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    <title><![CDATA[Terres togolaises, le blog de Gerry TAAMA (Inspirations)]]></title>
    <link>http://www.gerrytaama.net/categorie-10029889.html</link>
    <description>Les derniers articles publiés dans la catégorie &quot;Inspirations&quot; du blog &quot;Terres togolaises, le blog de Gerry TAAMA&quot;</description>

        <language>fr</language>
    
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        <title><![CDATA[Terres togolaises, le blog de Gerry TAAMA (Inspirations)]]></title>
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    <pubDate>Fri, 18 May 2012 03:12:38 +0200</pubDate>    <lastBuildDate>Fri, 18 May 2012 03:12:38 +0200</lastBuildDate>    <generator>Over-blog.com RSS 2.0 Engine</generator>    <copyright>Copyright 2012 www.gerrytaama.net</copyright>            <category>Inspirations</category>    <docs>http://www.rssboard.org/rss-specification/</docs>                        
      <item>
        <title><![CDATA[Rôle des forces armées dans le développement des pays africains[1]]]></title>
        <link>http://www.gerrytaama.net/article-role-des-forces-armees-dans-le-developpement-des-pays-africains-1-101200545.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <img src="http://s2.lemde.fr/image/2010/07/13/600x300/1387576_3_ce14_ill-1387576-4b5f-senagal.jpg" class="noAlign" alt=
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  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Bien que cette communication concerne les armées africaines, je la commencerai en faisant un clin d’œil à l’histoire de la France. Le 17 juin 1940, la France, dont l’armée avait été anéantie par
    l’offensive éclaire de la Wehrmacht <span>&nbsp;</span>dans les Ardennes, capitule sans conditions. Le lendemain, depuis Londres, le général de Gaulle lance son célèbre appel du 18 juin, où il
    demande à l’armée française de poursuivre les combats. Face au gouvernement légal français, de Gaule venait ainsi de poser un acte de sédition, qui lui aurait valu, s’il avait été en France, la
    cour martiale, voire la peine capitale. Cinq ans plus tard, le 25 aout 1945, Paris est libérée, et de Gaulle est accueilli en triomphe sur les champs Elysées. La France pendant la deuxième guerre
    mondiale a donc été sauvée du joug de Hitler par son armée, celle de la France libre, mais une armée qui avait en fait était en rébellion avec le pouvoir légal.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Mais avant d’entrer résolument dans mon propos, permettez-moi de m’attarder un peu sur la définition de certains termes qui vont être utilisés le long de cette communication. Il s’agit de&nbsp;:
    forces armées et du sous-développement. <strong>Les <span>forces armées</span> sont définies comme l’ensemble des différentes organisations et moyens militaires qu'un État consacre à la mise en
    œuvre de sa politique de défense</strong>. Quant au sous-développement<strong>, il est entendu (par certains) comme l’état d'un pays caractérisé par la médiocrité du niveau de vie moyen (traduit
    notamment par une faible consommation alimentaire,<span>&nbsp;</span> une faible espérance de vie, un taux encore élevé d'analphabétisme), auquel on peut fréquemment associer une forte croissance
    de la population, une répartition particulière des divers secteurs de l'économie (secteur rural très important) et une composition spécifique de la balance commerciale</strong>, <strong>tournée
    vers l’exportation des ressources naturelles ou agricoles de base.</strong> Les concepts explicités, nous allons donc poser notre problématique en ces termes&nbsp;: <strong>De par son
    organisation purement administrative, par sa nature budgétivore, et par son expression belliqueuse, l’armée n’est-elle pas un frein à l’essor des pays en développement, déjà fragilisés par une
    faible mobilisation des ressources&nbsp;économiques?</strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Dans les passages qui vont suivre, nous allons démontrer, après une généralité sur les forces armées en Afrique, que celles-ci sont souvent des sources d’instabilité dans les pays
    sous-développés, quand elles ne dévorent pas simplement les budgets des Etats. Cependant, au delà des clichés, les armées africaines restent les garantes de la stabilité politique, de
    l’enracinement de la démocratie, et de l’essor d’une politique de développement durable dans leurs pays respectifs.
  </p>
  <p class="MsoListParagraph" style="text-align: justify; text-indent: -36pt;">
    <span><span><span style="font: 7pt &quot;Times New Roman&quot;;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span> I.<span style=
    "font: 7pt &quot;Times New Roman&quot;;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span></span></span> Historique des forces armées.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    De tout temps, la mission principale des forces armées est la défense de l’intégrité territoriale du pays. Au Togo par exemple, la mission des Forces armées est&nbsp; repose sur un triptyque:
    <strong>La défense du territoire, la participation aux services publics, et la participation aux missions de sécurité.</strong> A ces trois composantes majeures, s’est adjoint une quatrième
    mission, qui prend en temps de paix parfois le pas sur les trois autres<strong>, la participation aux missions de maintien de la paix</strong>. Tel est le cadre spécifique qui définit l’emploi
    des forces armées dans les Etats africains (il est le même partout ailleurs). Autant, l’armée en Afrique a une histoire, remplie de soubresauts, d’héroïques faits de guerre aux crimes les plus
    indicibles. Les forces armées africaines ont ainsi <span>&nbsp;</span>pendant cinquante ans d’indépendance, connu un parcours mouvementé et atypique, que nous divisons<span>&nbsp;</span> (de
    façon tout à fait arbitraire) en quatre parties&nbsp;: l’armée coloniale, l’armée des indépendances, l’armée de libération nationale, et l’armée républicaine.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span>&nbsp;</span>
  </p>
  <p class="MsoListParagraph" style="margin-left: 72pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;">
    <span><span>a.<span style="font: 7pt &quot;Times New Roman&quot;;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span></span></span> L’armée coloniale.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    L’armée coloniale est co-existante du fait colonial. En effet, des le lendemain de la conférence de Berlin, qui donna le départ au partage frénétique de l’Afrique, les occidentaux se sont rués
    sur l’hinterland du continent. Mais la tâche n’était pas facile. A l’opposé des peuples du littoral qui traitaient avec les Européens depuis des décennies, ceci par le biais des comptoirs
    commerciaux (commerces des esclaves, de l’or, de l’Ivoire…) les peuples de l’intérieur n’avaient aucunement l’intention de se laisser dominer. Les colons eurent donc besoin du renfort des
    supplétifs militaires africains pour conquérir de vastes territoires. La technique utilisée s’apparentait un peu au jeu du saute-mouton. Dès qu’on s’accaparait d’un territoire, on s’empressait
    d’y recruter de tirailleurs pour la conquête d’un autre espace. Les Français par exemple utilisèrent abondamment les tirailleurs sénégalais (du Sénégal, où la France était établie depuis 1854)
    pour annexer les autres territoires devant composer le futur AOF. Mais les effectifs utiles à ces opérations dites de <em>pacifications</em> seront somme toutes assez faibles, comparés aux
    milliers de soldats africains qui participeront aux deux guerres mondiales, et aux guerres coloniales en Asie et au Maghreb, (Algérie surtout).<span>&nbsp;</span> En Afrique subsaharienne, ces
    recrutements massifs auront une particularité&nbsp;: ils se feront dans les groupes ethniques marginaux <span>&nbsp;</span>(souvent ceux de l’intérieur) des colonies&nbsp;: Au Togo par exemple,
    les Kabyè, les lossos, et les Bassars seront parmi les ethnies les plus contributrices des armées coloniales. Ceci s’explique par deux raisons. La première est l’aversion manifeste des élites du
    sud, plus attachées aux fonctions administratives et commerciales, pour le métier des armes.<span>&nbsp;</span> La seconde raison trouve son origine dans le peu d’intérêt qu’avait le colonisateur
    pour les régions de l’hinterland. Pour rentabiliser les colonies, les Occidentaux avaient plus intérêt à exploiter les régions à proximité du littoral, souvent mieux arrosées, donc plus
    favorables aux cultures de rentes qu’ils imposeront aux populations souvent déjà rompu à l’économie monétaire.<span>&nbsp;</span> Les jeunes de l’hinterland, désœuvrés, n’avaient plus que l’armée
    pour aller à l’aventure. Dans le cas du Togo par exemple, les Allemands aussi bien que les Français auront une grande prédilection pour les Kabyè, peuple vivant dans les montagnes, rustiques, et
    ayant une tradition guerrière prédestinée au métier des armes.
