussi patriotiquement liées à leur patrie que ne le sont les Français de par le monde pour la France. Quand on demande à une société, française, de doubler le prix
    d'une usine à livrer dans son pays rien que pour empocher la différence, quand on détourne tout (médicament, fonds de l'aide au développement, bourses...) rien que pour ses intérêts personnels,
    la France n'y est pour rien.
  </p>
  <p>
    Et si c'était donc ça, finalement, la franceAfrique. Un mélange d'élites françaises liées à leur patrie, et d'élites africaines liées à leurs seuls intérêts?
  </p>
  <p>
    Allez, il fait nuit, je vais au lit.
  </p>]]></description>
        <pubDate>Mon, 24 Jan 2011 22:36:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">c8053e2ca2a6a3425fcc94bab97129e0</guid>
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      <item>
        <title><![CDATA[Vous vallez peut être 100 milliards de CFA, mais vous ne nous interessez pas]]></title>
        <link>http://www.gerrytaama.net/article-vous-vallez-100-milliards-de-cfa-mais-vous-ne-nous-interessez-pas-60972946.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <img src="http://www.togocity.com/IMG/diaspora_togo.png" class="noAlign" alt="http://www.togocity.com/IMG/diaspora_togo.png" width="214" height="168">
  </p>
  <p>
    Tel est le sort réservé à notre diaspora pour ce recencement général de la population togolaise. Nos frères de l'extérieur contribuent à hauteur de 10% du PIB, ou 20% du budget national, et ils
    ne sont pas comptabilisés dans le décompte de la population en cours en ce moment au pays. Tout le paradoxe du Togo. D'un coté, nous avons un pays comme la Côte d'Ivoire, qui sort de 10 années
    d'instabilité politique mais qui fait voter sa diaspora, et de l'aute, notre pays, qui jouit pourtant d'une certaine stabilité, et qui considère toujours cette diaspora comme des empêcheurs de
    tourner en rond. Pourtant, à l'époque d'Eyadema comme à celui de Faure, on voit souvent une colonie togolaise de l'extérieur débordant de joie et de fébrilité à chaque passage de l'exécutif dans
    ces pays. Ah, ce que nous perdons. Les Togolais ont su exporter leur dynamisme, leur sérieux et leur vitalité partout où ils sont installés. Et une meilleure collaboration avec eux devrait
    inciter une bonne partie d'entre eux soit à revenir s'installer au pays, où au moins à y créer des emplois.
  </p>
  <p>
    Quand je vais à Accra et je vois le nombre de jeunes qui reviennent s'installer, tout en gardant leur base à l'étranger, c'est effarant et beau. Nous sommes capables de faire la même chose. C'est
    des centaines me milliers d'emplois que nous manquons de créer en n'impliquant pas notre diaspora.
  </p>
  <p>
    Que le RPT ne soit pas pressé de le faire, parce qu'une bonne partie de cette diaspora émarge à l'opposition, sans l'accepter, on est au moins tenté de le comprendre, mais que les partis
    d'opposition ne s'en émeuvent pas, en se fendant au moins d'un communiqué, en lieu et place d'une intervention dans un débat qui est désormais clos par le couple RPT-AGO, c'est tout hors de
    compréhension.
  </p>
  <p>
    Le CAR et la CDPA sont sortis de leur réserve il y a une semaine pour appeler la population à coopérer&nbsp; avec les agents recenceurs (la communication sur ce dossier est d'un niveau
    d'amateurisme effarant). L'ANC se cherche encore (il faut le croire) et donc va regler ses problèmes de groupe parlementaire, avant de se pencher sur le recencement. Le temps qu'ils y songent, le
    recencement serait fini.
  </p>
  <p>
    Sur facebook où mes billets sont publiés, j'ai le plaisir de trouver des militants de l'UFC, que dis-je, de l'ANC qui répondent à mon argumenraire. C'est bien pour nous, jeunes de ce pays,
    d'échanger. Même s'ils feignent de ne pas remarquer mes réserves quant à la politique du gouvernement, et ne voient dans mes écrits que certaines de mes attaques contre les marcheurs de la plage,
    ces échanges sont enrichissantes et ouvrent le débat. Ce qui est curieux, c'est qu'on voit beaucoup de jeunes arborer le maïs aux meeting au Togo, mais il est rare de trouver, sur ces plateformes
    communautaires, des Togolais qui se réclament ouvertement du RPT et vont à la discussion. C'est dommage. Le débat contradictoire est le ferment de la démocratie.
  </p>
  <p>
    Allez, je vais filer à la maison car je reste trop au boulot. On est dimanche quand même. Et Arlène qui doit s'ennuyer.
  </p>
  <p>
    Tiens, voici donc plus d'un mois que les marches de samedi&nbsp; ont cessé. Est-ce pour de bon? Ce serait une perte sèche pour le clan Fabre. Parce qu'il faudra expliquer à ces milliers de
    Loméens pourquoi ils ont enduré autant d'humiliations, inhaler quantité de gaz lacrymogènes, pour une victoire qui était proche, imminente, la volonté de peuple étant invincible. Voila&nbsp; une
    situation telle que ce qui me déserpère dans ce pays. Au lendemain des élections présidentielles, qualifiées de transparentes par la communauté internationale (qui pourant ne nous a jamais ménagé
    par le passé) tout le monde savait qu'une révendication d'une pseudo victoire, sans s'appuyer sur des leviers internationaux forts, avait peu de chance d'aboutir. Et depuis le début d'année, tout
    le monde s'avait aussi que le recencement général de la population était prévu pour novembre 2010. Un combat était perdu d'avance: la revendication de la victoire. Un autre pouvait être gagné, si
    on jouait sa partition d'opposition, ie de formation politique présente au parlement, à même de faire des proposition sur des sujets importants comme celui du recencement, propositions
    succeptibles d'être écoutées puisque c'est la communauté internationale qui apporte le pognon. Ce combat était au dessus de tous les autres. Pour la diaspora et ses 100 milliards, pour le
    découpage électoral, pour la structure sociale de notre société. Et bien, ils ont tourné le dos à ce combat là. Et même, alors que le récipissé leur donnait l'occasion de montrer que dorénavent,
    la lutte fraticide interne au sein de l'UFC appartenait au passé, et bien non, nous voila engagé dans un autre round où il est question de création de groupe parlementaire, tout comme si le
    groupe parlementaire ANC, avec 20 députés, fera mieux que l'ex-groupe parlementaire UFC, dirigé par la même personne, et qui n'a, au cours des trois ans de présence à l'assemblée, fait aucune
    proposition de loi, quitte à ce que celle-ci soit rejeté par un vote majoritaire.