  </p>
  <p class="MsoListParagraph" style="margin-left: 72pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;">
    <span><span>b.<span style="font: 7pt &quot;Times New Roman&quot;;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span></span></span> Armée des indépendances.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    A l’indépendance, les élites (civiles) qui viennent au pouvoir, copient leur modèle de république sur les canons occidentaux. Beaucoup de pays consacreront une armée régalienne, républicaine,
    mais qui ne sera qu’une pale copie des forces armées dont elle fait référence. En effet, héritant de frontières artificielles du colonisateur, les nouveaux Etats n’ont pas encore la cohésion
    identitaire suffisante pour se revendiquer une nation. Les armées nationales aussi manquent souvent de formation civique, et de repère historique (contrairement aux armées occidentales) pouvant
    leur faire prendre conscience de leur appartenance à une communauté devenue subitement nationale. En vérité, ces armées de l’indépendance, sont composées en grande partie d’anciens combattants de
    l’armée coloniale. Beaucoup ont combattu pour la liberté des peuples sur tous les théâtres d’opération. Revenus dans leur pays, ils entendent non seulement être les cadres des armées naissantes,
    mais y jouer aussi un rôle de premier plan. Si dans certains pays, comme au Sénégal ou en Cote d’Ivoire, cette transition se fait en douceur, dans d’autres par contre, le drame est au
    rendez-vous. Au Togo par exemple, l’opposition ferme du président Sylvanus Olympio à l’incorporation des demi-soldes de l’armée française revenus dans leur pays conduira au coup d’Etat qui lui
    sera fatal.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p class="MsoListParagraph" style="margin-left: 72pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;">
    <span><span>c.<span style="font: 7pt &quot;Times New Roman&quot;;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span></span></span> L’armée de libération nationale.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Si Les armées Africaines restent globalement apolitiques dans la première décennie suivant les <span>&nbsp;&nbsp;</span>indépendances, elles vont peu à peu se mêler de la gestion des Etats,
    surtout à cause des luttes intestines pour la prédation du pouvoir et la généralisation de la corruption. Les forces armées dès<span>&nbsp;</span> les années soixante dix vont s’adjuger aussi le
    rôle de redresseurs de tords, et de sauveur des institutions de la république. Cependant, ces prises de pouvoir par les armes s’accompagnent rarement par l’ouverture politique et l’instauration
    de la démocratie. Si ce n’est l’instauration d’une dictature sanguinaire (Idi Amin Dada) c’est une autocratie qui s’installe au sommet de l’exécutif, doublé d’une bascule automatique au parti
    unique, et de l’adoption de la doctrine marxiste, socialiste, ou populiste.
  </p>
  <p class="MsoListParagraph" style="margin-left: 72pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;">
    <span><span>d.<span style="font: 7pt &quot;Times New Roman&quot;;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span></span></span> L’armée républicaine
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Le vent de l’Est sonne un peu le glas des armées putschistes. Le processus de démocratisation qui embrase presque tous les Etats de l’Afrique subsaharienne, avec son chapelet de conférences
    nationales va progressivement cantonner les militaires dans les casernes. Même si les années quatre vingt dix ont vu éclater en Afrique plusieurs conflits asymétriques meurtriers, il faut bien
    reconnaître que la mondialisation et le principe de droit d’ingérence ont (entre autres) refroidit un peu la ferveur des putschistes en Afrique.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p class="MsoListParagraph" style="text-align: justify; text-indent: -36pt;">
    <span><span><span style="font: 7pt &quot;Times New Roman&quot;;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span> II.<span style=
    "font: 7pt &quot;Times New Roman&quot;;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span></span></span> Les forces armées dans les pays en développement, un luxe dont on
    peut se passer.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    On rapporte que le président Sylvanus Olympio disait qu’il n’avait nullement besoin d’une armée prétorienne. Et qu’il préférait allouer les ressources réservées au budget militaires pour le
    développement du pays. En effet, dans les pays sous-développés caractérisés par la faiblesse de la mobilisation des ressources économiques, la part du budget nationale accordé à l’armée parait
    exorbitante.
  </p>
  <p class="MsoListParagraph" style="margin-left: 72pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;">
    <span><span>a.<span style="font: 7pt &quot;Times New Roman&quot;;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span></span></span> Poids sur le budget
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Quelque soit la période prise en compte, les armées africaines ont souvent été budgétivores, même si à l’échelle internationale, les dépenses africaines en matière de défense ne représentent que
    1,7% des dépenses militaires mondiales. Si on prend par exemple le budget du Togo 2011, l’armée a un budget de 27,8 milliards, sensiblement égal à celui de la santé (28,5 milliards) et celui de
    l’agriculture (30,1 milliards). On est tenté de dire que cette somme, presqu’entièrement consacrée aux dépenses de fonctionnement, aurait bien pu être allouée soit à la santé ou à
    l’agriculture.<span>&nbsp;</span> En réalité, le plus grand contraste lié à cette omniprésence des dépenses militaires dans les budgets de l’Etat est que les armées africaines sont souvent mal
    équipées. La part léonine des ressources affectées à la défense sert à payer les militaires. Même si leur traitement salarial n’est guère différent de ce qui se pratique dans la fonction
    publique, l’opacité de la gestion de ces fonds, et leur montant en lui-même, pèse sur le budget. Par ailleurs, dans certains pays où l’armée est au pouvoir, il est difficile de définir clairement
    où commencent les dépenses militaires, et où elles se démarquent des dépenses civiles, tant la vie de la nation tourne autour des activités militaires (défilés militaires grandioses, manœuvres
    militaires, …). A cette nuisance directement pécuniaire, il faut en ajouter une autre, d’ordre administratif, mais qui a des incidences directes sur les ressources de l’Etat. Ce sont les
    affectations intempestives de militaires à la tête d’institution et des services civils, où ben que volontaires, ils ont rarement les compétences requises (les civils parfois ne valent pas
    mieux). Ils y introduisent la rigueur militaire tout supprimant la rentabilité.
  </p>
  <p class="MsoListParagraph" style="margin-left: 72pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;">
    <span><span>b.<span style="font: 7pt &quot;Times New Roman&quot;;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span></span></span> Les forces armées, sources des conflits.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Dans les phases <strong>guerre de libération national</strong>e (tel que nous l’avons précisé plus haut) les armées africaines se sont autosaisies des missions de redresseurs de tords et de
    sauveur de l’unité nationale. Souvent, ces prises de pouvoir par la force ont ouvert le ballet d’une suite ininterrompue de putschs sanglants, qui ont coûté à l’Afrique des centaines de milliers
    de morts. (Les Guerre civiles au Tchad, l’instabilité des régimes au Ghana, au Nigéria, au Mali)
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Même avec l’avènement des armées dites républicaines, les tentatives de coup d’Etats suivies de rebellions ont endeuillés plusieurs Etats Africains. Cette période d’ailleurs (les années 90) a été
    plus meurtrière pour les populations civiles en Afrique, du fait de tentative de prises de pouvoir avortés, détournés,<span>&nbsp;</span> (Libéria, Congo Brazzaville, Sierra Leone, Rwanda, Cote
    d’Ivoire, RCA,). Dans tous ces conflits asymétriques, les forces armées ont souvent servi de comburant du conflit, avec notamment l’existence dans certains pays du phénomène Sobel (soldat le
    jour, rebelle la nuit). L’exemple le plus illustratif de cet état de chose est la RCA. De 1997 à 2002, ce pays a connu 7 mutineries des militaires, mutineries qui ont chaque fois plongé le pays
    en guerre civile.
  </p>
  <p class="MsoListParagraph" style="text-align: justify; text-indent: -36pt;">
    <span><span><span style="font: 7pt &quot;Times New Roman&quot;;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span> III.<span style=
    "font: 7pt &quot;Times New Roman&quot;;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span></span></span> Les forces armées, levier de développement&nbsp;:
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Au delà de cette stigmatisation, les forces armées peuvent être un excellent levier pour le développement pour trois raisons&nbsp;: Formation et insertion, économie de la défense, et
    participation au PIB.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span> A&nbsp;: Formation et insertion.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Tout comme aux Etats unies où l’armée a été à l’avant-garde des luttes pour l’égalité raciale, en Afrique, les armées sont à l’avant-garde de la mixité ethnique. Trente ans après les armées
    coloniales, les armées ethniques sont en phase de se résorber. Du coup, l’armée présente un parfait modèle d’intégration que la nation peut copier.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    De même, une vertu de l’armée est souvent utilisée, même si les études sociologiques n’en montrent pas l’ampleur&nbsp;: c’est sa faculté à incorporer en son sein les éléments les plus rétifs à
    l’ordre et à la discipline. Les parents en effets prennent l’habitude d’envoyer à l’armée leurs enfants les plus turbulents, les moins aptes à d’autres activités aussi. L’armée, qui offre en
    réalité une multitude de spécialisations, finit par trouver la voie à cette jeunesse. Les forces armées dans ce domaine jouent un rôle d’insertion et de régulateur social très important, qu’on ne
    relève jamais assez.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span> B&nbsp;: Economie de la défense
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    L’économie de la défense pose la problématique des ressources à allouer à sa défense pour s’assurer la pleine jouissance de son potentiel économique. En clair, combien l’Etat est-il prêt à miser
    pour s’assurer que son armée peut lui garantir la stabilité nécessaire aux activités économiques. La réponse à cette question doit prendre en compte les menaces, les forces en présences, et les
    ressources du pays.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Si nous prenons le cas de la Cote d’Ivoire par exemple, Houphouët avait fait le pari d’une petite armée, suffisamment bien payée pour que personne n’ait idée à vouloir prendre le pouvoir par les
    armes. Cette stratégie a bien fonctionné jusqu’au jour où des sous-officiers, furieux de n’avoir pas reçu leur soldes de leur mission en Centrafrique, ont tiré quelques coups de feu en l’air. En
    quelques heures, le pouvoir était déchu. L’économie de la défense prend en compte les risques. Avec le recul, on peut toujours se poser la question de savoir combien Houphouët et Bédié auraient
    dû dépenser pour leur armées, pour éviter toutes les pertes économiques suscitées par 10 ans de guerre.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    L’économie de la défense s’intègre rigoureusement dans la doctrine d’emploi des forces, et détermines les choix stratégiques, l’orientation des dépenses militaires du pays. Si on prend le cas du
    Togo, son armée à particulièrement été efficace lors de toutes les attaques terroristes survenues dans les années 80, mais s’est trouvée complètement désemparée et décrédibilisée lors du
    soulèvement populaire du début des années 90, car ses savoir-faire étaient orientés contre des actions de guérilla,<span>&nbsp;</span> et non le maintien de l’ordre. L’analyse prospective des
    menaces n’avait pas été complète.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span> C&nbsp;: Participation au PIB.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Avec la multiplication des missions humanitaires à travers le monde, une autre composante de l’action des forces armées sur l’économie nationale a vu le jour&nbsp;: le rapatriement de capitaux
    étrangers. En effet, la participation des militaires africains à des missions humanitaires sous-régionales ou onusiennes sont sources d’entrées de devises très importantes dans les Etats. Ces
    devises se retrouvent d’une part à l’échelle des armées, qui peuvent ainsi, s’équiper sans se reposer sur les budgets de l’Etat. D’autre part, les militaires ayant participé aux missions rentrent
    dans leur pays avec un pécule qui accroit à des échelles diverses, le PIB du pays.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Conclusion.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Les forces armées, parce qu’elles ont le monopole de l’utilisation de la violence légitime, au nom de la communauté nationale, vont sans aucun doute continuer à réguler, au moins la stabilité
    sociale des pays africains, au plus, leur stabilité politique. Les évènements de ces dernières années au Mali, au Nigéria, en Guinée Conakry, en guinée Bissau et Niger montrent que l’armée reste
    encore la sentinelle de la démocratie dans les pays d’Afrique. Du coup, le besoin de donner une formation de qualité aux officiers et militaires de rang, une instruction basée sur le civisme, les
    principes républicains et le droit international humanitaire, prend une dimension capitale. Cependant, la mondialisation, le droit d’ingérence et la réticence des occidentaux à fournir des
    contingents aux missions humanitaires onusiennes ont ouvert la voie à une nouvelle dimension de l’action des forces armées africaines&nbsp;: celles –ci dorénavant, au lieu de peser sur les
    faibles ressources financières des Etats, contribuent à la croissance du PIB.