  </p>
  <p>
    Je sais, mes amis "ANCiens" de facebook vont encore me rentrer dedans, mais j'attends mieux d'une opposition qui prétend changer les choses dans ce pays.
  </p>
  <p>
    C'est définitif, je file.
  </p>
  <p>
    Bonsoir chez vous.
  </p>]]></description>
        <pubDate>Sun, 14 Nov 2010 19:25:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">f2b5358ae23f6018b4f62f873a633597</guid>
                <category>Coups de coeurs</category>        <comments>http://www.gerrytaama.net/article-vous-vallez-100-milliards-de-cfa-mais-vous-ne-nous-interessez-pas-60972946-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[ça craint pour ce pays]]></title>
        <link>http://www.gerrytaama.net/article-a-craint-pour-ce-pays-60851501.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <img src="http://p.ld5.fr/t/prw/36847.jpg" class="noAlign" alt="http://p.ld5.fr/t/prw/36847.jpg" height="128" width="128">Blog en berne. Manque de temps. Il faut bien vivre.
  </p>
  <p>
    Je suis en train d'amenager sur le bouvelard. C'est tout de même curieux. Des non-togolais me demanderont: lequel, des boulevard. A Lomé, quand on parle de boulevard, cela s'entend celui
    circulaire. C'est dire comme la ville est petite. Bref.
  </p>
  <p>
    Donc, amenagement sur le boulevard, pour être à proximité des affaires. On verra. Nouveau siteen perspective. Il faut bien travailler. Curieux quand même, ce pays. Nous parlons de chômage, et je
    cherche des agents de sécurité à placer, sans en trouver. Bref. Petite source de satisfaction tout de même, j'ai placé mon 180ème agent hier, dand une société de sécurité partenaire. Brave petit
    Togolais que je suis. Se féliciter parfois, pour en avoir l'air.
  </p>
  <p>
    Se gargariser ainsi pour se sentir exister, parfois même se pincer pour s'actualiser, tellement cette ville, ce pays pue le cauchemard. Par où commencer. Je m'étais improvisé analyste politique,
    jusqu'au jour où la politique m'a submergé, me laissant en pâmoison devant la donquichtesque togolaise. Diable, nous serions maudits?
  </p>
  <p>
    Et pourtant, tout aurait pu être aussi simple. Au lieu de nous pondre un régime présidentiel tempéré, pourquoi ne pas faire en solo, sans l'opportuniste revanchard des AGO, des reformes qui vont
    relancer notre pays, tant à l'échelle nationale qu'internationale. Tout serait si simple. Si demain, le parti au pouvoir décidait de doter le pays d'une constitution à l'échelle des canaux
    internationaux, ils auront les 3/5 nécéssaires pour le faire, car je ne vois pas un parlementaire de l'opposition s'opposer à cela. Le renforcement de nos institutions n'a nullement besoin de
    négociations sans fin pour être une réalité. Il suffit de cette volonté difficile à trouver. Ah! que d'occasions ratées. Pourtant, avec tous les leviers qu'il dispose à ce jour, le pouvoir en
    place à une plus grande marge pour asseoir la démocratie que dans quelques années, si après 2012 les rapports de force changent au parlement.
  </p>
  <p>
    Régime présidentiel tempéré. Pourquoi tempéré un régime qui existe déja de part le monde. Je suis moi pour un régime présidentiel, avec un parlement fort certes, mais qui reste à sa place et joue
    son rôle. Le bicéphalisme à la française n'est intéressant que lorsqu'on préssent des conflits à venir.
  </p>
  <p>
    Au régime présidentiel tempéré, avait répondu par anticipation, il y a quelques temps, la création de l'ANC, Alliance Nationale pour le Changement. Autant j'ai trouvé Fabre flamboyant dans sa
    résistance, autant je trouve la dénomination de ce parti un tantinet partichien. Certes, dans le domaine de sigle, il n'y a guère de droit d'auteurs, mais diable, pourquoi ne pas trouver autre
    chose comme banière? Ensuite, un parti qui voudrait avoir une envergure internationale devrait éviter de porter la confusion à cette échelle, car sur notre planète, quand on dit ANC, l'écho
    répond Afrique du Sud. Qu'à cela ne tienne. C'est une excellente chose, que la création de ce parti. La bataille de chiffonniers va donc cesser. non? et bien, il faut croire que non. Nous avons
    dans ce pays le chic de s'embouiller pour des broutilles. Actuellement, les séances au parlement sont suspendues pour une question de groupe parlementaire. Alors que des questions brulantes sont
    à traiter, nous allons encore passer des mois à lambiner, pour qu'à la fin, aucune décision ne soit prise, en dehors du désistement. C'est ainsi depuis....20 ans. L'un des partis crée un blocage,
    crie à qui veut l'entendre qu'il ne cedera jamais, et finit par céder, sans vergogne.
  </p>
  <p>
    Cela a été ainsi durant tout 2009 et 2010. Que ce soit pour la CENI, le CPDC, les élections, la proclamation des résultats ou le lendemains de celle-ci, c'est la bravade, sans manifestement aucun
    calcul derrière. Rien que l'envie de ruer dans les brancards pour se prouver une certaine virilité, et recolter quelques acclamations vite évanouis.
  </p>
  <p>
    Et pourtant, Dieu, ce que c'est dur. La situation devient de plus en plus invivable. On a dit qu'avec Contour Global, c'était la fin des délestages, mais le vrai délestage, ce sont ces familles
    où on mange une fois par deux, par moitié des membres. Il faut voir cette cohorte de gens qui vont à pieds, du matin au soir pour aller au travail, faute d'argent pour se payer le taxi. Je ne
    parlerai pas de nos hopitaux, où il faut mieux finir en route avant d'y arriver, pour préserver la santé des siens encore sains. Ah, ce que c'est difficile, le chômage rampant qu'il y a ici. Il y
    a une semaine, je cherchais un techniciens réseau, j'ai publié une annonce sur facebook, et j'ai recu une centaine de propositions, dont près de la moitié de non professionnels. La misère crasse
    qu'il a dans les quartiers innondés est terrible. Dormir à sec est un luxe qu'on imagine pas.
  </p>
  <p>
    Et pourtant, on a l'impression que pour nos politiques, seuls la conquête du pouvoir les intéresse. J'ai été ulcéré de ne pas voir un seul membre de notre opposition à la marche des organisations
    des droits de l'homme.
  </p>
  <p>
    Tiens, voici aussi un autre sujet qui fait notre spécificité. On laissait cette marche suivre son court, avec un représentant du ministre des droits de l'homme pour les accueillir à leur arrivée,
    ce ne serait pas un évenement. La dispersion en a fait un. Et on en a parlé à l'international. Dur dur, de se présenter Togolais, par ces jours. Bref.