  </p>
  <div>
    <br>
    <hr size="1">
    <div id="ftn1">
      <p class="MsoFootnoteText">
        <a name="_ftn1" href="#_ftnref1"><span class="MsoFootnoteReference"><span><span class="MsoFootnoteReference"><span style=
        "font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Calibri&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">[1]</span></span></span></span></a> Communication donnée au grand séminaire de Lomé
      </p>
    </div>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Fri, 09 Mar 2012 01:08:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">f5dc835b51efb0d845e8e3085bb3fd71</guid>
                <category>Inspirations</category>        <comments>http://www.gerrytaama.net/article-role-des-forces-armees-dans-le-developpement-des-pays-africains-1-101200545-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Mon avis après lecture de la décision de la CJCEDEAO sur l'exclusion des députés pro-ANC]]></title>
        <link>http://www.gerrytaama.net/article-mon-avis-apres-lecture-de-la-decision-de-la-cjcedeao-sur-l-exclusion-des-deputes-pro-anc-86342872.html</link>        <description><![CDATA[<div>
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    </div>
    <p>
      Disposant plutôt d'une connexion à la togolaise (laborieuse) je n'ai jamais pu lire en totalité cette vidéo. Il a fallu attendre hier pour lire dans la presse, l'intégralité de la décision de
      la cour de justice de la CEDEAO.
    </p>
    <p>
      Depuis, j'ai un bien meilleur éclairage, et voici donc ce que je pense. <span class="title">En trois points, (comme d'habitude)</span>
    </p>
    <p>
      <span class="title">Primo: L'Etat togolais est réellement désavoué dans cette histoire. "</span><span class="commentBody"><span class="hitcitation">En conséquence, ordonne à l’Etat du Togo de
      réparer la violation des droits de l’Homme des requérants et de payer à chacun, le montant de trois millions de francs CFA</span>"</span> <span class="title">En l'espèce, et c'est ce que je
      disais depuis le début, ils n'ont jamais démissionné, puis que pour le faire, il fallait qu'ils remettent eux-meme leur démission, et que le sujet soit débattu en plénière. De même, ils
      auraient dû être écouté par la cour constitutionnelle avant la décision de celle-ci. Tout ceci est contenu dans la décision dont je vous joins le lien <a href=
      "http://liberte-togo.com/l/index.php?option=com_content&amp;view=article&amp;id=108:fin-du-long-feuilleton-dexclusion-des-9-deputes-anc-&amp;catid=1:politique&amp;Itemid=2">ici</a>.<br></span>
    </p>
    <p>
      <span class="title">Secondo: Ce désaveux ne signifie aucunement le retour des députés pro-ANC au parlement. C'est tout simple, les décisions de la cour constitutionnelle ne sont sucseptibles
      d'aucun recours. C'est l'article 106 de notre constitution qui le dit. Partant, par quelle contorsion pourait-on réintégrer les députés au parlement? On ne peut légitimement pas se lever et
      dire simplement "allez, les députés remplaçants sortez, et vous reprenez votre place". Il y a à mon sens trois façons de réparer le dommage et continuer à protéger nos institutions et notre
      arsenal juridique.En un: Une seconde réparation financière. On paie aux députés concernés les indemnités et autres primes couvrant la période de leur exlusion, plus une prime de réparation,
      distincte de celle imposée par la CJCEDEAO. En deux, on convertit cette réparation en accord politique: du genre, le RPT s'engage à accéder à une demande de l'ANC longtemps réfusée, ou lors
      d'une négociation, l'ANC peut utiliser ce joker pour emporter la décision. Pour ce faire, encore faudra-t-il qu'il y ait jamais des nécogiations entre ces deux partis. En trois: Organisation de
      partielles dans les circonscriptions électorales de ces députés, avec engagement pour le RPT de ne pas présenter de candidats. (C'est mieux que dissoudre le parlement). De toutes les façons,
      pour concerver la vitatlité de nos institutions, il faut trouver une solution négociée, qui répare la violation de droit, mais ne fragilise pas nos lois.</span>
    </p>
    <p>
      <span class="title">Tertio: Il faut faire amande honorable. M Bonfoh ne doit plus s'abriter derrière ses lunettes pour dire qu'il ne se reproche rien. Notre pays n'avancera pas de la sorte. Il
      faut que le président que l'Assemblée nationale reconnaisse publiquement qu'il a commis une erreur, et qu'il est bien disposé à la réparer dans la mesure du possible. Il faut que la cour
      constitutionnelle s'excuse auprès des députés exclus, pour le tort à eux causés. Il faut aussi que le gouvernement, au lieu de s'abriter derrière cette posture défensive, fasse preuve
      d'humilité, et montre sa disposition à trouver un arrangement. Si nous ne réussissons par à faire ce saut qualitatif, alors, ce serait comme je l'ai dit dans mon précédent billet, un immense
      gachis pour le Togo. Bon, ça ne me dérangerait pas si c'était le pays de quelqu'un, mais c'est mon pays aussi. Et ça la fout mal.<br></span>
    </p>
    <p>
      <span class="title"><br></span>
    </p>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Tue, 11 Oct 2011 11:17:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">f511d4b73440973bc98fd26d6fdb6b08</guid>
                <category>Inspirations</category>        <comments>http://www.gerrytaama.net/article-mon-avis-apres-lecture-de-la-decision-de-la-cjcedeao-sur-l-exclusion-des-deputes-pro-anc-86342872-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Ce que j’en pense finalement, du Kpatchagate]]></title>
        <link>http://www.gerrytaama.net/article-ce-que-j-en-pense-finalement-du-kpatchagate-84473931.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    Depuis le verdict hier, j’ai reçu quelques mails, un ou deux appels, me demandant ce que je pensais de ce procès. À une de ces personnes, j’ai dit d’aller lire mon précédent billet. Il l’a lu, et
    est revenu me demander ce que je pensais du verdict.
  </p>
  <p>
    En quittant mon bureau, je jette donc hâtivement ces quelques notes sur le blog, résultat de mes ruminations intellectuelles de la journée.
  </p>
  <p>
    Ce procès me conduit à tirer trois leçons&nbsp;:
  </p>
  <p>
    La première est que notre système judiciaire reste le talon d’Achille de notre démocratie en construction. Comme je le dis souvent, mes connaissances en droit se limitent à ce que j’ai appris à
    Saint-Cyr pour préparer ma maîtrise en droit international humanitaire. Je n’y ai pas fait de droit pénal, mais comment comprendre par exemple que deux ans durant, un collège de juges assez
    chevronné n’ait pas compris que la qualification de l’infraction qui autorisait la non-levée de l’immunité parlementaire n’est pas «tentative d'attentat contre la sûreté intérieure de
    l'Etat…&nbsp;», mais plutôt «&nbsp; complot formé pour préparer un attentat contre la sûreté intérieure de l'Etat …&nbsp;». Il a sans doute fallu que quelqu’un le souffle en plein procès, pour
    qu’on réalise cette volte-face irréaliste, pour requalifier l’infraction, au mépris de toute procédure. J’ai dit quoi&nbsp;? Procédure&nbsp;? À comprendre le président de la Cour suprême, il
    faudra faire du code de procédure pénale un autodafé géant et ne plus en parler. Car toutes les exceptions ont été balayées d’un revers de la main, même celle d’inconstitutionnalité qui aurait au
    moins valu qu’on sollicite l’arbitrage de la cour constitutionnelle.