  </p>
  <p>
    Donc, marche des ODDH, et aucun politique à l'horizon. L'affaire redemarre concerne des milliers de togolais, et silence radio de leur coté. Il y a un mois, la mairie et la préfecture a cassé les
    cabanes des petits marchands au bord des routes, avec des explications bien curieuses, comme celle qui assimilerait ces cabanes à des repères de bandits, aucun homme politique ne s'en est ému.
    Les députés UFC de ces arrondissement n'ont pas levé le petit pouce (remarque, dans les autres villes du pays, les députés RPT n'ont pas bronché non plus). Les étudiants travaillent dans des
    conditions d'un autre temps. Tout coute cher: Le téléphone, internet, le prix du pain a été augmenté dans l'indifférence général. Déja, il se murmure que Contour Global est une grosse arnaque
    (personnellement, je n'aimais pas l'idée que les américains nous construisent une centrale gratuitement, et qu'ils nous la donnent après 25 ans). Si cela se trouve donc, nous irons vers une
    augmentation du prix de l'électricité. La corruption est devenu un sport national. Le classement du pays sur les indicateurs internationaux est mauvais (doing business, transparency
    international, jusqu'à la scandaleuse dernière place pour le bien être dans le monde: sondage gallup). ça craint.
  </p>
  <p>
    Et pourtant, nous avons un pays merveilleux. Une jeunesse pétulante et industrieuse. C'est justement à ce niveau que je suis très soucieux. J'ai vu la composition du bureau national de l'ANC.
    Aucun jeune. Ce sont les mêmes, qui ont dirigé l'UFC à ce jour. Les mêmes qui, depuis 20 ans, ont porté la politique du tout ou rien de ce parti. Si Fabre est désigné pour porter la flamme de
    l'opposition togolaise, dans le même esprit, autant dire que dans 20 ans encore, je ne verrai pas ce pays exemplaire éclabousser de son génie l'Afrique et le monde entier, car les mêmes causes
    produiront nécéssairement les mêmes effets. Et pour notre générations (déja sacrifiée), et celle à venir, je trouve que c'est scandaleux.
  </p>
  <p>
    Que Dieu ait pitié de nous autres, pauvres hères fiers de notre patri
  </p>]]></description>
        <pubDate>Fri, 12 Nov 2010 20:23:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">6105a37a84051c8af0e12b6a6059e5ef</guid>
                <category>Coups de coeurs</category>        <comments>http://www.gerrytaama.net/article-a-craint-pour-ce-pays-60851501-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Ces gavroches des temps modernes]]></title>
        <link>http://www.gerrytaama.net/article-ces-gavroches-des-temps-modernes-57348171.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <img src="http://pedagogie84.pagesperso-orange.fr/images/zem/poub-zem.jpg" class="noAlign" alt="http://pedagogie84.pagesperso-orange.fr/images/zem/poub-zem.jpg" height="319" width="600">
  </p>
  <p>
    Actualité foisonnante, ces derniers temps à travers le pays, mais aussi courses effrénées à travers les rues de Lomé, à la recherche de l’éternelle pitance. Ah, le ventre quand tu nous tiens.
  </p>
  <p>
    Ce matin, je ne puis m’empêcher de penser – allez-y comprendre pourquoi – à trois catégories de Togolais qui forcent mon admiration, rien que pour l’extrême insolence avec laquelle ils jouent
    leur vie.
  </p>
  <p>
    Les premiers sont les jeunes musiciens de la nouvelles génération&nbsp;: Ah&nbsp;, oui, je sais qu’on me dira que cette musique là manque de profondeur, de recherche, de mélodie, que c’est une
    musique d’ordinateur, de «&nbsp;sample&nbsp;», et qu’il faut que nos jeunes se mettent au travail. Ce n’est peut être pas faux, mais à les fréquenter de près ces derniers temps, je commence à les
    comprendre. Je saisis dorénavant leur opiniâtreté, leur obstination, leur engagement pour un art qui ne les rapporte rien –ou presque – avec un public qui brille par son ingratitude. Publier
    l’œuvre – ah oui, depuis ce mois de septembre je suis devenu éditeur- la <em>chanson togolaise, de la tradition à la modernité</em> de Abiadé Adewusi a ouvert mes yeux sur le sort réservé aux
    artistes de la musique togolaise. L’oublie et le reniement sont souvent les linceuls avec lesquels nous entretenons leur mémoire. Ils le savent, ces jeunes artistes, et pourtant, tous les jours,
    ils sont là à répéter, inlassablement, avec dans leur air cette insouciance qui force mon respects. Allez, tous les AliJezz, Djeni djela, et autres Seeds du Togo vous avez mon admiration
    éternelle.
  </p>
  <p>
    La deuxième catégorie est ….les Zémidjans. Peut être parce que je l’ai été moi-même, à l’université, ou plus parce que je crois que nous les Togolais, surtout ceux de Lomé, nous ne leur rendons
    pas assez justice. Au fil des années, le Zed est devenu une sorte de souffre douleur, la tête de turc de notre société. Y a-t-il un accident de circulation impliquant une moto, c’est sans doute
    la faute d’un Zemidjan. Vous faites-vous vous rabrouer par un motocycliste un peu excité, ce ne peut être qu’un Zed. Attention, je ne dis pas que tous les Zed sont des saints, et l’appât du gain
    les amènent parfois à avoir une attitude déplacée, mais de là à les diaboliser tel que nous le faisons, c’est renier le précieux soutien qu’ils nous offrent dans la circulation urbaine. En effet,
    dans une ville ou les nids de poule sont la chose la mieux partagée pas les rues, dans une ville où le transport urbain est quasi inexistant, et où les taxis se limitent aux artères principales,
    que serions-nous devenus sans ces chevaliers des temps modernes, qui n’hésitent devant aucune que flaque d’eau, aucun trou, aucun temps, pour faire leur travail et nous ramener chez nous, ou nous
    en sortir. Parfois, à Agoè, je reste à causer avec ceux qui font «&nbsp;spéa&nbsp;», c'est-à-dire qui empruntent la moto de quelqu’un d’autre pour la nuit. Tout un humanisme se cache là. A force,
    ils finissent par faire preuve d’une sorte de résignation, mais que d’histoires ont-ils donc à raconter, que de fils de vie maitrisent-ils&nbsp;? Ils sont la mémoire de notre société. Et leur
    angoisse, leur peur du lendemain, leur désespoirs, ils l’abritent derrière cet air bravache qu’on les reconnait. Ce sont des chevaliers, ils méritent mon respect.
  </p>
  <p>
    La dernière catégorie, ce sont les journalistes. Je m’attendais, suite à l’envolée de procès auxquels ils font face ces derniers temps –encore que je ne me les explique pas. L’effet nocif de
    cette offensive envers les journaux est double&nbsp;: d’une part, des allégations qui étaient passées inaperçues, vont bénéficier d’une audience inespérée, et affleurer au plan international.