  </p>
  <p>
    Du coup, on tombe sur la seconde leçon du procès&nbsp;: C’est la disparition de l’éthique républicaine dans notre pays, remplacé par un cynisme ostentatoire. Déjà, avec l’exclusion des députés
    ANC du parlement, j’avais déploré cette inversion de nos valeurs. Le jugement en premier et dernier recours procède de ce cynisme. Il était possible de juger cette affaire aux assises, sur la
    base du complot (vu qu’on avait même des aveux, surtout au sujet de la clé USB). Après les assises, les avocats auraient pu faire appel, et l’affaire aurait été rejugée. Si la condamnation était
    maintenue, passer en cassation. Ceci n'aurait peut-être pas changé le verdict, mais ceci aurait sans conteste ôté cette impression tenace, au-delà du doute raisonnable, qu'on a eu durant tout le
    procès, que le jeu était fait depuis longtemps. La justice des hommes est certes imparfaite, mais tous les pays modernes se sont dotés de cette procédure pour s’assurer toute personne à droit à
    un procès équitable. La règle en matière judiciaire n’est-elle pas la liberté, et la privation de liberté, l’exception&nbsp;? Je ne comprends pas. Alors qu’on avait la latitude de faire les
    choses dans les règles de l’art et aboutir aux mêmes résultats ( il faut dire que je ne sais pas si les accusés sont coupables ou non, je n’en sais rien, et n’en saurais sans doute rien, pour mon
    plus grand bien). Je ne sais pas vous, mais le plus dur à encaisser pour moi reste ce procès en premier et dernier recours. Je ne sais pas si les textes autorisent le juge instructeur à choisir
    ainsi arbitrairement devant quelle juridiction où faire juger des inculpés ou pas, mais moralement, cela ne respecte pas les valeurs de nos sociétés modernes bâties sur les droits de l’homme et
    le respect de la personne humaine. <span>&nbsp;</span>J’ai même la chair de poule rien qu’en y pensant. On vous ôte tout droit à l’espoir.
  </p>
  <p>
    Et c’est là la troisième leçon de ce procès, c’est qu’il soulève plus de problèmes qu’il n’en résoud. D’abord parce que par une programmation du plus mauvais des goûts, quelqu’un a pensé à
    organiser le procès pendant les auditions de la CVJR. Si on voulait capoter ces audiences, on ne pouvait pas mieux faire. D’ailleurs, le principal accusé dans cette affaire a eu un éclair de
    génie, en demandant publiquement au peuple togolais, et à sa famille de le pardonner. C’est un coup de communication qui va laisser des traces profondes dans l’imaginaire collectif, car en
    Afrique, la magnanimité reste une des valeurs fondatrices de la communauté. Dans des sociétés traditionnelles (kabyè et <span>&nbsp;</span>losso, que je connais) il n’y avait pas de prison, pour
    la simple raison que lorsqu’un différend surgissait entre deux personnes, les sages intervenaient pour demander à l’offenseur de demander pardon à l’offensé. Puis la réconciliation s’achevait par
    des libations et des sacrifices aux mânes des ancêtres, qui ont été perturbés par l’apparition de l’inimitié, et qui ont intercédé pour le maintien de la cohésion du groupe. Le président Eyadema
    usait d’ailleurs de cette arme de mansuétude comme d’un puissant levier politique, ce qui lui a permis de retourner souvent ses plus farouches adversaires. Je l’avais dit dans mon précédent
    billet, ce procès pourrait aboutir à un traité de Versailles, ou celui de Westphalie. Il m’est avis qu’on s’achemine vers celui de Versailles. En 1919, à la sortie de la Grande Guerre, les
    vainqueurs, avec la France en tête, imposèrent à l’Allemagne un diktat draconien. Les Allemands, au lieu de comprendre qu’ils avaient été à l’origine des maux de l’Europe et faire acte de
    contrition, ne supportèrent pas l’arrogance du vainqueur et prirent fait et cause pour un caporal bohémien. La suite, on la connait. J’ai peur pour mon pays.
  </p>
  <p>
    Nous ne sortirons de cette situation que de deux façons. Soit par une solution politique, ou corporatiste. La solution politique consistera à avoir une réelle volonté de réformer notre justice,
    en poussant les juges à dire le droit comme ils savent bien le faire. Cette solution peut venir de l'exécutif, ou du législatif, qui contrôle aussi l'action de la justice. La seconde viendrait
    d’une révolution du pouvoir judiciaire. Les médecins et les étudiants l’ont déjà démontré, s’ils se décident à parler d’une seule voix, on sera obligé de les écouter et de les fiche en paix. Un
    seul juge qui se révolte peut être muté, retardé, voir reformé, mais si tout l’appareil judiciaire crie indépendance, elle l'aura. Jacques Chirac aurait dit que l’Afrique n’était pas mure pour la
    démocratie, l’apathie de certaines institutions clés du jeu démocratiques tend à lui donner raison.
  </p>
  <p>
    Mais ne nous trompons pas. Dans cette affaire, une grâce présidentielle ne résoudrait pas le problème. Le verdict a semble-t-ilf fait exploser l’hostilité qui couvait depuis longtemps. Le
    déballage va laisser des traces, difficiles à effacer. Et comme ce vieux Sénèque le disait, à juste titre d’ailleurs. «&nbsp; C’est quand il n’y a plus d’espoir, qu’on ne désespère plus de
    rien&nbsp;». J'ai peur pour ce pays.
  </p>
  <p>
    Je conserve cependant une seule certitude, avant de fermer ce billet. Plaise à Dieu tout puissant d’épargner ma famille, une telle souffrance, où le frère condamne le frère, où la sœur colporte
    contre la mère, où le cousin en veut à mort à sa nièce.. Puisse le Seigneur m’épargner cette épreuve. Amen.