    D’autre part, difficile de prouver plus tard qu’on est pas un prédateur de la liberté d’expression, quand il y a autant de procès, avec un demande de paiement de dommages aussi élevé,
    (équivalants de fait à la liquidation, si le papier est reconnu coupable, définitive de sont existence). Attention, je ne dis pas que nos journalistes font preuve d’un professionnalisme à tout
    épreuve, bien de fois, ils disent la rumeur, mais comme je l’ai soutenu dans un précédent billet, la démocratie togolaise est un accouchement douloureux, où il faut assister la parturiente, en
    l’accompagnant par des mots apaisants, et non en l’engueulant, au risque de perdre le bébé. Donc, grosse pression sur nos journalistes, et attitude de bouillante bravade. J’ai lu tous les papiers
    sortis après les plaintes, et tous ne sont pas allés de main morte. Il ne s’agit pas de résistance, mais de bravade, de panache, et j’aime cette insouciance candide. Ils sont jeunes pour la plus
    part d’entre eux, l’avenir s’ouvre à leur destin, et ils montrent une voie, celle de l’amour d’un métier, et, je crois aussi, de leur pays.
  </p>
  <p>
    Voila, jeunesse étincelante du Togo, je vous salue.
  </p>
  <p></p>

  
  
  
  ]]></description>
        <pubDate>Sun, 19 Sep 2010 19:02:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">77200d1e025a9c00d0b904f4a6e7001d</guid>
                <category>Coups de coeurs</category>        <comments>http://www.gerrytaama.net/article-ces-gavroches-des-temps-modernes-57348171-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Elle s'appelait Hourna, c'était la femme losso]]></title>
        <link>http://www.gerrytaama.net/article-elle-s-appelait-hourna-c-etait-la-femme-losso-57347257.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <img src="http://sphotos.ak.fbcdn.net/hphotos-ak-snc4/hs300.snc4/41335_1412619955139_1221730832_31086635_8336132_n.jpg" class="noAlign" alt=
    "http://sphotos.ak.fbcdn.net/hphotos-ak-snc4/hs300.snc4/41335_1412619955139_1221730832_31086635_8336132_n.jpg" height="448" width="319">
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;">S’il fallait résumer la vie de Hourna, de N’gna, ma grand-mère, ma mère, en un trait de plûme, en une seule expression, j’irai
    l’emprunter au vocabulaire militaire d’où je suis originaire, et dire à son sujet&nbsp;: mission accomplie.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;">En effet, aussi longtemps que mon souvenir me permet de remonter, Hourna a toujours été au travail. Je l’entends le matin, la première
    à se réveiller, il est est quatre heure. D’abord, ce sont les marmonnements, alors qu’elle récite ses prières. Puis, une trentaine de minutes plus tard, le bruit caractérisque du balai raclant la
    cour de la maison. Ah&nbsp;! Hourna aimait balayer sa maison. Elle la balayait le matin, elle la balayait à midi, elle la balayait le soir. Et quand nous autres, garnement insouciants nous lui
    demandions pourquoi elle la balayait autant, elle nous répondait&nbsp;:</span>
  </p>
  <p>
    Et si un étranger rentrait la trouver pleine de poussières&nbsp;: quelle honte&nbsp;!
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;">Je la vois aussi à Kpalwa, dans son champ d’arachide, accroupie sur sa houe, sous un soleil de plomb, à arracher patiemment les
    mauvaises herbes. Je la vois de retour des champs, un fagot de bois sur la tête, le cou rentré, la sueur ruisselant sur le visage. Elle décharge son bois, puis s’attaque aussitôt, après une
    rapide douche, à la cuisine pour toute la maisonnée.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;">Je la vois aussi à Houaré, le grand champ familial. C’est la récolte d’ignames, elle a une grande bassine de tubercules sur la tête, et
    elle traverse la rivière&nbsp;: dans son regard, cette détermination qui ne la jamais quittée.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;">Je la revois au marché, le mardi, jour de fête au village. Souriante, et heureuse, avec ses habitués à qui elle distribue des
    calebasses de Tchoukoutou sans compter. Instants simple d’une vie étale, insouciante.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;">Et je la revois encore, le dimanche à la messe&nbsp;: elle a un air pénétré, elle chante les cantiques, et adore la Vierge Marie à qui
    elle a voué toute son existence.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;">Mais N’gna, c’est aussi une philosophie. Elle n’est pas allée à l’école, mais elle a un doctorat en science de la vie, elle a un phd en
    école de la nature. Aujourd’hui, je ne crois pas que je (enfin, toute la famille) se serait autant investi dans les études sans sa présence rassurante et péremptoire. Personne n’aurait réussi si
    elle n’avait pas été là, à nous rappeler à faire nos devoirs, à nous apporter le pétrole pour la lampe, et le précieux pécule à la veille de chaque examen.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;">Vis-à-vis de nous, ses enfants, elle avait une attitude de mère. Et une mère ne voit pas ses enfants grandir. ET donc, parfois, quand
    elle me traitait en enfant, il m’arrivait de bouder, de renfrogner la mine. Alors, se métamorphosait. Son œil devenait pétillant, &nbsp;elle se mettait à nous scruter du coin du regard, par
    changer de sujet, pour finir par nous dire, dans un air amusé:</span>
  </p>
  <ul>
    <li>
      <!--[if !supportLists]--><span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;">-<span style=
      "font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span> Quoi&nbsp;? on ne
      plaisante donc plus avec toi&nbsp;? Qu’ai-je donc dit pour que tu fasses ainsi la gueule&nbsp;?</span>
    </li>
  </ul>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;">La vérité est qu’elle nous aimait. C’était sa façon à elle de nous exprimer sa passion, de nous dire combien elle était contente que
    nous soyons avec elle, combien ces échanges lui faisaient du bien, comme elle était content de retrouver ses enfants. Et nous, comme des idiots, nous nous permettions de la bouder.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;">Aujourd’hui, je la pleure. Je la pleure et je n’ai pas honte. Laissons donc nos larmes couleur, car ces larmes, elle les mérite plus
    que tout autre au monde. Je la pleure et je me sens honoré. Honoré de l’avoir connu, d’avoir été élevé par elle, et aussi, d’hériter d’elle.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;">Je la pleure et je n’ai pas peur. La crainte ne m’habite point. Je n’ai pas de doute quant à l’endroit où elle peut être en ce moment.