  </p>]]></description>
        <pubDate>Sat, 17 Sep 2011 00:43:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">c6f51a09d7fac53610c2a8a93893e276</guid>
                <category>Inspirations</category>        <comments>http://www.gerrytaama.net/article-ce-que-j-en-pense-finalement-du-kpatchagate-84473931-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Sainte Valentine]]></title>
        <link>http://www.gerrytaama.net/article-sainte-valentine-67251052.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    L'amour a ceci de formidable
  </p>
  <p>
    Qu'il est le bien le plus abordable
  </p>
  <p>
    Il se niche dans ton sourire tiède au réveil
  </p>
  <p>
    Et dans l'amble de ta silhouette au soleil
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    L'amour dans ma ville se ramasse à la pelle
  </p>
  <p>
    Car ici les femmes sont toutes très belles
  </p>
  <p>
    A vous, filles de Lomé douces et coquines
  </p>
  <p>
    Aujourd'hui, vous êtes toutes mes Valentines
  </p>]]></description>
        <pubDate>Tue, 15 Feb 2011 13:43:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">311e3d3b299ce5cbe8b0dae8acc87713</guid>
                <category>Inspirations</category>        <comments>http://www.gerrytaama.net/article-sainte-valentine-67251052-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Le piège risque de se refermer sur...l'ONU, en RCI.]]></title>
        <link>http://www.gerrytaama.net/article-le-piege-risque-de-se-refermer-sur-l-onu-en-rci-63368522.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <img src="http://koaci.com/photo_art/mini1/1292677909.jpg" class="noAlign" alt="http://koaci.com/photo_art/mini1/1292677909.jpg" height="219" width="300">
  </p>
  <p>
    Les images ont été diffusées ce week-end par TF1, et ont aussitôt été brandit par Gbagbo pour demander le départ de l'ONUCI de la Côte d'Ivoire. Dans la bataille de l'information que se livre
    actuellement Gbagba et le reste de la communauté internationale, c'est plutôt Gbagbo qui marque des points...en RCI, et aidé en cela, et c'est là que la chose devient cocasse, par les chaines de
    télévision internationales. Celles-là qui sont justement accusées d'inciter à la haine (et interdites de diffusion en RCI) . Déja, le documentaire sur France 2 traitant de la FranceAfrique a été
    longuement diffusée sur la RTI. Mais voici que s'ajoutent ces images&nbsp; (extraites d'une vidéo), montrant des combattants cagoulés (difficile d'imaginer que ce soit des militaires de l'ONUCI)
    mais avec des brassards bleu ciel de l'ONUCI, faisant le coup de feu.
  </p>
  <p>
    Ces images vont rendre très difficile le travail des troupes onusiennes sur le terrain (elle vont être obligées de se terrer, ou de sortir seulement avec des moyens renforcés, voire des blindés),
    Mais le gros risque reste la collusion forcée que cette cette escalade va mettre entre les forces nouvelles et les troupes onusiennes. En 10 ans de présences sur le terrain, l'ONU a toujours fait
    l'effort de conserver une certaine impartialité. J'ai été casque bleu, c'était parfois difficile, mais pas impossible. Disons même que comme l'Onuci avait son siège à Abidjan, le rebelles nous
    suspectaient souvent d'être du coté des loyalistes, les loyaliste nous suspectant du contraire car dans leur esprit, nous devrions nous déployer pour les aider à combattre les rebelles. Mais
    sommes toutes, l'équilibre a toujours été respecté.
  </p>
  <p>
    Plus maintenant. Les rebelles que j'ai rencontré sur le terrain ont souvent une valeur combative supérieure à celle des casques bleus, soumis à la règle de légitime défense, et souvent peu
    enclins à allez faire le coup de feu pour une cause qui n'est pas leur. Mais la communauté d'intéret, (ONUCI et FN par leur soutien à Ouatara) va inéluctablement jeter l'ONU dans une situation
    fort embarrassante, quand les rebelles vont deterrer leur caches d'armes (qui a cru qu'ils ont tout rendu) et passer à l'action, en utilisant parfois, comme c'est le cas ici, les attibuts de
    l'ONUCI. Qui irait bien les en empêcher, eux qui sont cernés à l'hôtel du Golfe, seuls contre tous? Qui se dresserait devant eux si, dans une opération commando d'une parfaire audace comme eux
    seuls savent l'entreprendre, ils s'emparaient de quelques engins de l'ONU pour aller faire le coup de feu en ville et réjoindre leur camarades au nord.
  </p>
  <p>
    Pire, qui se dressera sur le chemin à présent, s'ils se renforcent et attaquent Tiébissou, verrou qui ouvre la voie sur Yamoussoukro, et Abidjan. Pas les Français en tout cas, habitués par le
    passé à le faire, mais sommés de partir eux aussi, et malgré tout à la sécurité des 15000 compatriotes présents majoritairement à Abidjan. Certainement pas l'Onuci, qui n'en a pas les moyens, ni
    la motivation, encore moins les motifs.
  </p>
  <p>
    De la à retrouver les Nations Unies épaulant une rebellion dans un pays en guerre, le pas est vite franchi, d'où le piège.
  </p>
  <p>
    La seule solution réside dans une sortie de crise rapide, faisant l'économie d'une reprise de la guerre civile. Par consequent, amener Gbagbo a quitter le pouvoir. L'ennui, c'est qu'il le sait,
    Gbagbo, que le temps est de son coté. Et ce temps est un piège pour l'ONU.
  </p>]]></description>
        <pubDate>Mon, 20 Dec 2010 01:22:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">a1cc63aba0d74d323498181cae6b4870</guid>
                <category>Inspirations</category>        <comments>http://www.gerrytaama.net/article-le-piege-risque-de-se-refermer-sur-l-onu-en-rci-63368522-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Personne ne l’attendait là]]></title>
        <link>http://www.gerrytaama.net/article-personne-ne-l-attendait-la-57348421.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <img src="http://www.fabre-togo.com/images/JP-Fabre%20represion%20du%2001Sept20101-1.JPG" class="noAlign" alt="http://www.fabre-togo.com/images/JP-Fabre%20represion%20du%2001Sept20101-1.JPG"
    height="326" width="567">
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Le bloggeur David Kpelly l’a déjà dit&nbsp;: il y a quelques mois, tous le monde tablait sur un essoufflement des marcheurs de la plage. La raison en était bien simple&nbsp;:<span>&nbsp;</span>
    Au fil des marches, le public devrait finir par se rendre à l’évidence de l’inanité des manifestations, tant la reconnaissance internationale de la régularité – à l’échelle du continent- du
    scrutin ne faisait aucun doute. ET bien non. Six mois plus tard, Fabre est encore là. On peut reprocher beaucoup de choses à cet homme là, et du diable s’il en a, des défauts, mais on ne peut lui
    renier son opiniâtreté. Cela force le respect, qu’on le veuille ou non.
  </p>
  <p>
    Et pourtant, l’horizon n’est pas le plus clément pour lui. Certes, grâce au règlement intérieur de l’assemblée nationale, il va rester le leader du groupe parlementaire UFC au parlement – au
    grand dam de Gil, je suppose – mais s’il persiste dans son obstination à s’autoproclamer Président Elu, je pense que les portes de la communauté internationale vont continuer à lui être fermées
    pour longtemps. ET c’est tout le tendon d’Achille de notre Jean-PI. Comment être crédible, si personne ne vous prend au sérieux. Or, le soutien international est important, dixit l’Afrique du Sud
    avec Mandela, dix le Zimbabwé avec Kibaki, dixit le Kenya, j’en passe et des meilleurs.