    Le Seigneur l’a créée, l’a inspiré toute sa vie entière, je n’ai pas de craintes quand à Son plan pour elle.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;">Par contre, j’ai un seul souhait. Que le courage, la patience, l’énergie, l’opiniâtreté, la pugnacité qu’elle a mis à nous élever,
    qu’elle continue, depuis sa nouvelle demeure, à nous inspirer, afin que nous aussi, nous mettions le même courage, la même patience, la même pugnacité, à élever nos enfants.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;">
    <span style="font-family: verdana,geneva; font-size: 10pt;">Si nous arrivons à faire ça, nous pourrons nous-aussi, à l’orée de notre vie, soupirer dans un dernier souffle&nbsp;: mission
    accomplie.</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p></p>

  
  
  
  ]]></description>
        <pubDate>Sun, 19 Sep 2010 18:48:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">b1fa6e17cc0e0b8c742a62799a58c7e5</guid>
                <category>Coups de coeurs</category>        <comments>http://www.gerrytaama.net/article-elle-s-appelait-hourna-c-etait-la-femme-losso-57347257-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Fin du rêve d'Afrique.]]></title>
        <link>http://www.gerrytaama.net/article-fin-du-reve-d-afrique-47016208.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <img src="http://57.img.v4.skyrock.net/573/caralhodeportos/pics/1921766085_small_2.jpg" class="noAlign" alt="http://57.img.v4.skyrock.net/573/caralhodeportos/pics/1921766085_small_2.jpg" height=
    "400" width="400">Rêve d'Afrique, ce soir, tire sa révérence.<br>
    Depuis 2007, j'ai entretenu cet espace, dans un premier temps sous pseudo, puis sous mon identité véritable, avec passion, application et parfois, une certaine objectivité que vous avez
    relevé.<br>
    Pendant trois ans, j'ai d'abord et avant tout parlé de moi, puis de l'Afrique, telle que je voyais ce gros continent de ma lorgnette de broussard. Puis, avec le temps, j'ai axé mon analyse sur le
    Togo. Par ce que c'est mon pays, et que je partage le quotidien de ces peuples fabuleux, qui ont la charité et l'hospitalité chevillées au corps. Peuple candide, simple, avide d'amour et de rêve
    comme tout être touché par la grâce.<br>
    Il y a quelque mois, un jeune éditeur, dont je revèlerai le nom à la fin de ce post, m'a convaincu, avec quelques amis, de mettre les billets de ce blog sous papier.<br>
    Ils trouvaient d'une part qu'il y avait des analyses que des personnes très peu familières avec internet trouveront intérêt à lire, et surtout, et c'est l'argument qui a prévalu, c'est que le
    système d'archivage d'un blog rend pénible la lecture des anciens articles, et l'existence d'un moteur de recherche ne résoud guère le problème, puis qu'il faut savoir exactement ce qu'on
    recherche pour utiliser un moteur.<br>
    J'ai dit à ces amis, que je mettrai fin à l'existence de rêve d'Afrique, au lendemain des élections présidentielles togolaises.<br>
    En effet, durant une année, sans le vouloir réellement, je me suis mis dans la peau d'un analyste politique, et j'ai pris un certain plaisir à disséquer, et parfois étriller, les attitudes des
    acteurs de notre landerneau. Je me devais d'aller au bout du processus avant de mettre un terme à rêve d'Afrique.<br>
    Hier, la cour constitutionnelle a rendu publique le nom du vainqueur des élections: Le contrat est rempli, rêve d'Afrique part donc en édition.<br>
    Rêve d'Afrique s'en va donc, mais avec un rêve du Togo.<br>
    Mon pays a organisé cette année une élection où l'on a déploré aucun mort, aucun dégât matériel, où, surtout durant la campagne, les miens ont fait preuve d'une maturité, et d'un plaisir à vivre
    ensemble admirables, battant en brèche toutes les théories de traumatisme insurmontable que certaines personnes, pour nourrir des cause obscures, nous serinent à longueur de journée.<br>
    Durant la période pré-électorale, j'ai, à ma façon et avec mes mots à moi, fustigé quelques attitudes, du gouvernement (surtout) et de l'opposition, qui n'allaient pas dans le cadre de
    l'enracinement de la culture démocratique dans notre pays. Avant de les lister, je dirai ici que je me suis tout de même forgé, au lendemain de mon retour au pays le 06 mars, après avoir fait le
    tour de la question avec mes amis présents sur palce, et eu égard aux propos des acteurs principaux de ce scrutin, la conviction que ces élections étaient suffisamment crédibles pour constituer
    la borne d'un nouveau départ pour notre pays. Le constat est bien simple: dès maintenant, le jeu démocratique, basé sur des élections où l'on sollicite le suffrage universel est une réalité (Déja
    les législatives étaient une avancée). Les "actes réflexes" politiciens tels la constitution d'une base électorale, la mobilisation des militants, ( à long terme et dans les centres à forte
    densité, homogènes et sensible à un type de discours,) la participation au débat publique et à l'action citoyenne, et surtout, surtout la formation des masses à la l'éthique républicain doivent
    revenir dans les programmes de nos partis politique. Sachant qu'in fine, c'est la sollicitation du suffrage, sur la base de son programme ou de ses actions sur le terrain, qui est en ligne de
    mire.<br>
    Je sais, certaines personnes, avec lesquelles je discute souvent, vont me traiter soit de naïf, soit, et ça m'en touchera une sans faire trembler l'autre, d'acheté. J'aime l'angélisme dont je
    fais preuve en ce moment. Je crois, et c'est ma plus solide conviction au moment d'ensevelir Rêve d'Afrique, que nous devrions nous accorder un minimum de confiance, dans ce pays, pour l'intérêt
    de notre peuple meurtri par des décennies de luttes fraticides.<br>
    Cependant, et je l'ai déjà dit plus haut, tout n'est pas rose. En réalité, les indicateurs sont presque au rouge. L'hyperprésidentialisation, qui confine aujourd'hui au culte de la personnalité,
    est le plus grand mal qui menace notre jeune démocratie. Ce fléau est d'autant plus dangéreux pour qu'il n'est pas à inventer, il co-existe avec l'exercice du pouvoir. Ce que je constate parfois,
    et avec incompréhension,&nbsp; c'est que la nouvelle génération au RPT donne l'impression de rejeter de l'Eyadémaïsme ce qu'il y avait d'intéressant: un patriotisme à tout épreuve (et non
    nationalisme, qui se réduit souvent à une xénophobie aveugle), mais tolère (même si elle s'en défend) les autres caractiristique de ce régime qui nous ont cependant ralenti dans notre élan (le
    culte de la personnalité, l'autocratie, et cette prodigalité débridée incompatible avec la bonne gouvernance).<br>
    Mais moins que l'hyperprésidentialisation, c'est la réticence à décentraliser qui reste, sur une échelle de nuisance, notre plus redoutable ennemi. La décentralisation, et l'institutionalisation
    de collectivités locales mettront, à mon avis, cinq ans au minimum, assistés par un lourd programme de formation des acteurs, avant de s'implanter dans les mentalités, et surtout dans notre
    administration. Autant dire que même en décentralisant aujourd'hui, nous n'en tireront réellement les bénéfices que vers 2015. MAis il faut le faire, et vite, car il n'y a que des avantages.
    L'apprentissage de la démocratie, pour les jeunes, se fait dans le conseil municipale. L'art de la contradiction, et l'accptation de l'opinion contraire s'y fermentent. Et aujourd'hui, dans ce
    monde globalisé, décentralisé, les collectivités locales restent des acteurs de premier choix de l'aide multi latérale, et partant, de l'aide au développement. C'est fou l'argent qui nous passe
    sous le nez faute de décentralisation.<br>
    Il nous faut par ailleurs lutter, avec plus de conviction, et d'entregent (voire d'efficacité) contre la corruption. Après cinq ans au pouvoir, il n'y a presque pas eu de condamnation pour crime
    économique, alors que la matière foisonne. Il ne peut être question de sacrifier sur l'autel de la cohésion sociale, l'essor économique de la nation. La récidive se nourrit de l'inaction. Et il
    faut croire que sous nos cieux, elle se gave assez bien.<br>
    Cet autre outil de la bonne gouvernance qui est le contrôle, doit se muer en réalité et non rester au régistre des intentions. Je me souviens toujours de cette portion de route refaite à Aledjo,
    et qui a tenu un mois à peine. Il y'a des responsables, qui doivent réparer, ou subir les rigueurs de la loi. Ce laxisme se réssent dans la longévités des infrastructures. Les routes de la
    capitale sont dans un état qu'on ne connaissait pas du temps d'Eyadema, pourant il y a eu plus d'argent dépensé à leur réfection. C'est comme pour leur propreté. Il y a plus d'agents mobilisés,
    mais elles sont plus sales. Opération contrôle-sanction-réparation-dissuasion. Quand on pense au millions de francs qui ont par exemple été engloutis dans les projets de développement à la base,
    sans le soutien d'organes de contrôles hiérarchisés et implanté dans les campagnes, on voit le chemin qu'il reste à faire.<br>
    Et réaliser enfin ce récencement général de la population - il parait même que nous avons le financement depuis-réadapter le contenu des programmes scolaires, introduire l'esprit d'initiative,
    rompre avec l'hymne à l'assistanat entendu ces derniers temps, surtout à l'approche des élections, moderniser notre justice (trinbunal administratif, médiateur de la république, indépendance de
    la justice), les reformes constitutionnelles et institutionnelles (il faudra y aller de toute façon) et donner à notre culture, toute la place qu'elle mérite au panthéon universel. Tout un
    programme, impossible à mettre en place avec la pratique actuelle, qui met le chef de l'Etat au centre de la plus infime initiative. Trop de projets aboutissent encore à la présidence (l'habitude
    étant une seconde nature), qui a d'autres chats à fouetter. D'où l'immobilisme, et la naissance d'ilots de pouvoirs incontrolables, et préjudiciable à l'efficacité de l'ensemble.<br>
    Allez, si je reste là à écrire, je reconstruirai la pyramide de Gizeh en une nuit, et je n'ensévilirai point mon blog.<br>
    Donc voila. Merci à vous, amateurs de "Rêve d'Afrique". Le crépuscule a sonné.<br>
    <br>
    * L'éditeur qui va publier ce blog est le patron des éditions Moffi, et ses amis sont tous ceux qui, par mail ou sur facebook, ont vraiment souhaité voir ces billets sous une version papier.
  </p>]]></description>
        <pubDate>Fri, 19 Mar 2010 20:44:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">839adc7c5253a893189c694ca08ee727</guid>
                <category>Coups de coeurs</category>        <comments>http://www.gerrytaama.net/article-fin-du-reve-d-afrique-47016208-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Prix littéraire de la Saint-cyrienne 2010: Le Togo y était.]]></title>
        <link>http://www.gerrytaama.net/article-prix-litteraire-de-la-saint-cyrienne-2010-le-togo-y-etait-47006862.html</link>        <description><![CDATA[<img src="http://img.over-blog.com/300x225/1/08/44/51/DSC01741.JPG" class="GcheTexte" alt="DSC01741" height="225" width="300"><img src="http://img.over-blog.com/300x225/1/08/44/51/DSC01744.JPG"
  class="DrteTexte" alt="DSC01744" height="225" width="300"><br>
  "<span class="actusint">Je vais terminer par le « Parcours de combattants » du Capitaine Gerry TAAMA de l'armée togolaise.<br>
  Brièvement car je sais que notre camarade nous en parlera en orfèvre dans quelques instants, et du Togo, pays ami, avec qui nous avons tant de liens.<br>
  ♣<br>
  D'aucuns parmi nous pourraient tordre la bouche : un roman !<br>
  Eh bien, nous avons jugé que nous tenons là une vraie fiction particulièrement attachante et sympathique: un petit roman bref et bien enlevé qui se lit aisément et avec grand plaisir.<br>
  ♣<br>
  Et surtout, ce qui est important pour le jury de la Saint-Cyrienne, un livre de sang et de soldats, dont le ton est extrêmement juste: aucune erreur grossière sur la nature des missions; une
  observation étonnamment précise des rapports humains, des frottements, des bonheurs et des blessures intellectuelles et psychiques que ce type d'opérations provoquent chez les protagonistes.<br>
  Bref une fiction, avec les conventions du genre, mais vraisemblable, bien observée et qui n'omet aucune des réalités et des ambiguïtés des opérations de paix.<br>
  Étonnant et très prometteur chez un officier si jeune et pour un premier roman !<br>
  ♣<br>
  <br>
  Je vous le recommande donc très chaleureusement et je propose que nous applaudissions et félicitions notre camarade et bazar Gerry TAAMA<br>
  <br>
  ♣ ♣<br>
  ♣<br>
  <br>
  Général de corps d'armée Robert Meille<br>
  Vice-président du jury"<br>
  <br>
  C'est en ces termes donc que j'ai été introduit, samedi dernier, place de la Rotonde à l'Ecole militaire, devant un parterre de grands anciens et de sommités de la hierarchie militaire française
  que je n'aurai sans doute pas cotoyé si aisément.<br>
  Il y avait quelques mois que j'avais été contacté par la saint-cyienne, grande association qui regroupe tous les saint-cyriens du monde entier (des milliers d'anciens élèves). Pour mémoire, l'Ecole
  spéciale militaire de saint-cyr est la grande école de formation des officiers de l'armée de terre. Créée en 1802 par Napoléon, cette prestigieuse institution a formé tous les grands noms qui ont
  écrit en lettre d'or les faits d'armes non seulement de l'armée française, mais des armées du monde entier, puisque l'école forme des élèves officiers issus des quatre coins du monde.<br>
  Donc, sollicité par la saint-cyrienne pour présenter mon roman, "parcours de combattants", à ce concours, j'ai aussitôt répondu par l'affirmative, ne croyant pas trop, car les oeuvres primées à ce
  jour, ont toujours été des précis historiques très fouillés, présentés par des officiers supérieurs français diplomés d'écoles militaires et d'autres grandes universités. J'ai donc été agréablement
  surpris lorsqu'il y à deux semaines, j'ai reçu un courrier m'annonçant que mon livre avait été retenu dans le trois premiers, et que j'étais ainsi invité à prendre part à la remise des prix.