  </p>
  <p>
    D’où les dérives malheureuses qui assombrissent l’obligation et le désir de vivre ensemble des Togolais. Des actes d’un autre temps, qu’on croyait révolus, font désormais leur apparition. Les
    entraves aux libertés fondamentales, qui sont supposées s’appuyer sur le devoir de maintien de la paix civile et de l’ordre public. Tout s’accélère, tout s’enchevêtre. Les communiqués
    contradictoires foisonnent&nbsp;: Un élu du peuple aurait été molesté. Il n’en serait rien disent les autres. Y a-t-il une plainte de posée&nbsp;? Une enquête a-t-elle été ouverte&nbsp;? Tout se
    chevauche, tout s’entremêle. Le pays s’est arrêté. Son souffle, si ténu déjà, tient désormais à un fil.
  </p>
  <p>
    Il nous reste une chose, pourtant simple à réaliser. Le sursaut patriotique. Le souci de la nation. Mais qui fera le premier pas. Ne me le demandez pas. Je ne le sais.
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 11pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Calibri&quot;,&quot;sans-serif&quot;;"><br style="page-break-before: always;"></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p></p>

  
  
  
  ]]></description>
        <pubDate>Sun, 19 Sep 2010 19:04:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">6c9b058c3a0af19a9d64355fc1066c7f</guid>
                <category>Inspirations</category>        <comments>http://www.gerrytaama.net/article-personne-ne-l-attendait-la-57348421-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Facebook change nos habitudes]]></title>
        <link>http://www.gerrytaama.net/article-facebook-change-nos-habitudes-55087162.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    J'ai été surpris, parce que j'ai passé une semaine a peu près sans laisser un signe de vie sur facebook, que des amis, qui poutant ont mon numeros de téléphone, laissent sur mon mur des message
    demandant ce que je deviens. Voila où on en est réduit avec facebook et tous les réseaux sociaux. Les relations humaines, cheleureuses, vons le céder petit à petit au virtuel.
  </p>
  <p>
    Moi même j'ai plein de 2500 amis sur ce réseau. Je ne suis pas certains de pouvoir en connaitre 200, dans le lot. Mais alors que de plaisir à rencontrer des personnes avec qui on a déja échangé
    par clavier, et les retrouver en chair et en os.
  </p>
  <p>
    Allez, il est 4h du matin. Je vais au lit.&nbsp;
  </p>
  <p>
    Et au diable facebook.
  </p>]]></description>
        <pubDate>Sun, 08 Aug 2010 06:10:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">4456364813cf3565a94c90b63f96d4b4</guid>
                <category>Inspirations</category>        <comments>http://www.gerrytaama.net/article-facebook-change-nos-habitudes-55087162-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Et pourtant, lui seul peut encore nous tirer de là.]]></title>
        <link>http://www.gerrytaama.net/article-et-pourtant-lui-seul-peut-encore-nous-tirer-de-la-53385968.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <img alt="http://www.adjete.com/photo/1928463-2649047.jpg" class="noAlign" src="http://www.adjete.com/photo/1928463-2649047.jpg" height="300" width="324">
  </p>
  <p>
    Il peut faire faire baisser la grogne sociale. En s'adressant à la population, directement. En nous disant ce qu'il fait pour nous assister, en nous exprimant sa compassion.
  </p>
  <p>
    Il peut, parce que le niveau de vie est réellement faible, faire l'économie d'une hausse de carburant, mais faire supprimer une ou deux des multiples taxes sur les produits pétroliers, en
    attendant une juste application des prix. Parce que nous sommes sinistrés, et que la vie est devenue difficile, il peut, par amour, faire ce choix.
  </p>
  <p>
    Il peut nous redonner confiance, en prêchant le goût du travail et de la responsabilité. En faisant chatier tous ces criminels économiques, qui dévalisent les entreprises nationales (SOTOCO, OTP,
    FER, ...) En traquant les fonds déposés par ces messieurs dans les banques étrangères, comme l'a si bien fait le Mali et le Nigéria, en luttant ouvertement contre la corruption, de réelles
    valeurs (travail, gout du risque...) s'implémenteront chez les jeunes.
  </p>
  <p>
    Il peut nous réconcilier, en faisant donner suite aux plaintes posées par les associations de défenses de droit de l'homme suite aux violences ayant suivi les élections de 2005, et autres actes
    étant restés impunis. Les coupables sont dans tous les camps. Juger, et pardonner, lui seul peut lancer l'initiative.
  </p>
  <p>
    Il peut nous instaurer l'Etat de droit. Nos juges aujourd'hui, se sentent encore obligés d'aller aux ordres. Lui seul peut rapeler à nos magistrats leur serment d'indépendance, en insistant sur
    la nécéssité de la séparation du pouvoir. Lui seul peut rappeler aux juges qu'aucun détenu ne saurait rester dans une prison sans un procès. Notre rayonnement international est à ce prix.
  </p>
  <p>
    Lui seul peut ramener les investisseurs étrangers. En, comme il a été dit plus haut, en rappelant la justice à l'ordre, et en construisant des infrastructures. Si lui il pousse un coup de colère
    sur le prix et l'offre internet pratiqué par togotélécom, ça changera, et les touristes, et les sociétés étrangères, auront plaisir à venir au Togo. S'il tape sur la table sur la négligence qui
    entoure les travaux publiques, en faisant tomber quelque têtes, demain, nous en aurons, des routes. Et les entrepreneurs, viendront.
  </p>
  <p>
    Lui seul peut faire de la décentralisation une réalité. La décentralisation ramènera et la prospérité, et la démocratie dans le pays, car les gens apprendront à récolter directement le produit de
    leur cotisation (contribuable). La décentralisation instaurera l'apprentissage de la démocratie à la base, autant au conseil municipal qu'à celui général ou régional.
  </p>
  <p>
    Lui seul peut rappelé des parlementaire au travail. Que nos députés représentent le citoyen, qu'il interroge le gouvernement sur son action. Lui, en intervenant au parlement, peur rétablir cet
    équilibre. Les Togolais sont un peuple intelligent, il suffit de lancer la locomotive.
  </p>
  <p>
    Lui seul peut faire communier les Togolais du monde entier, en restituant le vote des togolais de l'étranger. La diaspora contribue à hauteur de 10% au PIB du pays, en donnant à cette diaspora le
    plein usage de sa citoyenneté, nous pourrons nous appuyer à hauteur de 25% sur leur participation.
  </p>
  <p>
    Et pour finir, parce que je tombe de sommeil, lui seul peut dénouer le contentieux politique. Parce que l'APG n'a pas besoin de plusieurs acteurs pour être appliqué, parce que c'est un accord
    basé sur le bon sens, lui seul peut, sans attendre d'autres partenaires mais en écoutant son patriotisme, son pragmatisme, et son sens d'homme d'Etat, faire limiter les mandats, changer le mode
    de scrutin, lancer le recensement général, réalisé le découpage électoral, modifier le code électoral, et nous faire bénéficier enfin, de scrutins à la ghanéenne.
  </p>
  <p>
    Lui seul, en ce moment, peut encore sortir le Togo de l'abime dans lequel il s'enfonce.
  </p>
  <p>
    Et lui, c'est, qui? le Président de la République? Non, tu as tout faux. Dieu! mon frère. Seul Dieu peut nous tirer de là, pardi! Sans blague, qu'est-ce que tu vas imaginer, toi?