  J'aurai du temps de parole, je pourrai même parler du livre, et de mon pays.<br>
  L'occasion est belle. Pour la première fois, un ancien élève étranger, et africain, et Togolais, est invité à cette instance. Je ne me pose pas la question. Je fais ma réservation, et m'envole pour
  Paris.<br>
  J'aurai la seconde place, rang que je partage avec le grand roporter Jean Paul Mari, pour son livre "sans blessures apparentes" publié chez Laffont. Le jury n'a pas réussi à départager. Le premier
  prix revient au capitaine Montagnon, pour un livre consacré à la seconde guerre mondiale "la France de 1939 à 1945", une oeuvre qui a nécessité 25 ans de recherches. La cérémonie est belle, le
  publique de très haute facture.<br>
  ça y est. Je viens d'être présenté. A mon tour de remercier, de dire ma fierté d'être là, et de parler du Togo, ce petit bout de terre là bas, si loin, et si vivant dans mon coeur. Ce bout de notre
  planète, si secoué et si charmant, ce peuple méconnu, si chaleureux, si charitable. Voila, ça y est. J'en ai fini. Le champagne va couler, je vais serrer les mains de chefs militaires que je ne
  voyais qu'à la télévision. Ai-je donné à l'assemblée l'envie de nous connaître, et de nous comprendre? Je ne sais pas. Un général (s'approche de moi, et me souffre à l'oreille)<br>
  - Jeune homme, ma femme lit souvent votre blog!<br>
  Là, je suis fier comme un peul. Afin que le grain ne meurt, et que le verbe reste.<br>
  Tous les exemplaires du roman seront achetés, et je me mordrai les doigts d'en avoir pas apporté plus.<br>
  J'ai une grande reconnaissance à l'endroit du général Meille, devant qui je me suis retrouvé tout tout petit pour avoir pris l'initiative de consulter sa biographie avant de me rendre à la remise
  de prix. Son cursus est impressionnant. Ma reconnaissance va aussi au colonel Risterucci, chargé à la saint-cyrienne des élèves étrangers, qui est un modèle d'efficacité, mais surtout
  d'enthousiasme, preuve que le panache si chèr au coeur de nous autres saint-cyiriens ne l'a point quitté. Et j'ai eu le privilège d'échanger avec un autre monument, le colonel Jacob qui a passé
  autant que mon age en Afrique.<br>
  Voila, que du bon moment, avec un public de haute facture, et une impression savoureuse d'avoir réussi quelque chose.<br>
  Mais c'est le soir, quand je me suis retrouvé devant l'ordinateur et sur internet que j'ai vraiment réalisé la nature de l'évenement. C'est que des trois nominés, j'étais le seul à ne pas figurer
  dans wikipédia, à ne pas avoir à mon actif plusieurs prix (Montagnon est lauréat de l' accadémie Française, Mari à plus de six prix, dont deux de reporters de guerre), et bien entendu à ne pas être
  un auteur de grand cru français.<br>
  Là, je me suis réellement rendu compte de la valeur de cette distinction, et plutôt fier alors de l'avoir dédiée à mon pays. Par les temps qui courent, ça nous rapporte un peu d'air frais, non?<br>
  Lien de l'évènement sur le site de la saint-cyrienne <a href="http://www.saint-cyr.org/cyr-5300.php">ici</a><br></span>]]></description>
        <pubDate>Fri, 19 Mar 2010 18:00:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">62a5ab052a5ce391a635be2f26bba6cf</guid>
                <category>Coups de coeurs</category>        <comments>http://www.gerrytaama.net/article-prix-litteraire-de-la-saint-cyrienne-2010-le-togo-y-etait-47006862-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Le 228, magazine togolais]]></title>
        <link>http://www.gerrytaama.net/article-le-228-magazine-togolais-47652399.html</link>        <description><![CDATA[<img src="http://img.over-blog.com/179x300/1/08/44/51/IMAG0076-1-.jpg" class="noAlign" alt="IMAG0076[1]" height="300" width="179">Voici une interview que j'ai accordée au mensuel togolais de
  divertissement et de publicité le 228.<br>
  Max PANA, le directeur du magazine, et sa sympathique et talentueuse équipe font un travail merveilleux, à destination de la jeunesse.<br>
  Ah, ces initiatives, qui ne sont malheureusement pas suffisamment soutenues. Merci à toi, Max, de continuer à y croire. Merci pour ton opiniâtreté, et cet enthousiasme. J'ai aimé. Vraiment.<br>
  Et voici l'interview.<br>
  "<em>Pour une première fois nous apprenons qu’au Togo, un militaire a demandé et obtenu une disponibilité pour poursuivre ses études. J’avoue que c’est nouveau pour moi. Gerry Taama a plein
  d’ambitions. Sociologue, militaire, chef d’entreprise, ce monsieur plein de talent a accepté de répondre aux questions du 228.</em><br>
  <br>
  <b>Pourriez-vous vous présentez en quelques mots ?</b><br>
  Bonjour et merci à la sympathique et dynamique équipé du 228 de m’accorder cette interview. Voila, je suis Gerry TAAMA, 34 ans, marié, Lieutenant des forces Armées Togolaises en position de
  non-activité.<br>
  <br>
  <b>Pensez-vous qu’on peut facilement manipuler une arme et une plume à la fois ?</b><br>
  Oui, et l’arme beaucoup plus facilement que la plume. Mais pour répondre beaucoup plus sérieusement à votre question, je ne crois pas qu’il y ait une grosse incompatibilité entre le fusil et la
  plume. Des auteurs célèbres comme Sun Zu, Clausvitz ou encore Antoine de Saint-Exupéry étaient des militaires. Pour dire vrai, je ne comprends pas qu’on puisse imaginer un seul instant qu’il ait
  incompatibilité entre ces deux occupations, puis que le militaire est un membre à part entière de la communauté nationale. Jusqu'à l’université, j’ai suivi le même parcours scolaire que des
  centaines de milliers de jeunes togolais. Et je pense que c’est durant cette étape que se forge l’aptitude à l’écriture.<br>
  <br>
  <b>A quel genre littéraire estimez-vous appartenir ?</b><br>
  Narratif, avec une grosse préférence au roman d’aventure. Pour moi, le bon livre, c’est celui qui permet de débrancher les neurones, avec cependant une bonne dose d’aventure reste mon genre