  </p>]]></description>
        <pubDate>Sun, 04 Jul 2010 00:33:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">8e31a98ac350a396a26dd08860ae9cb9</guid>
                <category>Inspirations</category>        <comments>http://www.gerrytaama.net/article-et-pourtant-lui-seul-peut-encore-nous-tirer-de-la-53385968-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Parfois, il ne suffit pas]]></title>
        <link>http://www.gerrytaama.net/article-parfois-il-ne-suffit-pas-50405387.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    Parfois, il ne suffit pas
  </p>
  <p style="margin-bottom: .0001pt;">
    Il ne suffit pas d’être sincère
  </p>
  <p style="margin-bottom: .0001pt;">
    De sceller l’engagement face aux hommes
  </p>
  <p style="margin-bottom: .0001pt;">
    De porter Bacchus en sainte horreur
  </p>
  <p style="margin-bottom: .0001pt;">
    Et afficher son pacte tel un joyau céleste
  </p>
  <p style="margin-bottom: .0001pt;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: .0001pt;">
    Il ne suffit pas d’être une lumière
  </p>
  <p style="margin-bottom: .0001pt;">
    De trouver aux mots la justesse essentielle
  </p>
  <p style="margin-bottom: .0001pt;">
    L’acuité de l’esprit au dessus des apparences
  </p>
  <p style="margin-bottom: .0001pt;">
    Et cette douce conviction qu’aucun heurt n’est éternel
  </p>
  <p style="margin-bottom: .0001pt;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: .0001pt;">
    Il ne suffit pas d’être industrieux
  </p>
  <p style="margin-bottom: .0001pt;">
    Les manches retroussées, la sueur comme un collier
  </p>
  <p style="margin-bottom: .0001pt;">
    Nuits sans fins, écran blanc contre paupières lourdes
  </p>
  <p style="margin-bottom: .0001pt;">
    Et que vienne le temps des moissons, gavés de nos sacrifices
  </p>
  <p style="margin-bottom: .0001pt;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: .0001pt;">
    Il ne suffit pas d’être joyeux
  </p>
  <p style="margin-bottom: .0001pt;">
    La bonne humeur tel le gui des traditions
  </p>
  <p style="margin-bottom: .0001pt;">
    Les dents exposées comme un tableau de musée
  </p>
  <p style="margin-bottom: .0001pt;">
    Que vaut un éclat de rire dans un cimetière&nbsp;?
  </p>
  <p style="margin-bottom: .0001pt;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: .0001pt;">
    Il ne suffit pas d’aimer
  </p>
  <p style="margin-bottom: .0001pt;">
    Ah&nbsp;! le miel de nos corps emmêlés
  </p>
  <p style="margin-bottom: .0001pt;">
    Cette nouvelle naissance à chaque regard
  </p>
  <p style="margin-bottom: .0001pt;">
    Le cœur frissonnant d’un délicieux élan
  </p>
  <p style="margin-bottom: .0001pt;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: .0001pt;">
    Non, il ne suffit pas
  </p>
  <p style="margin-bottom: .0001pt;">
    Parfois, il ne suffit pas
  </p>
  <p style="margin-bottom: .0001pt;">
    De vouloir être heureux
  </p>
  <p style="margin-bottom: .0001pt;">
    Pour être béni des dieux
  </p>]]></description>
        <pubDate>Fri, 14 May 2010 12:28:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">947b572dd974198e81aee4460dcf0643</guid>
                <category>Inspirations</category>        <comments>http://www.gerrytaama.net/article-parfois-il-ne-suffit-pas-50405387-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Le piège se referme, mais pas sur ceux qu'on croyait.]]></title>
        <link>http://www.gerrytaama.net/article-le-piege-se-referme-mais-pas-sur-ceux-qu-on-croyait-47997351.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    J'ai les yeux tout petits à force de travailler devant l'ordinateur. Il faut que je souffle. Et puis, c'est Pâques, tout de même.
  </p>
  <p>
    Tiens, jetons un coup d'oeil sur les journaux en ligne togolais. La marche de contestation d'hier aurait draîné une grande foule. C'est affaire là commence à devenir sérieuse. L'interdiction du
    toute manifestation à caractère de contestation du ministre de la sécurité a donc sauté. A la bonne heure.
  </p>
  <p>
    C'est cependant une menace, plus grande encore contre le régime actuelle, qui se profile à l'horizon: c'est la montée en puissance d'une contestation qui, au lendemain des élections, n'emballait
    pas vraiment grand monde. Les Loméens risquent de trouver dans ces balades de samedi matin, un exutoire à un quotidien bien morose. Et à cette allure, les marches vont se gonfler de tous les
    frustrés, tous les mécontents, tous les insatisfaits qui, galvanisés par la relative retenue de la FOSEP, - les excuses et les regrèts du commandant de la FOSEP sont une victoire pour la
    démocratie, mais surtout pour les contestataires - vont se livrer à coeur joies à ces communions polulaires. Et il faudra aussi compter sur les badauds, les manifestant pour n'importe quelle
    cause, les curieux....
  </p>
  <p>
    Vu comme c'est parti, ce mouvement risque de se transformer en, non plus une contestation des élections, mais un rejet du système par une partie de la population qui va de plus en plus oser la
    rue, si elle a la certitude de revenir en entier à la maison.
  </p>
  <p>
    Et tout ceci pourquoi, et c'est là le piège, parce que les manifestations ont été réduites aux week-end, et au samedi, dans ce cas de figure. Je l'ai souvent relevé dans mes billets.
    L'interdition de manifestation en semaine est anti-constitutionnelle, peu pragmatique (les gens manifestent justement pour attirer l'attention sur une cause, et c'est pourquoi il faut que ce soit
    en semaine) et il faut dire (c'est mon avis à moi) pas très patriotique (ceci renvoie du pays une image d'Etat policier que nous avons normalement dépassé). Mais en donnant aux partis de
    l'opposition la possibilité de ne manifester que le week-end, on leur a fourni une arme de résistance exceptionnelle. S'il ne faut faire sortir les gens que chaque samedi, ça peut durer une
    éternité, une telle activité devenant&nbsp; une bonne distraction de week-end dans une ville où il n'y a justement rien pour s'amuser. Et ça peut durer une année, surtout avec les têtus qui sont
    en pointe de la contestation. Si l'opposition avait à manifester tous les jours, il est évident que le mouvement se serait essouflé assez rapidement, l'appel du ventre et les obligations
    professionnelles finissant par l'emporter sur l'engagement politique.
  </p>
  <p>
    Voila comment le piège risque de se refermer, mais pas sur ceux qu'on croyait.
  </p>]]></description>
        <pubDate>Sun, 04 Apr 2010 17:09:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">4d8b629d57237e2686e7057be8de6f68</guid>
                <category>Inspirations</category>        <comments>http://www.gerrytaama.net/article-le-piege-se-referme-mais-pas-sur-ceux-qu-on-croyait-47997351-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
  
 </channel>

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