  préféré, et c’est sur celui-là que je m’exerce.<br>
  <br>
  <b>Seriez-vous malheureux si vous étiez dans l’impossibilité d’écrire ?</b><br>
  Non, certainement pas. Il ya tellement de bonnes choses en cette vie. Par contre, vous me délestez de mon ordinateur, je le serai (rire). Non, la réalité est que j’écris depuis la classe de
  quatrième, et ceci de façon intermittente. Je n’envisage pas embrasser une carrière d’écrivain.<br>
  <br>
  <b>Dans votre roman vous parlez de guerre dans un pays imaginaire. Qu’est-ce que vous voulez transmettre ?</b><br>
  Comme je l’ai déjà dit plus tôt, idée de transmettre une idée particulière m’est étrangère, même si on retrouve toujours des leçons à tirer de la lecture d’un texte. L’histoire se passe dans un
  pays en guerre. C’est comme ça parce qu’autrement, l’aventure sera pâlotte. Comme dans tout roman d’aventure, il faut que les personnages vivent une situation d’exception. La guerre en –une, je
  l’ai choisie.<br>
  <br>
  <b>&nbsp;A quel acteur vous identifiez-vous dans votre roman ?</b><br>
  Vous pensez bien que je ne le dirai pas au risque de fâcher les autres. (Rire). Pour dire la vérité, je ne pense pas pouvoir m’identifier à un des personnages. Je les crée avec des personnalités
  différentes, pour un objectif assez précis. S’il y a un parmi eux que j’aime particulièrement, sans m’en identifier toutefois, c’est bien le colonel Boungo, alias le grincheux, une sorte de
  capitaine Hadock africain.<br>
  <br>
  <b>Parlez-nous d’Aurore Bitimuku ?</b><br>
  Aurore Bitimuku est la troisième héroïne du roman. Elle complète les deux militaires, le lieutenant français Jérôme de Bercenay, qui non seulement lui sauve la vie mais lui ravie son cœur. Mais à
  choisir entre l’amour et la vengeance sur Ba, elle choisit la seconde voie, et n’aura de cesse à voir le bourreau de son père au cimetière.<br>
  <br>
  <b>A la veille de la sortie de ce chef d’œuvre, n’avez pas eu peur de frustrer l’imaginaire de vos frères d’arme ?</b><br>
  Non, même si c’est peut être une première dans notre corps de métier, il y ‘a avait pas de raison à craindre uns frustration, qui ne saurait s’expliquer. Le livre a été bien accueilli, et j’ai reçu
  de chaleureuses félicitations, ce qui est logique d’ailleurs.<br>
  <br>
  <b>« L’art nous aide à vivre », est-ce que vous le ressentez aussi ?</b><br>
  L’art nous aide à vivre ? Je dirai plutôt nos sens nous font prendre la mesure de la vie, et nos émotions nous rendent aimable. Je ne suis pas ce qu’on n’appellerait un lyrique impénitent. Je sais
  même me montrer très terre à terre. Mais j’aime pardessus tout suivre mes émotions. Elles ne me trahissent jamais.<br>
  <br>
  <b>A part la plume, avez-vous d’autres ambitions ou projets ?</b><br>
  Depuis 2008 ; j’ai dirigé une agence de communication et un cabinet de consultant en sécurité. J’ai des projets littéraires, et d’autres de la vie aussi. Je travaille surtout à monter une maison
  d’édition. Je veux que mon prochain livre soit édité au Togo. Je m’y emploie, mais je sollicite aussi les bonnes volontés."<br>
  <br>
  Propos recueillis par Max. Merci à toi, l'ami.]]></description>
        <pubDate>Wed, 17 Mar 2010 00:44:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">251b1048b404a0ca0f1e6265a1327874</guid>
                <category>Coups de coeurs</category>        <comments>http://www.gerrytaama.net/article-le-228-magazine-togolais-47652399-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[J'ai vu dépouiller un bureau de vote...à Paris.]]></title>
        <link>http://www.gerrytaama.net/article-j-ai-vu-depouiller-un-bureau-de-vote-a-paris-46737445.html</link>        <description><![CDATA[<img src="http://img.over-blog.com/300x179/1/08/44/51/IMAG0033.jpg" class="noAlign" alt="IMAG0033" height="179" width="300">Lorsque Jean, hier soir, m'a demandé de l'accompagner au bureau de vote,
  pour le dépouillement des bulletins, tâche pour laquelle il s'était porté volontaire, je n'ai pas hésité. Toutes les expériences sont toujours bonnes à prendre.<br>
  La salle est libre d'accès. Je ne suis pas surpris, mais admiratif tout de même. Cela change un peu de l'ambiance tendue qu'on retrouve dans nos bureau de vote au moment du dépouillement. Le maire
  de l'Etang la ville, un monsieur aimable et chaleureux, me serre vigoureusement la main quand Jean fait les présentations. Il me dit que le département des Yvellines est en partenariat avec le
  Togo, ceci pour l'année 2010. J'acquièce, mais tout au fond je suis furieux. Voici encore de l'argent que nous avons certainement perdu. Le Togo n'a pas de collectivité locales, donc un telle
  partenariat va se retrouver confronté à l'Etat. Et le département n'investira pas avec l'Etat. Vivement que la crise s'estompe et qu'on se mette au travail.<br>
  Le dépouillement, est de l'aveu même du maire, empirique. Chaque parti possede sa liste. Tous les bulletins sont envoyés au votant soit à domicile, soit il les retrouve au BV. Une seule liste est
  laissée dans l'enveloppe puis dans l'urne. c'est efficace. Il 'y a très peu de bulletins nuls (2 seulement, dans notre BV: certes, c'est quand même une commune bourge quand même, l'Etang la
  ville).<br>
  Tout se passe dans un climat bon enfant. Difficile de dire qui appartient à quel parti.<br>
  En une heure, tout est torché. Serrage de mains, puis retour au bercail. C'est beau, la démocratie, parfois. Et surtout la maturité dans ce domaine.]]></description>
        <pubDate>Mon, 15 Mar 2010 13:17:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">01da4009664e16a1efa71dabf2d7720d</guid>
                <category>Coups de coeurs</category>        <comments>http://www.gerrytaama.net/article-j-ai-vu-depouiller-un-bureau-de-vote-a-paris-46737445-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
  
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